De l'âme du monde est un ouvrage majeur dans l'histoire de la philosophie comme dans celle des sciences. Publié en 1798, il marque une étape décisive dans la construction schellingienne d'une philosophie de la nature. En supposant une identité entre la production des différents objets du monde et l'activité de l'esprit humain, Schelling édifie une pensée idéaliste destinée à rendre compte aussi bien du monde qui nous entoure que de la connaissance que nous pouvons en avoir. De là un système fondé sur l'idée d'une polarité, d'un antagonisme de forces primitives dont l'action réciproque est à l'origine de toutes les productions naturelles. Pour autant, ce système n'est pas purement spéculatif, et Schelling ne conçoit pas sa théorie indépendamment de l'expérience: aussi s'appuie-t-il sur les observations les plus récentes réalisées par les physiciens et les naturalistes de son temps. C'est là sans doute ce qui explique l'influence exercée par ce livre sur de nombreux savants dans les premières décennies du XIXe siècle et les conséquences, ambiguës mais déterminantes, de la pensée schellingienne sur le développement du transformisme allemand.
Nombre de pages
321
Date de parution
07/11/2007
Poids
354g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782728803682
Titre
De l'âme du monde
Auteur
Schelling Friedrich von ; Schmitt Stéphane
Editeur
ULM
Largeur
135
Poids
354
Date de parution
20071107
Nombre de pages
321,00 €
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Autour des célèbres Recherches sur l'essence de la liberté humaine de 1809 sont ici rassemblés cinq autres textes fondamentaux issus de la période «médiane» de la longue carrière philosophique de Schelling : les deux séries d'Aphorismes de 1805-1806, les Conférences de Stuttgart de 1810, les Leçons d'Erlangen de 1821, et un fragment à peu près contemporain, resté longtemps inédit. En mettant en évidence l'endurance, c'est-à-dire l'unité et la rigueur de l'entreprise schellingienne, ce livre espère contribuer à effacer l'image mythique et tenace d'un philosophe «romantique», voire «irrationaliste».
En dépit de l'apparente diversité de leurs objets, les deux parties qui composent cette Introduction à la philosophie de la mythologie traduisent un unique dessein : opposer à la dialectique hégélienne alors triomphante une dialectique plus authentique, car reconduite à sa source grecque - chez Planton, mais aussi, de manière plus inattendue, chez Aristote. Le ressort de cette dialectique consiste dans l'auto-élimination progressive de tout ce qui est de l'ordre de l'hypothèse, du possible, de la «puissance», pour que surgisse, à la fin, la singularité nue et inébranlable d'un fait.La première partie, la plus anciennement rédigée, applique cette méthode à la mythologie, et, après avoir fait s'effondrer les différentes «explications» de celle-ci, débouche sur l'historicité radicale du processus au long duquel, dans la métamorphose réglée des dieux, se constitue la «religion sauvage» de l'humanité. La seconde partie, qui représente en philosophie le dernier mot de Schelling, va soumettre au travail dialectique le contenu le plus immédiat de la pensée, l'idée de l'Etre (ou de l'Etant, >, comme préfère dire Schelling, là encore fidèle aux Grecs), dont la patiente et minutieuse déconstruction dégagera le noyau caché, l'acte pur d'exister, que la raison ne peut plus contenir et qu'elle doit poser hors d'elle-même comme le point de départ d'une philosophie encore inouïe - la philosophie positive.
L'entrée sur la scène philosophique du jeune Schelling qui s'engage dans la problématique kantienne fut "fracassante". Mais la "refondation", si elle passe d'abord par l'affirmation du primat de la liberté, débouche aussi sur l'énigme de la liberté humaine finie, que Schelling ne cessera de méditer. En soulignant l'ambiguïté de l'intuition intellectuelle, les Lettres témoignent de la percée au-delà de Kant, ouvrent le débat avec Fichte et marquent les premiers jalons de la métaphysique achevée.
Entre juin 1933 et octobre 1936, Hayashi rédige à la première personne les huit récits réunis dans Jeune printemps. Déjà célèbre, elle revient d'un voyage solitaire en Europe, expérience marquante qui nourrit son écriture, et peine à se reconnaître dans le miroir que lui tend désormais la société. Quelle voie suivre ? Comment écrire ? Ces pages toujours promptes à affronter le réel oscillent entre évocation du présent immédiat et réminiscences d'une jeunesse difficile, mêlant éléments autobiographiques et fictionnels. Témoignage d'une période de crise existentielle et artistique mais aussi d'intense créativité, elles dressent le portrait d'une écrivaine moderne dans le Tôkyô des années 1930, à la veille des bouleversements de l'histoire.
Adorno Theodor W. ; Ricard Marie-Andrée ; Chapouto
Dans la dernière décennie de sa vie, Theodor W. Adorno (1903-1969) revient de manière incisive sur le thème de la personnalité autoritaire développé dès les années 1940 à propos du potentiel fasciste ou, autrement dit, antidémocratique présent dans la société nord-américaine. Ici, en écho à la vague d'actes antisémites perpétrés par de jeunes partisans de l'extrême droite allemande à l'hiver 1959-1960, il essaie de rendre compte de la persistance, en Allemagne, de préjugés "pathiques" à l'endroit d'autres groupes et de la tendance nationaliste agressive qui va de pair. Pour ce faire, il interroge la "psycho¬logie" des personnalités attachées à l'autorité, comme il préfère désormais les appeler. Si la réflexion d'Adorno sur ces problèmes suscite de nouveau notre attention, c'est évidemment en raison de leur regain d'actualité et du besoin de contrer la menace grandissante qu'ils recèlent pour toute l'humanité.