La bataille finale. Mythes et épopées des derniers temps dans les traditions indo-européennes
Sauzeau Pierre ; Sauzeau André
L'HARMATTAN
41,50 €
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EAN :9782343107004
Le Crépuscule des Dieux scandinave, l'Atlantide de Platon, les combats de la Théogonie grecque, la Geste de Proie, le règlement de comptes à Ithaque, la Révolution qui a aboli la royauté à Rome, la guerre lavinienne dans l'Eneide, l'histoire mythique des "Conquêtes de l'Irlande", l'immense combat d'Aliscans, la grande épopée indienne du Mahabharata : tous ces récits, part importante du patrimoine culturel de l'Europe et de l'Asie méridionale, relèvent de genres et de champs d'étude bien différents. Nous pensons pourtant pouvoir établir qu'ils dérivent d'un commun héritage indo-européen, d'une " matrice mythique " décrivant la fin d'un âge ", ou la " fin des temps ", sous forme d'une bataille cataclysmique opposant des camps apparentés ; " bataille finale dont les camps sont définis en relation avec les quatre " fonctions " indo-européennes.
Nombre de pages
385
Date de parution
06/01/2017
Poids
557g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343107004
Titre
La bataille finale. Mythes et épopées des derniers temps dans les traditions indo-européennes
Auteur
Sauzeau Pierre ; Sauzeau André
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
557
Date de parution
20170106
Nombre de pages
385,00 €
Disponibilité
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Ce voyage dans le mythe grec commence au pays des noms, c'est-à-dire par Homère. Car Argos n'est pas une cité comme les autres : son nom, au centre des traditions les plus archaïques de la Grèce, suggère un " éblouissement de lumière blanche-rapide ". Plus qu'un toponyme, Argos est un concept qui rayonne depuis la préhistoire indo-européenne. C'est le pays de la souveraineté féminine, où règne Héra aux bras blancs, où courent les blanches cavales. Domaine royal, que le mythe partage à loisir, entre Héra et Poséidon, entre Sécheresse et Humidité. Suivons, conduits cette fois par Pausanias, la réalité des paysages argiens, des sentiers où circulent les mythes, depuis les collines arides de l'Héraion jusqu'aux marécages de Lerne : les errances d'Iô, la blanche génisse, puis le sanglant retour des Danaïdes, dont le mariage et le crime structurent la Cité, son territoire et son histoire.
Haletante et foisonnante, la mythologie grecque n'a pas fini de nourrir nos rêves. A l'intérieur de ce labyrinthe mystérieux peuplé de créatures furieuses, merveilleuses, amoureuses, nous aimons nous perdre et nous retrouver. En un seul récit poétique et enlevé, ce livre richement orné raconte toute la mythologie depuis le chaos initial jusqu'à la fin du monde des héros. Dans cette fabuleuse odyssée, chaque fleur porte le nom d'une jeune beauté trop aimée des dieux ; chaque bête naît d'un drame humain ou divin ; à chaque montagne, à chaque étoile s'attache un destin sublime ou monstrueux, issu de passions tourmentées. Les remparts de Mycènes et de Troie, bâtis par des dieux, portent encore les traces sanglantes des massacres héroïques. Conteur complice et malicieux, Pierre Sauzeau déploie pour les lecteurs l'infinie variété des mythes, la poésie des noms et la sagesse de ces "mensonges vrais", qui depuis trois mille ans nous posent des énigmes fascinantes, tragiques et délectables.
Selon Sir Darius, personnage de Salman Rushdie, "trois fonctions, ça ne suffit pas ; il faut qu'il y en ait une quatrième... Impossible, répondit Methwold. Les trois concepts du vieux Georges remplissent la totalité du paysage social. Oui, dit Sir Darius. Niais que fait-on de l'extériorité, de tout ce qu'on considère comme au ban de la société, au-dessus de la mélée ? Les seules personnes qui voient la totalité du tableau sont celles qui sortent du cadre." De fait, la structure tripartie découverte par Georges Dumézil n'épuise pas l'idéologie des anciens peuples indo-européens ; le grand savant en était conscient : ni le dieu védique Rudra, ni le scandinave Loki, ni le grec Apollon n'y trouvent leur place ! Pourtant l'hypothèse, déjà ancienne, de la quatrième fonction, ne s'est pas imposée à ce jour. Les auteurs, en s'appuyant sur l'appréhension du nombre et le système des couleurs, montrent la fécondité interprétative de l'hypothèse quadrifonctionnelle dans le vaste domaine qui s'étend des anciens Indiens, Grecs et Romains jusqu'aux "derniers païens" de l'Hindou-Kouch, en passant par l'Irlande et la Scandinavie médiévales. Ils dessinent et approfondissent le champ de la quatrième fonction : le reste, l'anormal, l'ambigu, le passage, l'Autre ; étranger, bourreau, esclave, berger, monstre, fripon, poète ou prophète ; leur paradoxale utilité, leur dynamisme envahissant.
Sauzeau Pierre ; Sauzeau Jacqueline ; Chambry Emil
L'histoire de la fable pour les Anciens commence par une fable, celle d'Esope, l'esclave difforme à l'esprit subtil, qui faisait parler les bêtes avec plus de sagesse et d'humour que leurs maîtres. En prose ou en vers, regroupées dans des recueils anonymes, dans des oeuvres personnelles de poètes comme Phèdre, Avianus ou Babrius, parfois présentes chez de plus grands comme Hésiode, Aristote, Tite-Live ou Horace, elles fondent une tradition dont se nourrira le génie de La Fontaine. Véritable comédie humaine drôle et cruelle, ces fables ne s'adressent pas aux enfants en priorité... mais ont beaucoup pour leur plaire, parce qu'elles savent amuser en instruisant, et qu'elles disent la vérité. Ce volume réunit pour la première fois le vaste ensemble des fables grecques et latines de l'Antiquité, dans des traductions nouvelles ou entièrement refondues.