Wolfgang Schivelbusch choisit de s'intéresser ici à la réalité apparemment négligeable des drogues et des stimulants pour en suivre les différents avatars au cours du temps : des épices médiévales à l'apparition du thé, du café, du chocolat, puis à l'économie (et à la gestuelle) de l'opium, des drogues et des alcools au cours du XIX ? siècle. Comment les stimulants ont-ils réagi sur l'histoire de l'homme moderne ? Comment ont-ils suscité de nouvelles passions, des trafics, des névroses ? Quel a été le mode d'apparition, à chaque époque, des nouveaux types d'excitants ? Les plaisirs du café, du thé, du tabac ne sont-ils qu'un effet aléatoire des découvertes coloniales, ou répondent-ils à des besoins nouveaux, restés latents jusqu'à leur introduction dans le monde de la marchandise ? Comment, enfin, décrire ces nouveaux besoins ?Telles sont quelques-unes des questions que pose l'essai magistral de Wolfgang Schivelbusch, "anatomie" des menus plaisirs, posant pourtant un ensemble de problèmes essentiels à la compréhension de la réalité humaine.
Nombre de pages
128
Date de parution
24/10/1991
Poids
256g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782070724253
Titre
Histoire des stimulants
Auteur
Schivelbusch Wolfgang
Editeur
GALLIMARD
Largeur
130
Poids
256
Date de parution
19911024
Nombre de pages
128,00 €
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Tout au long de l'histoire, l'homme ne s'est éclairé qu'à la flamme. Pendant des milliers d'années, torches, flambeaux, bougies à la lueur tremblante représentèrent comme autant d'éclats, de faibles échos du foyer primordial autour duquel les humains se rassemblaient pour se réchauffer. Il fallut attendre le XIXe siècle pour que s'efface cette dépendance et que l'homme invente, à proprement parler, ses sources de lumière. La nature de cette révolution et les extraordinaires implications qu'elle eut pour le développement de l'époque moderne, tels sont les thèmes du livre de Wolfgang Schivelbusch. Comme dans son Histoire des voyages en train, Schivelbusch s'intéresse ici à la dialectique d'une technologie révolutionnaire et de l'imaginaire qu'elle suscita. S'intéressant aussi bien aux projets grandioses (et jamais réalisés) qui surgirent alors qu'aux progrès patients de l'industrialisation, il offre au lecteur de frappants aperçus sur des sujets aussi divers que le symbolisme politique des lampadaires, le développement de la vie nocturne et de la vitrine, le rôle du salon bourgeois, la redéfinition de l'éclairage de théâtre et l'extraordinaire succès des dioramas, panoramas et autres lanternes magiques dont fut prolifique le XIXe siècle.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.