Avec ses quelque dix pièces, qui figurent en bonne place dans le répertoire des scènes allemandes, Friedrich Schiller assume et fait fructifier un héritage multiple, légué par le modèle antique, la dramaturgie shakespearienne et les réflexions de Lessing sur l'esthétique et la pratique théâtrales. Moins connue que sa production dramatique, son oeuvre théorique, accessible ici dans son intégralité, n'en est pas moins essentielle pour comprendre les interrogations et les enjeux esthétiques qui la sous-tendent. Ces Ecrits sur le théâtre, à travers la grande variété de formes qui les caractérise (préfaces, avis au public, comptes rendus critiques, traités d'esthétique), dessinent le portrait d'un auteur qui, de la scène de Mannheim à celle de Weimar, a toujours fait preuve d'une connaissance intime de la pratique théâtrale dans toutes ses composantes, une connaissance dont s'est abondamment nourrie sa réflexion sur les modalités, les potentialités et les visées de l'art dramatique. Cette riche expérience théorique et pratique de la scène, l'homme des Lumières lucide, vigilant mais convaincu qu'est Schiller la met au service d'un art dont il fait le support, vivant et dynamique, d'une éducation esthétique de l'homme, elle-même garante d'un équilibre anthropologique et social. C'est au théâtre que Schiller confie le soin de réconcilier l'homme avec le monde et avec lui-même.
Nombre de pages
358
Date de parution
15/02/2012
Poids
410g
Largeur
127mm
Plus d'informations
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EAN
9782251830056
Titre
Ecrits sur le théâtre
Auteur
Schiller Friedrich von ; Darras Gilles
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
127
Poids
410
Date de parution
20120215
Nombre de pages
358,00 €
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Schiller s'est approprié le sens d'un mythe philosophique: l'emprunt de la ceinture d'Aphrodite par la reine du Ciel dessine les frontières de la grâce, car cette ceinture, et elle seule, peut conférer la grâce d'amour. Quelle est donc cette beauté du mouvement, qui n'est pas seulement un passage de la nature, si elle est grâce ? Quelque chose s'y ajoute, qui est de l'ordre de la liberté arbitraire ou de l'arbitraire du mouvement libre. Ici surgit Vénus, parfaite à partir de l'écume. Les poètes philosophes et les philosophes poètes de l'Allemagne en pays souabe - Schiller, Hôlderlin, Schelling, Hegel -, tous semblent vouloir approcher de cet instant intermédiaire, ni corps ni âme, où un mouvement du corps féminin traverse le paysage et fait frémir l'espace. Sur ce grand inédit schillérien souffle à nouveau le vent de Stuttgart et de Tübingen, de Iéna et de Weimar.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine