Longtemps j'ai pensé que le portrait était un genre à éviter. Surtout pour un écrivain, qu'on ne devait pas rencontrer parce que tout était dit dans l'oeuvre. C'était dans l'esprit de l'époque. J'avais tort, bien sûr, mais j'ai mis du temps à m'en convaincre. Il fallait que les contraintes du métier m'y obligent. J'ai bientôt découvert la richesse de cet exercice dont je n'ai cessé depuis d'éprouver le charme. Je me souviens encore de mes premières "visites au grand écrivain", intimidée, presque effrayée : de mon intrusion entre l'auteur et son oeuvre ; de la crainte d'être déçue par le décalage entre la prose et la parole ; ou de ne pas réussir à restituer la singularité de ces rencontres. Les doutes se sont dissipés, j'y ai vite pris plaisir. Voici une promenade, toute personnelle, dans mes exercices d'admiration. Ils ne portent pas uniquement sur des écrivains, mais aussi sur des éditeurs, des comédiens, des hommes de culture... Au fil des pages et d'un portrait à l'autre se dessine ainsi tout un paysage qui aujourd'hui commence à s'éloigner, je m'en rends compte, non sans une certaine nostalgie ; un monde d'hier mais qui reste vivant parce qu'il continue à nous parler de ce que nous sommes toujours. Jo. S.
Nombre de pages
264
Date de parution
03/10/2016
Poids
265g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070147519
Titre
La passion des écrivains
Auteur
Savigneau Josyane
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
265
Date de parution
20161003
Nombre de pages
264,00 €
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Résumé : "Il a annoncé qu'il cessait d'écrire et de publier. Pendant vingt ans je suis allée le rencontrer pour lui parler de ses romans. Ce n'était pas toujours facile. Mais un dialogue s'était noué, une amitié complice, rythmée et enrichie au contact d'une oeuvre puissante, provocante, en perpétuel mouvement. C'est cette expérience de lecture et ce dialogue, cet exercice d'admiration aussi, que je veux restituer pour le faire partager. C'est un voyage singulier que de redécouvrir des romans familiers, toujours au contact de leur auteur. Philip Roth fait retour sur des personnages, des idées, des situations, des convictions... Et parle librement de l'Amérique de son enfance, de la guerre, de son identité, du statut, qu'il conteste, d' "écrivain juif américain", du malentendu entre les hommes et les femmes, de la démocratie, des ravages de la "political correctness"... Il a reconsidéré certaines de ses certitudes et s'accroche à d'autres. Mais au fond, cet écrivain d'exception n'a pas changé, et son oeuvre, au terme de cette traversée, me paraît toujours comme un tout, d'une exceptionnelle richesse et d'une parfaite cohérence. Finalement, en le relisant, je me dis que tous ses romans composent un seul grand livre." Josyane Savigneau.
Résumé : "La calomnie s'est imposée, il faut tourner la page. La page, c'était moi. On me signifiait ainsi ma destitution de la direction du "Monde des livres". Souffle coupé, comme asphyxiée... Pour repartir, ne fallait-il pas remonter plus haut, creuser plus profond ? Que n'avais-je pas compris de ce monde où je me croyais légitime ? Et qu'avais-je voulu ignorer de moi-même ? Il fallait refaire ce parcours qui avait débuté une cinquantaine d'années plus tôt, dans une petite ville de province ? "du mauvais côté du pont". Sans ce point de côté qui m'obligeait à m'arrêter, aurais-je entrepris ce voyage ? Pas sûr." Josyane Savigneau.
Résumé : " Solitude... je ne crois pas comme ils croient, je ne vis pas comme ils vivent, je n'aime pas comme ils aiment... Je mourrai comme ils meurent ", écrivait Marguerite Yourcenar à trente ans. Personnage principal d'un roman patiemment construit -sa vie-, Marguerite Yourcenar, première femme à entrer à l'Académie française, a traversé le siècle avec une liberté singulière, aventureuse, obstinée.
Solitude... Je ne crois pas comme ils croient, je ne vis pas comme ils vivent, je n'aime pas comme ils aiment... Je mourrai comme ils meurent" , écrivait Marguerite Yourcenar à trente ans. Personnage principal d'un roman patiemment construit - sa vie -, Marguerite Yourcenar, première femme à entrer à l'Académie française, a traversé le siècle avec une liberté singulière, aventureuse, obstinée.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.