
Comparaison de la Phèdre de Racine et celle d'Euripide (et autres textes)
En 1807 paraît chez l'éditeur parisien Tourneisen une brochure intitulée Comparaison entre la Phèdre de Racine et la Phèdre d'Euripide. Rédigé en français, ce document avait pour auteur l'ami de Germaine de Staël, August Wilhelm Schlegel (1767-1845), initiateur avec son frère Friedrich et Novalis du romantisme d'Iéna. Schlegel reprend des critiques déjà formulées en France même (Brumoy, Batteux). Il infléchit cependant cette nouvelle "Querelle des Anciens et des Modernes" par une mise en cause vigoureuse de la tragédie classique française, en quoi il prolonge le travail de sape de Lessing, et une orientation historicisante (des Grecs au présent) qui dénie aux Français toute valeur réelle au profit des scènes anglaise (Shakespeare) et espagnole (Calderón). La rupture décisive se situe cependant dans la mise à l'écart de l'aristotélisme et l'affirmation d'une pensée philosophique du tragique qui marque un tournant dans les rapports culturels entre la France et l'Allemagne. Le texte de Schlegel, réédité pour la première fois, est introduit, commenté et éclairé par le Cours d'art dramatique de l'auteur, les positions de ses prédécesseurs et les réactions de la presse parisienne du temps.
| Nombre de pages | 474 |
|---|---|
| Date de parution | 06/06/2013 |
| Poids | 432g |
| Largeur | 120mm |
| EAN | 9782848321646 |
|---|---|
| Titre | Comparaison de la Phèdre de Racine et celle d'Euripide (et autres textes) |
| Auteur | Schlegel August Wilhelm ; Valentin Jean-Marie |
| Editeur | PU ARTOIS |
| Largeur | 120 |
| Poids | 432 |
| Date de parution | 20130606 |
| Nombre de pages | 474,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La doctrine de l'art. Conférences sur les belles lettres et l'art
Schlegel August Wilhelm ; Géraud Marc ; Jimenez MaPhilosophe, poète, fondateur avec son frère Friedrich de la revue du premier romantisme allemand l'Athenaeum, traducteur (Dante, Shakespeare, Cervantès, Calderôn) et orientaliste- il publie la Bhagavad-gita et le Ramayana -, August Wilhelm Schlegel entreprend, à partir de 1801, à Berlin, une série de "leçons", publiques et payantes, sur l'art et la littérature. À Schleiermacher, il présente ainsi les futures séances: "Ces conférences, dans lesquelles je veux être tout à fait raisonnable et modéré, doivent être pour moi le moyen de me divertir en bavardant follement et immodérément avec mes amis." Cette apparente désinvolture cache toutefois des préoccupations profondes qui s'inscrivent dans la réflexion post-kantienne et post-Aufklârung des premiers romantiques allemands sur le sens même de la création artistique, sur la nécessité absolue de l'art et, notamment, sur l'exigence de la poésie, le premier et le plus haut de tous les arts. Les dernières conférences ont lieu en 1804. En cette année bien particulière - mort d'Emmanuel Kant, si sévèrement critiqué de son vivant par August Wilhelm lui-même, dissolution du Cercle d'Iéna et de l'Athenaeum et, surtout, rencontre déterminante avec Madame de Staël -, Schlegel traite de la littérature romantique, c'est-à-dire d'un art, d'un esprit et d'une époque dont Georg Wilhelm Friedrich Hegel s'apprête déjà à prédire le déclin. Marc JimenezSur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER45,00 € -

COURS DE LITTERATURE DRAMATIQUE. TRADUIT DE L'ALLEMAND PAR MME NECKER DE SAUSSURE. 2VOLS (1865)
SCHLEGEL AUGUST W VOSur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER120,00 € -

Romantiques allemands. Tome 1
Schlegel Friedrich ; Tieck Ludwig ; Kleist HeinricRésumé : Comme leur nom le dit à peine, tant il semble aujourd'hui redondant, les Romantiques allemands, pour l'essentiel poètes et conteurs du début du XIXe siècle, familiers du mystère, du rêve et des univers enfouis dans la mémoire allemande, ont aussi, comme en écho à la Révolution française, ouvert leur pays, son histoire, sa langue, sa culture philosophique, scientifique et religieuse et même sa littérature à la curiosité universelle, révélant une étonnante puissance d'investigation du monde, souvent éclairée d'humour et d'amour de la vie. Jean-Pierre LefèbvreSur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER67,00 €
Du même éditeur
-

Le chemin de Damas
Vercruysse Jean-MarcL'expression "Trouver son chemin de Damas" est devenue proverbiale et désigne aujourd'hui un moment de révélation. Treize études retracent les différentes interprétations données à la conversion de saint Paul à travers les siècles. Parti de Jérusalem pour persécuter les premiers chrétiens, le futur saint Paul, ébloui et interpellé par Jésus, se convertit brutalement sur le chemin de Damas pour devenir l'apôtre des nations. L'épisode est relaté à trois reprises dans le livre des Actes et évoqué dans les épîtres pauliniennes. De nos jours, l'expression "Trouver son chemin de Damas" est devenue proverbiale et désigne un tournant subit et décisif dans une vie, un changement complet d'idée ou d'orientation. Au regard des sources bibliques qui donnent lieu à une analyse approfondie, le volume retrace l'histoire de la réception littéraire et picturale de l'épisode néotestamentaire, depuis la période patristique jusqu'à aujourd'hui, à travers treize études. Chaque article montre combien la conversion de Paul s'est auréolée d'une valeur d'exemplarité, même si, chez certains auteurs, elle reste un idéal spirituel. Quant à la peinture, elle associera bientôt à la scène un cheval que la Bible ne mentionne pas mais qui s'imposera de lui-même.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER18,00 € -

Nouvelles et chroniques. Coffret en 2 volumes, Tome 1 et 2
Van Der Meersch Maxence ; Melliez Mary ; MorzewskiRomancier à succès dans l'entre-deux-guerres (La Maison dans la dune, Invasion 14, Corps et Ames...), Prix Goncourt 1936 avec L'Empreinte du dieu, Maxence Van der Meersch (1907-1951) fut aussi un chroniqueur et nouvelliste recherché dont les textes parurent régulièrement dans la presse entre 1925 et 1950. Marianne, L'Intransigeant, Candide, Le Figaro, Paris-Soir... publièrent ses chroniques et nouvelles, ainsi que les grands titres de la presse du Nord de la France. Articles de commande ou de circonstance, textes d'humeur voire véritables "manifestes" où l'écrivain, fidèle à ses engagements humanistes, prend position sur différents problèmes de société, un important florilège de cette production se trouve rassemblé dans ces deux volumes qui permettent de nuancer considérablement l'image "réactionnaire" de l'écrivain. Sensible à la souffrance et à la misère des "gens de peu" dont il partagea le sort, révolté par l'inégalité et l'injustice mais aussi par le sort fait aux femmes dans le monde du travail à son époque, il est hanté par les ravages de la guerre dans sa région. La même inspiration anime aussi ses nouvelles, dont certaines constituent les embryons de romans édités ultérieurement, mais aussi inédits ou inachevés (Paternité, Invasion 40...). Van der Meersch y exploite avec une maîtrise accomplie toutes les tonalités du genre, et certaines de ces nouvelles sont dignes d'un Maupassant. Enfin, un long texte inédit, "L'Affaire Jean Boudart", apporte un témoignage exceptionnel sur la "première carrière" de Van der Meersch, qui fut avocat au barreau de Lille, y déployant le même généreux engagement social que dans son oeuvre d'écrivain.ÉPUISÉVOIR PRODUIT34,00 € -

Huysmans à fleur de peau. Le goût des primitifs
Buisine AlainIl n'existe pas pour l'instant de volume spécifiquement consacré à Joris-Karl Huysmans critique d'art des primitifs allemands et flamands. Ce volume veut réparer cet oubli en accordant une place prépondérante aux Trois Primitifs, et en particulier à l'analyse du retable d'Issenheim de Grünewald. Cet essai qui ne veut pas se contenter d'être un bilan, une somme, se livrera à une analyse détaillée de l'imaginaire dermographique de la critique d'art huysmansienne (d'où le titre du livre évidemment). Dans son désir de sublimation Huysmans veut toujours exténuer les intériorités physiologiques pour les faire passer sur l'extériorité épidermique. C'est cette fort complexe opération que mettra à jour le livre, montrant qu'à cet égard il existe une véritable solidarité, pour le moins inattendue, entre les premiers textes consacrés aux impressionnistes et ceux consacrés aux primitifs après la conversion. Mais en vérité s'agit-il encore vraiment de peinture une fois que Huysmans a rejoint l'église ?ÉPUISÉVOIR PRODUIT17,00 € -

La passion des petites filles. Histoire de l'enfance féminine de la Terreur à Lolita
Kreyder LauraLes petites filles ont-elles une histoire ? Et si oui, comment est né cet objet d'intérêt, ce nouveau sujet qui traverse les classes et les trames ? Vers 1850 apparaissent des textes qui deviendront des classiques de la littérature : Alice au pays des merveilles, en Angleterre, Les Malheurs de Sophie, en France, Les Quatre filles du docteur March, en Amérique. Un peu plus tard, Freud élabore une théorie de la séduction, prémisse du complexe d'?dipe. Même l'Eglise s'intéresse aux visions des petites filles pour en faire des bienheureuses. Un siècle plus tard, le mythe s'incarne en Lolita, une version amère et désespérée de la femme fatale et de l'amour en Occident. La petite fille a donc bien une histoire, et l'on peut en suivre les méandres dans la littérature, du modèle de la jeune fille accomplie de la période pré-révolutionnaire, en passant par l'âge romantique qui réévalue l'enfance et la femme, jusqu'au triomphe de la littérature enfantine, pour arriver au lendemain de la seconde guerre mondiale. On peut suivre l'itinéraire de l'enfance féminine, chez Mme de Staël et Jane Austen, Percy et Mary Shelley, Byron, Charlotte Brontë, Mme de Ségur, George Sand, Victor Hugo, Marie Bonaparte, Vladimir Nabokov, sans oublier les figures extra-littéraires qui ont eu prise sur l'imaginaire comme Eugénie de Montijo ou Bernadette Soubirous.ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,00 €

