Nous sommes dans cette phase effervescente d'inversion des processus, où se constitue sur le désordre virtuel, une autre civilisation à laquelle nous appartenons déjà sans le savoir d'une façon organisée, bien que se fabriquent chaque jour sous nos yeux et avec notre silencieuse complicité, ses nouvelles idoles.Ces êtres, nouvelles icônes, qui préemptent le champ médiatique, exclus par des institutions en déroutes, naviguent dans le scintillement de leur séduction: Reines dans nos coeurs de Monarchies dépassées. Prêtres dans nos âmes d'Églises en perdition, Tribuns dans nos consciences d'États impuissants, Penseurs dans nos rêves d'Académies collapsées." - L. S.L'avènement de la société de l'information et la mise en place explosive d'un monde virtuel, se présentent sous les hospices d'une rencontre entre la masse et la singularité.Le seuil critique du harcèlement sémiotique - l'hypothèse de la singularité - le silence des majorités insondables - stratagème de la mise à mort du politique - media crash - critique de la pensée critique - la civilisation du virtuel de l'effervescence à l'évaporation.
Nombre de pages
71
Date de parution
01/05/1998
Poids
85g
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EAN
9782910170646
Titre
L'hypothèse de la singularité
Auteur
Scheer Léo
Editeur
SENS ET TONKA
Largeur
0
Poids
85
Date de parution
19980501
Nombre de pages
71,00 €
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Jusqu'à présent, la démocratie ne fut qu'une illusion. Désormais, avec le triomphe du simulacre, commence réellement la démocratie virtuelle. Une crise de confiance sans précédent dans le système politique de la démocratie coïncide avec l'invasion de technologies, autour des autoroutes de l'information. Celles-ci vont permettre de court-circuiter les processus politiques traditionnels et d'instaurer une forme de démocratie directe. Nous assistons à l'avènement d'une société du virtuel, où tout pourra être vécu à travers des écrans et des logiciels. Donnera-t-elle naissance à une démocratie virtuelle, qui pourra fonctionner en parallèle de la vraie ? Le livre pose les questions que soulève ce véritable bouleversement. Comment allons-nous vivre dans le virtuel ? qu'adviendra-t-il du réel ? que deviendront nos idéologies ? pourrons-nous garder nos croyances ou bien ce système nous imposera-t-il une réorganisation totale de toutes les fonctions de base et de nos ordres traditionnels de la production, du militaire et du religieux ...
L'Iliade et l'Odyssée ne sont pas les premiers récits de notre histoire occidentale ; nos racines puisent dans une civilisation beaucoup plus ancienne, qui, après avoir inventé l'écriture, a composé l'épopée de Gilgamesh : la Mésopotamie. Gravées en cunéiforme sur des tablettes d'argile, de nombreuses versions des aventures de ce roi d'Uruk ont circulé pendant 2 000 ans. Le texte le moins endommagé, dont nous proposons ici une adaptation fidèle, date de l'an 1000 avant J.C. Si les premières aventures de Gilgamesh nous font sourire, le voyage initiatique qu'il entreprend ensuite nous fascine, car il pose l'éternelle question du bonheur et du sens de la vie. La voix de ce roi vieux de 4 500 ans est alors proche de la nôtre...
Cet essai explore une relation entre certaines formes d'architecture et les expériences totalitaires de notre siècle. Collusion art et politique? Il sonde les profondeurs, les connivences, les avatars des dirigeants dans l'oeuvre de domination. Il marque d'emblée une distance à l'égard des stratégies de dissociation ou de disjonction entre ces deux ordres de phénomènes, liant la volonté esthétique et la volonté politique.Miguel Abensour a choisi l'emblématique totalitarisme nazi incarné par deux hommes, Hitler et Speer, exemple de la tragédie du "siècle" passé, mais sirène à laquelle notre actuel siècle n'est pas insensible. Il laisse en filigranes d'autres totalitarismes aux résolutions esthétiques semblables. N. Abensour, par un regard attentif sur le passé, pointe en réalité, cruellement, notre présent.Ne nous faudrait-il pas "lire" certaines architectures actuelles, totalitarisme certes dilué mais bien présent, selon son analyse?Ce qui nous permettrait de mieux comprendre la relation contemporaine de la volonté esthétique (culture) et la volonté politique (économie) comme nouvelle domination par des "monstres" architecturaux, par des monuments idéologiques sidérant. Ici on réapprend la portée politique d'un jeu plastique, d'une révérence esthétique. [H.T.]Miguel Abensour (né en 1939) est un philosophe français, spécialiste de philosophie politique. Il est professeur émérite de philosophie politique à l'Université Paris VII - Denis - Diderot et ancien président du Collège international de philosophie. Il a participé aux revues Textures, Libre et Tumultes. Directeur de la collection "Critique de la politique" aux éditions Payot depuis 1974, il a notamment contribué à la réception de la pensée de l'École de Francfort en France.Dans ses ouvrages et ses nombreux articles, il cherche à concilier l'idée de démocratie, conçue comme "démocratie contre l'État", avec l'idée d'utopie.