
Quand cesse-t-on de vivre ?
Les récentes découvertes technologiques liées à la transplantation d'organes humains et au maintien en vie de manière artificielle d'un être humain, ainsi que la controverse relative à l'euthanasie, ont suscité un débat passionné cherchant à résoudre la question de savoir à quel moment exact un être humain est mort. Si l'on veut être certain de ne pas tuer un être humain au moment de prélever ses organes, il est capital de commencer par définir la nature de la mort humaine puis d'élaborer des tests permettant de certifier le décès. Une telle définition implique une compréhension de la personne humaine et constitue le point de départ de la discussion éthique sur la fin de vie et des débats autour d'une politique publique des soins. Le présent ouvrage se propose d'analyser, dans un premier temps, les arguments de ceux qui réduisent la mort soit à sa seule dimension biologique, sans aucune référence à la dimension dite « personnelle », soit à cette dimension dite « personnelle », sans aucune référence au corps humain. L'auteur analyse également le déplacement de la définition de la mort humaine sur le plan éthique: la véritable interrogation consisterait alors à se demander si la vie d'un être humain plongé dans un état dit végétatif permanent vaut la peine d'être vécue. Il discute aussi la position qui soutient au nom d'une éthique séculière la diversité des définitions de la mort. L'ouvrage examine de manière critique ces différentes définitions de la mort en lien avec la définition de la personne à laquelle est attribuée une dignité intrinsèque et montre la faiblesse de la position dualiste qui distingue entre la mort humaine et la « mort de la personne ».
| EAN | 9782350180915 |
|---|---|
| Auteur | Schumacher Bernard N. |
| Editeur | CECILE DEFAUT |
| Largeur | 114 |
| Date de parution | 20110105 |
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