La France a-t-elle aboli l'esclavage ? Guadeloupe-Martinique-Guyane (1830-1935)
Schmidt Nelly
PERRIN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782262030407
1848: une nouvelle politique coloniale est mise en oeuvre dans l'euphorie républicaine. La France abolit l'esclavage pour la seconde fois de son histoire et ouvre aux esclaves l'accès à la citoyenneté en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane. Pourtant, un siècle plus tard, le constat du désastre social et économique jalonne les rapports des observateurs. Le sort des "nouveaux libres" n'a rien à envier à leur statut précédent. Alors que s'est-il passé? Nelly Schmidt fait ici la lumière sur des pans de notre histoire jusqu'alors restés dans l'ombre. Archives à l'appui, elle montre la longue crise que traversèrent ces territoires où les gouverneurs avaient instauré l'état de siège par crainte de révolte. Des colonies sous surveillance, où l'on traque toute velléité indépendantiste des affranchis, fichés avant l'heure. Des colonies où l'économie est restée aux mains des planteurs sous le contrôle de l'Etat. Cet ouvrage porte en lui bien des réponses aux interrogations actuelles sur les discriminations héritées de l'ancien régime esclavagiste. Il devrait enrichir les débats si contradictoires auxquels donnent lieu cette histoire et ses silences. Biographie de l'auteur Nelly Schmidt est directrice de recherche au CNRS (université Paris IV-Sorbonne). Ses travaux portent sur l'esclavage, les abolitions et les politiques coloniales aux Caraïbes-Amériques. Elle a publié notamment une biographie remarquée de Victor Schoelcher.
Nombre de pages
361
Date de parution
19/02/2009
Poids
566g
Largeur
156mm
Plus d'informations
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EAN
9782262030407
Titre
La France a-t-elle aboli l'esclavage ? Guadeloupe-Martinique-Guyane (1830-1935)
Auteur
Schmidt Nelly
Editeur
PERRIN
Largeur
156
Poids
566
Date de parution
20090219
Nombre de pages
361,00 €
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Résumé : Le nom de ce " philanthrope ", disparu il y a tout juste cent ans, s'identifie à ce point à l'émancipation des esclaves dans les colonies françaises que l'on omet souvent les multiples facettes d'une personnalité aussi riche que discrète. Victor Schoelcher fut pourtant l'un des vrais pères fondateurs de la République et demeura jusqu'à sa mort l'une des grandes consciences du pays pour avoir refusé tout compromis avec le régime de Napoléon III. Ami, confident, correspondant de Liszt, de George Sand, de Hugo et de bien d'autres géants du XIXème siècle, globe-trotter, sociologue, ethnologue, collectionneur d'?uvres d'art et d'objets exotiques, musicologue, mécène, il surprend par l'étendue de ses centres d'intérêt. Il fut un homme d'action -en particulier quand il occupa, quelques semaines durant, le poste de sous-secrétaire d'Etat aux Colonies sous la IIème République -, mais, écrivain et journaliste prolixe, il a en même temps développé une ?uvre tantôt théorique, tantôt de circonstance, qui a connu de son vivant et après lui des applications concrètes : on parle de " modèle schoelcherien " pour caractériser les réformes politiques et socio-économiques introduites dans les anciennes colonies qui sont aujourd'hui des départements d'outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane et Réunion). La figure et l'?uvre du politique et de l'intellectuel se dégage de ses actes comme de ses écrits. La grande nouveauté de la présente biographie est de reposer sur de très nombreux documents inédits d'origine étrangère ou privée. Elle modifie sensiblement l'image d'un héros dont la vie se confond avec la lutte pour les droits de l'homme.
Si la traite négrière et le système esclavagiste du XVe au XIXe siècle ont récemment été reconnus par la France et par l'ONU comme des crimes contre l'humanité, ils constituent pourtant l'un des aspects de l'histoire les moins bien transmis. La colonisation, à laquelle ils sont étroitement liés, a très longtemps souffert de silences ou d'interprétations erronées qu'il est encore difficile de surmonter. En finir avec l'esclavage a été l'objectif des premiers concernés,les captifs en provenance d'Afrique, les esclaves des Caraïbes-Amériques: les fuites et les évasions ("marronnage"), les refus d'obéissance, les révoltes ouvertes parsèment l'histoire des îles et du continent quatre siècles durant. Quant aux "abolitionnistes" qui cherchèrent, en Occident, à convaincre leurs gouvernements de mettre un terme à la traite et au modèle économique et social sur lequel elle reposait, souvent impressionnés par la résistance des esclaves, ils ont développé un argumentaire de plus en plus efficace et créé divers mouvements ou groupes de pression. Aujourd'hui, le combat continue, car lesystème esclavagiste n'a pas disparu... C'est la mission que se sont fixée le haut commissariat aux Droits de l'homme de l'ONU et de nombreuses ONG. Le processus d'abolition est encore d'actualité, bien qu'il ne s'applique pas aux mêmes réalités. Il est passionnant de le suivre sur la longue durée...
Les archives des plantations sont des sources fondamentales pour l'histoire de la traite et de l'esclavage. Celles de la plantation Reiset, conservées aux Archives nationales d'outre-mer à Aix-en-Provence, constituent un ensemble unique, car elles permettent une approche de la réalité de la vie sur une plantation sur une longue période, de 1823 à 1864. Au fil de la correspondance envoyée par les géreurs de la plantation - Georges Giraud puis Xavier Reiset - aux propriétaires restés en métropole, on pénètre le quotidien du monde des planteurs, et on parvient, grâce aux registres des travaux ou aux inventaires, à capter des bribes de la vie des esclaves. Au total, plus de 560 esclaves de tous âges ont vécu, travaillé et sont morts sur cette exploitation pendant la première moitié du XIXe siècle. Les documents disponibles permettent de suivre le destin d'une majorité d'entre eux jusqu'au moment où, à partir du mois d'août 1848, les 136 présents sur l'exploitation se rendent au bureau de l'état civil de la commune pour échanger leur numéro matricule contre un patronyme et un acte de liberté. Le témoignage brut que constituent les lettres des géreurs de la plantation du Lamentin compose un quasi-reportage historique sur le quotidien cru du monde des planteurs et de l'esclavage. Le texte publié ici est l'un des derniers manuscrits de l'historienne Nelly Schmidt (1949-2021), directrice de recherches au CNRS, spécialiste de Victor Schoelcher et des abolitions de l'esclavage.
Une histoire du pouvoir à travers ses plus illustres cérémonies. " Cette cérémonie toujours la même et pourtant si diverse par l'histoire, les temps, les idées, les moeurs, les usages et les coutumes ". (Chateaubriand) En 2023, plus de deux milliards de personnes ont assisté en direct au sacre de Charles III dans l'abbaye de Westminster, ce rituel venu du fond des âges et continuant de passionner les foules du monde entier. Depuis des siècles, de nombreux ouvrages se sont interrogés sur ces cérémonies majeures où un nouveau monarque reçoit l'onction de l'huile sainte en même temps que la couronne. Le sacre des rois de France à Reims compte parmi les plus célèbres, Marc Bloch ayant notamment montré comment la tradition capétienne avait inspiré par la suite les monarques anglais. Cet ouvrage collectif poursuit précisément la même ambition, et vise à étudier les sacres européens comme une tradition politique, en revenant sur des cérémonies marquantes, des usages disparus ou au contraire toujours vivaces. En dix-sept chapitres enlevés sont ainsi évoqués les sacres des rois de France au Moyen Age et à la Renaissance, ceux des empereurs carolingiens et ottoniens, des rois de Suède, des empereurs romains germaniques, des tsars de Russie et bien entendu des rois d'Angleterre. De manière plus ciblée, l'ouvrage revient sur des cas particuliers, comme Charles VII, Henri IV, Marie de Médicis, Louis XIV, Napoléon et Charles X, avant d'évoquer l'invention de rites de substitution qui forment la mémoire posthume des sacres. A travers ce lien puissant entre le politique et le sacré, l'ouvrage souligne ainsi de manière frappante le besoin de ritualisation inhérent à tout pouvoir, car il est au fondement même de la perpétuelle quête de légitimité des dirigeants. Sous la plume experte d'un collectif d'auteurs associant figures montantes de l'histoire et personnalités reconnues (Jean-Christian Petitfils, Philip Mansel, Maxence Hermant, Gérard Sabatier, Nicolas Dujin, Thierry Lentz), ce Grand livre des sacres offrira la première synthèse accessible au grand public, prenant en compte les avancées les plus récentes de la recherche tout en s'appuyant sur un corpus considérable de témoignages et d'archives inédites.