La Grande-Bretagne et l'Europe. Le grand malentendu
Schnapper Pauline
SCIENCES PO
18,50 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782724608076
Pourquoi considère-t-on la Grande-Bretagne comme le "mauvais élève" de la classe européenne, toujours réticent, toujours critique, qui, depuis les années 1950 jusqu'à aujourd'hui, a refusé de s'engager dans les projets d'intégration de l'Union européenne ? L'arrivée de Tony Blair au pouvoir va-t-elle changer cet état de fait ? Pour répondre à ces questions, il faut revenir aux sources d'un double malentendu entre Britanniques et continentaux : ceux-ci refusent souvent de voir la logique à l'oeuvre dans l'attitude britannique (même si celle-ci ne se laisse pas toujours clairement distinguer) et négligent un certain nombre de facteurs spécifiques à ce pays. Les Britanniques, de leur côté, ont sous-estimé et mal compris la portée du processus d'intégration européenne entamé dans les années 1950. Pour comprendre comment on a abouti à ces malentendus réciproques, il est indispensable de mettre l'accent sur des facteurs proprement britanniques, qui sont à l'origine d'une scène politique interne particulière : le poids de l'histoire et peut-être de la géographie ne doit pas être négligé. Il faut revenir aussi sur les mythes fondateurs qui ont forgé la nation anglaise et le nationalisme britannique, qui se sont définis en opposition par rapport au continent pendant des siècles, abrités derrière un fort sentiment de supériorité. De cette histoire particulière découle une culture politique peu encline à une participation dénuée d'arrière-pensées à la construction européenne, qui explique la violence des passions et débats que continuent à susciter, outre-Manche, les questions européennes et dont Tony Blair, si populaire soit-il, devra tenir compte.
Nombre de pages
218
Date de parution
23/03/2000
Poids
296g
Largeur
136mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782724608076
Titre
La Grande-Bretagne et l'Europe. Le grand malentendu
Auteur
Schnapper Pauline
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
136
Poids
296
Date de parution
20000323
Nombre de pages
218,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Quel avenir pour la sécurité européenne après la fin de la guerre froide ? Comment la définir, quelles institutions lui donner lorsque l'ennemi soviétique, autour duquel s'était construite l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord, a disparu ? Quel rôle pour l'Union européenne ? Ces questions ont été posées dans toutes les capitales européennes dans les années 1990, mais avec une acuité particulière à Londres, qui avait toujours misé en priorité sur sa " relation spéciale " avec les Etats-Unis et sur son rôle politique et militaire au sein de l'OTAN, et ce livre examine la réponse britannique à ces interrogations. La politique de sécurité britannique a été marquée par une forte continuité entre 1990 et 1997, sous les gouvernements Major et Thatcher. Tous se sont efforcés de maintenir la suprématie d'une OTAN rénovée et réformée, et se sont opposés avec vigueur aux projets franco-allemands de défense européenne en dehors de l'OTAN, notamment au cours des négociations sur le traité de Maastricht. Le changement de gouvernement en 1997 et le retour du parti travailliste au pouvoir a considérablement modifié cette attitude, Tony Blair acceptant en 1998 pour la première fois le principe d'une force militaire commune pour les cas où les Etats-Unis ne souhaiteraient pas intervenir dans un conflit en Europe. Une ère nouvelle pour la sécurité européenne s'ouvre-t-elle pour autant ?
Résumé : L'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne a toujours été problématique. Son attitude par rapport au projet européen est marquée, dès l'origine, par une profonde ambivalence : si elle s'est finalement rapprochée de l'Europe communautaire, c'est un pragmatisme, suite à l?échec de son projet d'espace économique de libre-échange et face au succès grandissant de la construction européenne. Son adhésion elle-même n'a pas été facilement acquise, tant elle suscitait l'opposition obstinée du Général de Gaule. Dès après son adhésion, elle n'a pas hésité à montrer sa différence, en réclamant un "rabais budgétaire" et en défendant des positions libérales et atlantistes. Dans les grandes étapes de la construction européenne (Schengen, euro, union bancaire, gouvernance économique?). Depuis la survenue de la crise, les sujets de désaccords avec les institutions communautaires se sont mêmes multipliées au point que les dirigeants britanniques envisageant aujourd'hui de soumettre lors d'un référendum populaire la question de l'appartenance de leur pays à l'Union européenne.
Résumé : Comment comprendre le choix du Brexit ? La décision historique prise par une courte majorité d'électeurs britanniques de sortir de l'Union européenne, en juin 2016, a servi de révélateur à une crise politique et sociale multiforme qui se développait à bas bruit depuis plusieurs décennies. Le malaise a pris des dimensions variées : crise des institutions et de la représentation, comme dans d'autres pays européens ; crise des inégalités socioéconomiques et territoriales ; affaiblissement des corps intermédiaires, partiellement compensé par l'apparition de nouveaux mouvements sociaux ; crise des nations périphériques (Ecosse, Irlande du Nord, Pays de Galles) au sein d'un royaume de moins en moins uni ; regain des nationalismes et tentation populiste. Puisant dans les dernières avancées de la recherche en science politique, cet ouvrage revient sur la genèse de ces évolutions et offre une synthèse des défis contemporains posés à la démocratie parlementaire britannique.
Laruelle Marlène ; Pranchère Jean-Yves ; Miranda A
Néoréaction, régression démocratique, illibéralisme, autoritarisme, populisme, néofascisme, cyberlibertarianisme, antimodernisme : cet écheveau de concepts rendant compte de certaines des évolutions profondes de nos sociétés et de nos systèmes politiques contemporains a de quoi désorienter. Régulièrement, pourtant, l'actualité invite à les utiliser pour désigner des discours, des pratiques institutionnelles, des projets politiques ou des idéologies, qu'il s'agisse, de façon neutre, de les décrire ou, de façon plus engagée, de s'en inquiéter et de les dénoncer. C'est là tout l'intérêt intellectuel et l'utilité civique de ce volume : clarifier ces concepts tout en mettant en lumière les liens entre deux ensembles de phénomènes qui méritent d'être appréhendés de concert. Ainsi s'impose aujourd'hui la nécessité de scruter en détail les fondements intellectuels des tendances autoritaires, afin de mieux en comprendre les manifestations politiques et institutionnelles.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s'est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l'on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n'est plus la Terre que l'on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l'on domine, que l'on possède et que l'on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s'inverse à nouveau : paraît un "Atlas" qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c'est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules". Bruno Latour Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux, transition climatique... Voici le premier atlas réunissant l'ensemble des données sur les transformations écologiques de notre temps.