
Maman
Entre maman et son petit Marcel se consommait l'insignifiance légère du langage. Par sa lecture, la mère devenait la loi intérieure, dépliant les mots comme des étoffes, chantant les noms si beaux et nus des personnages de roman, ouvrant des phrases pareilles à des chambres. Puis, un jour, elle mourut.Il écrivit. Pour elle : si quelqu'un était bien son genre, et valait la peine de lui dédier sa vie entière comme à son plus grand amour, c'était bien maman. Contre elle : s'il n'avait pu, à force de travail, de haine et de désir, s'en détacher, Marcel ne serait jamais devenu Proust. Il serait resté le " petit loup " qui montre ses petits papiers à sa petite maman, pour lui dire : " Reviens. " La Recherche est une longue lettre adressée par Marcel à maman pour lui dire que, finalement, elle n'était pas son genre. M.S.
| Nombre de pages | 316 |
|---|---|
| Date de parution | 01/12/2005 |
| Poids | 170g |
| Largeur | 108mm |
| EAN | 9782070319466 |
|---|---|
| Titre | Maman |
| Auteur | Schneider Michel |
| Editeur | FOLIO |
| Largeur | 108 |
| Poids | 170 |
| Date de parution | 20051201 |
| Nombre de pages | 316,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Un rêve de pierre. Le Radeau de la Méduse, Géricault
Schneider MichelQu'est-ce qu'un tableau ? Un sujet, représenté par un peintre sur un canevas de toile. Mais parfois, le destin noue autrement les choses. Le tableau défait le peintre, la toile et les couleurs ravagent le sujet. Est-ce un hasard si le peintre du Radeau de la Méduse mourut, à trente-trois ans, de la même mort que ses naufragés ? Si son tableau manqua d'être dépecé et s'enfonce lentement dans la décomposition, rongé par les bitumes qui servirent à en noircir les fonds ? De même que le cadavre est ce qui demeure d'un être, la peinture - des matières posées sur un morceau de tissu apprêté - présente les restes d'une chose enfouie dans l'épaisseur du temps.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,25 € -

Voleurs de mots. Essai sur le plagiat, la psychanalyse et la pensée
Schneider MichelRésumé : Étrange passion que celle de Freud et de ses disciples aspirant au " communisme des idées " et finissant par s'entre-déchirer pour des histoires de propriété de mots et de transmission de pensées. Surpris de rencontrer dans la psychanalyse comme chez les écrivains ces mêmes jeux avec les mots de l'autre - plagiat, palimpseste, pastiche - et ce même rêve nostalgique des greffiers du déjà dit - " copier comme autrefois " -, Michel Schneider dévoile ce qui pourtant devrait être l'évidence : le propre des mots est d'être impropres ; leur destin, d'être volés. Ou de vous voler : ne vous dérobent-ils pas à vous-même, déposant en vous des pensées insues, des réminiscences involontaires ? Vous parlez, pensez, écrivez, vous créez ; mais ces mots que vous utilisez, à qui les avez-vous volés ? Comment dès lors situer dans une relation à deux - le transfert analytique, la passion amoureuse, l'influence intellectuelle - la propriété des mots et des pensées ? Comment discerner dans le propre de celui qui écrit, dans son identité de papier, la possession démoniaque et l'appropriation créatrice ? Commençant par "peut-on être original ?", on en vient à " de qui tenir son être, son style ? ".Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER9,65 € -

L'auteur, l'autre. Proust et son double
Schneider MichelRésumé : En mars 1921, quand les plaisirs et les jours viennent à manquer et qu'il est entré dans la phase finale de la recherche du temps retrouvé, Proust écrit une étrange lettre à un jeune homme, Thiébault Sisson. A lui, un inconnu qu'il aimerait connaître, comme à ses amis, ses proches, ses amants, il ne cesse de se dire mourant. Ça finira par arriver, un an et demi plus tard. Dans cette lettre, il inclut un article d'une dizaine de pages, assez plat mais extrêmement louangeur de La recherche . Croyant sans doute qu'on n'est jamais mieux critiqué que par soi-même, il souhaite le faire publier anonyme ou pseudonyme sous l'intitulé : L'esthétique de Marcel Proust. Proust par Proust, donc, mais sans son nom. L'auteur et l'homme qui vit et meurt sont deux. L'auteur, c'est toujours l'autre, écrivait-il dans le Contre Sainte-Beuve . C'est ce texte qui sert de noyau, avec d'autres lettres inédites, à une sorte de roman essai ou de nouvelle par lettres. Une histoire de pseudonymie, de dédoublements, de feintes, d'immortalité, de nom d'auteur, de critique littéraire. Un étrange ballet d'ombres que ce théâtre où l'on voudrait bien ne pas être celui qu'on est et vivre sur le papier ce qu'on ne vivra jamais, qui s'appelle un roman. Quel est le statut de ce texte de Proust ? Une autocritique ? La recherche contient une critique et une analyse de l'oeuvre autrement plus juste et profonde. Un autoportrait masqué ? Une épitaphe ? Qui vit ? Qui meurt ? Qui écrit ? L'autre, le jeune homme, mourra aussi. La lettre ne sera jamais publiée. Comme dans toutes les histoires de double, l'un est l'autre. Sur quoi mon livre est-il écrit ce que ce que c'est qu'être auteur, auto citation, auto plagiat, autocritique mots volés, prêtés, jamais rendus ; sur les rencontres amoureuses ; sur la vie parmi les autres ou parmi les livres ; sur ce dilemme : vivre sa vie ou l'écrire. L'écriture est-elle vraiment " la vraie vie " comme l'écrit Proust dans Le temps retrouvé ? Sur qui ce " Proust par lui autre ", si j'ose dire, est-il écrit ? Marcel et Proust, Proust et Proust ou bien Proust et moi. Je ne sais. (Michel Schneider)Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER21,00 € -

Blessures de mémoire
Schneider MichelRésumé : L'inconscient parle de l'infantile et du sexuel. L'inconscient de la psychanalyse - de sa pratique, de sa théorie, de son institution - en parle aussi. Mais les analystes, le plus souvent, n'en veulent rien savoir : comme les hystériques, ils souffrent de réminiscences. Leur origine paraît s'être perdue en chemin, tout en se transmettant de bouche à oreille. Il faut donc leur retourner la question de l'enfance et leur demander :"D'où viennent les psychanalystes ?"A cette question est donnée ici une première réponse : les psychanalystes viennent de la bouche de Freud. C'est une réponse partielle, comme la pulsion, et partiale, comme le parti pris. Elle parle, elle saigne, elle vomit, elle se tait, elle pense, elle mord, elle écoute, elle mange et tue, rassemble et maudit, la bouche de Freud. Bouche de transfert, qui chante bien des musiques : névrose, psychose, nécrose, narcose. Il ne s'agit pas ici d'un travail d'historien qui viserait à restituer la psychanalyse in statu nascendi. L'auteur a préféré, fidèle en cela à la méthode analytique, reconstruire, associer, lier entre elles les histoires qui furent tramées entre Freud et les siens. Ainsi se découvrent des "blessures de mémoire", au sens d'une mémoire blessée, mais aussi de blessures où la mémoire prend source.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER16,00 €
Du même éditeur
-

Les Fourberies de Scapin
MolièreVous voulez vous venger de l'avarice de votre maître ? Faites-lui croire qu'une troupe imaginaire de spadassins est à sa poursuite et que vous avez trouvé un moyen de le sauver. Prenez un sac. Mettez l'homme dans ce sac et prenez soin de bien le fermer. Promenez-le un peu sur votre dos à travers la ville. Profitez-en pour le rouer de temps à autre de coups de bâton. Mais prenez garde que votre victime ne découvre la supercherie...EN STOCKCOMMANDER2,00 €
De la même catégorie
-

La tresse
Colombani LaetitiaTrois destinées. Trois cultures. Trois combats. Trois femmes qui se battent avec volonté, courage et fierté pour acquérir leur place dans la société malgré les discréminations et les traditions. Un premier roman fort sur trois destins liés comme les trois brins d'une tresse...EN STOCKCOMMANDER10,15 €





