La Grande-Bretagne et l'Europe. Le grand malentendu
Schnapper Pauline
SCIENCES PO
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EAN :9782724608076
Pourquoi considère-t-on la Grande-Bretagne comme le "mauvais élève" de la classe européenne, toujours réticent, toujours critique, qui, depuis les années 1950 jusqu'à aujourd'hui, a refusé de s'engager dans les projets d'intégration de l'Union européenne ? L'arrivée de Tony Blair au pouvoir va-t-elle changer cet état de fait ? Pour répondre à ces questions, il faut revenir aux sources d'un double malentendu entre Britanniques et continentaux : ceux-ci refusent souvent de voir la logique à l'oeuvre dans l'attitude britannique (même si celle-ci ne se laisse pas toujours clairement distinguer) et négligent un certain nombre de facteurs spécifiques à ce pays. Les Britanniques, de leur côté, ont sous-estimé et mal compris la portée du processus d'intégration européenne entamé dans les années 1950. Pour comprendre comment on a abouti à ces malentendus réciproques, il est indispensable de mettre l'accent sur des facteurs proprement britanniques, qui sont à l'origine d'une scène politique interne particulière : le poids de l'histoire et peut-être de la géographie ne doit pas être négligé. Il faut revenir aussi sur les mythes fondateurs qui ont forgé la nation anglaise et le nationalisme britannique, qui se sont définis en opposition par rapport au continent pendant des siècles, abrités derrière un fort sentiment de supériorité. De cette histoire particulière découle une culture politique peu encline à une participation dénuée d'arrière-pensées à la construction européenne, qui explique la violence des passions et débats que continuent à susciter, outre-Manche, les questions européennes et dont Tony Blair, si populaire soit-il, devra tenir compte.
Nombre de pages
218
Date de parution
23/03/2000
Poids
296g
Largeur
136mm
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EAN
9782724608076
Titre
La Grande-Bretagne et l'Europe. Le grand malentendu
Auteur
Schnapper Pauline
Editeur
SCIENCES PO
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136
Poids
296
Date de parution
20000323
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Comment comprendre le choix du Brexit ? La décision historique prise par une courte majorité d'électeurs britanniques de sortir de l'Union européenne, en juin 2016, a servi de révélateur à une crise politique et sociale multiforme qui se développait à bas bruit depuis plusieurs décennies. Le malaise a pris des dimensions variées : crise des institutions et de la représentation, comme dans d'autres pays européens ; crise des inégalités socioéconomiques et territoriales ; affaiblissement des corps intermédiaires, partiellement compensé par l'apparition de nouveaux mouvements sociaux ; crise des nations périphériques (Ecosse, Irlande du Nord, Pays de Galles) au sein d'un royaume de moins en moins uni ; regain des nationalismes et tentation populiste. Puisant dans les dernières avancées de la recherche en science politique, cet ouvrage revient sur la genèse de ces évolutions et offre une synthèse des défis contemporains posés à la démocratie parlementaire britannique.
L'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne a toujours été problématique. Son attitude par rapport au projet européen est marquée, dès l'origine, par une profonde ambivalence : si elle s'est finalement rapprochée de l'Europe communautaire, c'est un pragmatisme, suite à l'échec de son projet d'espace économique de libre-échange et face au succès grandissant de la construction européenne. Son adhésion elle-même n'a pas été facilement acquise, tant elle suscitait l'opposition obstinée du Général de Gaule. Dès après son adhésion, elle n'a pas hésité à montrer sa différence, en réclamant un "rabais budgétaire" et en défendant des positions libérales et atlantistes. Dans les grandes étapes de la construction européenne (Schengen, euro, union bancaire, gouvernance économique?). Depuis la survenue de la crise, les sujets de désaccords avec les institutions communautaires se sont mêmes multipliées au point que les dirigeants britanniques envisageant aujourd'hui de soumettre lors d'un référendum populaire la question de l'appartenance de leur pays à l'Union européenne.
Quel avenir pour la sécurité européenne après la fin de la guerre froide ? Comment la définir, quelles institutions lui donner lorsque l'ennemi soviétique, autour duquel s'était construite l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord, a disparu ? Quel rôle pour l'Union européenne ? Ces questions ont été posées dans toutes les capitales européennes dans les années 1990, mais avec une acuité particulière à Londres, qui avait toujours misé en priorité sur sa " relation spéciale " avec les Etats-Unis et sur son rôle politique et militaire au sein de l'OTAN, et ce livre examine la réponse britannique à ces interrogations. La politique de sécurité britannique a été marquée par une forte continuité entre 1990 et 1997, sous les gouvernements Major et Thatcher. Tous se sont efforcés de maintenir la suprématie d'une OTAN rénovée et réformée, et se sont opposés avec vigueur aux projets franco-allemands de défense européenne en dehors de l'OTAN, notamment au cours des négociations sur le traité de Maastricht. Le changement de gouvernement en 1997 et le retour du parti travailliste au pouvoir a considérablement modifié cette attitude, Tony Blair acceptant en 1998 pour la première fois le principe d'une force militaire commune pour les cas où les Etats-Unis ne souhaiteraient pas intervenir dans un conflit en Europe. Une ère nouvelle pour la sécurité européenne s'ouvre-t-elle pour autant ...
Ce numéro a pour thème la fabrique du besoin éducatif qui accompagne le développement de politiques éducatives visant l'accessibilisation des systèmes scolaires. Il associe l'institutionnalisation de cette notion à la redéfinition du rôle de l'élève et de l'enseignant liée à des politiques éducatives promouvant l'efficacité du l'institution scolaire. Il porte par ailleurs le regard sur le rôle joué par la généralisation de dispositifs de soutien ciblant les élèves à risque d'échec scolaire. Il s'intéresse enfin aux conventions développées par les acteurs de l'école pour mettre en sens et en scène les principes revendiqués par l'école inclusive tels que la différentiation pédagogique ou les pratiques collaboratives.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
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La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.