En reconstituant dans sa cohérence le projet encyclopédique de Friedrich Schlegel (1772-1829), ce livre replace le romantisme dans le contexte philosophique de la naissance de l'idéalisme. Celui-ci n'aurait pas su, à ses yeux, penser le langage, et avec lui la dimension de l'échange et de l'histoire. La symphilosophie, en revanche, s'inspire d'une réflexion sur la philologie, de la philosophie du langage, de l'herméneutique et de l'essai d'une reformulation dialectique de la philosophie transcendantale. Au-delà des "fragments", c'est dans le cours de Philosophie transcendantale donné à Iéna en 1800-1801 que Friedrich Schlegel expose sa pensée de façon quasi systématique à partir des trois propositions suivantes : toute vérité est relative ; tout savoir est symbolique ; la philosophie est infinie. En annexe du volume, la traduction de la Philosophie transcendantale (Introduction-Philosophie de la philosophie) et d'aphorismes de 1800-1801.
Date de parution
07/10/2002
Poids
300g
Largeur
215mm
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EAN
9782711615582
Titre
SYMPHILOSOPHIE
ISBN
2711615588
Auteur
Schlegel Friedrich
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
300
Date de parution
20021007
Nombre de pages
0,00 €
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Sur le Meister de Goethe ", et de " De l'inintelligibilité " de Friedrich Schlegel, ont été publiés dans la revue Athenaeum (1798-1800), le laboratoire théorique du premier romantisme allemand, qu'on a considéré comme le " premier groupe d'avant-garde de l'histoire ". Jean-Marie Schaeffer montre dans sa présentation comment F. Schlegel, en traitant " la critique comme une mise en abyme de l'?uvre ", développe un projet esthétique qui n'a aujourd'hui rien perdu de son actualité.
Schlegel Friedrich ; Tieck Ludwig ; Kleist Heinric
Résumé : Comme leur nom le dit à peine, tant il semble aujourd'hui redondant, les Romantiques allemands, pour l'essentiel poètes et conteurs du début du XIXe siècle, familiers du mystère, du rêve et des univers enfouis dans la mémoire allemande, ont aussi, comme en écho à la Révolution française, ouvert leur pays, son histoire, sa langue, sa culture philosophique, scientifique et religieuse et même sa littérature à la curiosité universelle, révélant une étonnante puissance d'investigation du monde, souvent éclairée d'humour et d'amour de la vie. Jean-Pierre Lefèbvre
Avec ce volume, nous disposerons enfin d'une véritable édition des fragments de Friedrich Schlegel, bien mise en perspective dans la vaste introduction de son traducteur, commodément utilisable grâce à son index thématique et à sa chronologie. C'est aux sources du monde grec que Friedrich Schlegel ira puiser pour construire son système esthétique, persuadé que l'étude des anciens permet l'éclosion d'un goût et d'un sens historiques mieux assurés. Ce programme de réconciliation sera celui de la poésie romantique, qui devra être universelle et progressive et entretiendra des liens assez étroits avec la pensée spéculative. Ces fragments furent publiés dans l'Athenaüm. Comme ceux de Novalis, ce sont des réflexions, des méditations philosophiques, religieuses, scientifiques, poétiques et critiques abordant tous les thèmes (d'où la nécessité de l'index thématique) - allant de l'aphorisme : "?Un critique est un lecteur qui rumine. Il devrait donc avoir plus d'estomac. ?Qui veut quelque chose d'infini, ne sait pas ce qu'il veut. Cette proposition ne se laisse toutefois pas inverser ?Combien y a-t-il au juste d'auteurs parmi les écrivains ? Auteur signifie créateur ? La saillie est une explosion d'esprit comprimé. ?Vouloir juger de tout est une grande erreur ou un péché mignon ?" à des réflexions plus argumentées sur les thèmes les plus divers : l'écriture, par exemple : "L'écrivain analytique observe le lecteur comme il est ; de cela il fait ses calculs, apprête ses machines afin de produire sur lui l'effet voulu. L'écrivain synthétique se construit et se crée un lecteur comme il doit être. Il ne le représente pas passif et mort, mais en vie et s'opposant. Il fait en sorte que ce qu'il a découvert se déroule graduellement devant les yeux du lecteur, ou bien le pousse à le découvrir lui-même. Il ne veut produire sur lui aucun effet déterminé, mais entre plutôt avec lui dans la relation sacrée de la plus intime symphilosophie ou sympoésie.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.