
L'épreuve des sens. De l'action sociale à la réalité virtuelle
La sociologie, depuis ses débuts, a privilégié le sens au détriment des sens, les reléguant et les abandonnant à d'autres disciplines. Ne plus isoler l'action sociale de la perception qui l'initie, du geste qui l'engage, de l'émotion qui la motive, tels peuvent être désormais les enjeux d'une socio-écologie de la perception. Face à la technicité croissante des " cadres de l'expérience " - téléprésence, réseaux électroniques, réalité virtuelle... - l'objectif est en effet de saisir le renouvellement de nos schémas perceptifs et cognitifs. Les expériences artistiques au contact de l'électronique et du numérique témoignent à ce titre des tentatives humaines d'adaptabilité aux nouveaux artefacts. L épreuve du virtuel peut ainsi fournir une meilleure compréhension des rapports du réel et de l'irréel, de la façon dont se réalise du virtuel, modifiant le cadre de nos perceptions et de nos actions.
| EAN | 9782130539728 |
|---|---|
| Titre | L'épreuve des sens. De l'action sociale à la réalité virtuelle |
| Auteur | Sauvageot Anne |
| Editeur | PUF |
| Largeur | 135 |
| Poids | 360 |
| Date de parution | 20031028 |
| Nombre de pages | 292,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Figures de la publicité, figures du monde
Sauvageot AnneCette étude sociologique, accompagnée d'une recherche sur les symboles et les archétypes, peut fournir un guide quant aux nouvelles perspectives de la publicité.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER19,27 € -

Sophie Calle, l'art caméléon
Sauvageot AnneRésumé : Sophie Calle se dit, se livre, se montre, s'affiche. Nous connaissons les couleurs de ses draps, de ses menus, de ses humeurs. Une telle exposition de soi sur la scène publique nous plongerait d'emblée dans la télé réalité si nous ne savions qu'elle est une artiste, et non des moindres : en témoigne le nombre d'expositions à son actif (on se souvient entre autres de la rétrospective " M'as-tu-vue " au Centre Georges-Pompidou, en 2003). Entre roman-photo, journal intime, filature, confession, road movie, autofiction, les textes, les photographies et les performances de Sophie Calle n'ont cessé d'emprunter aux mass media leur engouement pour le reality show. L'art intimiste dont elle a fait son style et sa marque de fabrique se réduit-il à un "air du temps " ? Mimétisme ou dérision, connivence ou parodie, ruse ou stratégie, l'?uvre brouille à plaisir les niveaux de lecture et tire sa force et son originalité de ce savoir-faire. Les fantasmes de Sophie Calle, dans lesquels les médias peuvent se trouver un miroir, sont-ils les siens ou ceux d'une époque, les pirouettes d'une artiste branchée ou les habiles détournements d'un art qui joue les caméléons avec son temps et se joue de ses propres mascarades ? Quel " art " Sophie Calle donne-t-elle à voir ? Au-delà du " cas Calle ", c'est toute la question des frontières incertaines et mouvantes de la " médiaculture" contemporaine qu'examine ici l'auteur.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER21,50 € -

Le partage de l'oeuvre. Essai sur le concept de la collaboration artistique
Sauvageot AnneL'artiste ne saurait être l'unique auteur de son uvre, ne serait-ce que parce qu'il peut difficilement éviter d'avoir recours à des compétences qui lui sont généralement étrangères - qu'il s'agisse de savoirs traditionnels comme la gravure, ou des apports de nouvelles technologies telles que le numérique, la robotique, ou l'intelligence artificielle. Comment les artistes vivent-ils ce partage de compétences ? La réflexion porte sur le processus de collaboration et de réalisation de trois uvres singulières, signées respectivement Miquel Barceló, Eduardo Kac et Céleste Boursier-Mougenot.Sur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER23,50 € -

Jean Baudrillard, la passion de l'objet
Sauvageot AnneExtrait Extrait de l'introduction C'est l'objet qui nous voit, nous regarde, nous rêve, nous pense... L'objet, à travers son système, ses facéties, son étrangeté, sa disparition en même temps que son immanence, aurait-il tous les pouvoirs ? De sa production jusqu'à sa déréalisation, en passant par sa consommation et sa simulation, Jean Baudrillard n'a cessé de titiller l'objet - et ses doubles -, de le tourner et de le retourner, de le malmener et de le prendre en traître au cours du duel qu'il a engagé avec lui dans ses multiples ouvrages, essais et entretiens. Pour avoir toujours douté de sa réalité, Jean Baudrillard débusque ses subterfuges dès le début d'un parcours universitaire qu'il ne poursuivra pas, loisir de penser et d'écrire oblige. Détournés de leurs usages, les objets devenus marchandises se déploient en un «système cohérent de signes» que Jean Baudrillard, alors enseignant-chercheur en sociologie à l'université de Nanterre, perce à jour. S'engage dès lors, au travers d'écrits de plus en plus percutants, un jeu de piste à la poursuite des dérives d'une super-production d'objets-artefacts, relayée par une non moins gigantesque entreprise vouée à leur consommation. Échappés de leur valeur d'usage, les objets pouvaient-ils avoir d'autres en-jeux que leur sur-réification à travers leur publicisation et les effets de mode dont eux-mêmes devenaient les objets ? Suppléés par les images de leur consommation, ils se font alors gadgets et leur apparence l'emporte sur leur réalité. Premier acte. Ce ne sont donc plus seulement des objets dont il est question mais des images - les leurs -, comme toutes celles sans réfèrent produites désormais par le régime de la simulation que génère l'ère du numérique. Des images qui ne re-présentent rien, pas même les objets qui défilent sur les écrans, puisqu'elles sont le fruit d'algorithmes radicalement abstraits. De la mise en spectacle publicitaire des objets, du régime sémiologique qui la gouverne, Jean Baudrillard en annonce la fin, la fin de l'ère du symbolique au sein de laquelle le réel, les objets pouvaient encore s'échanger contre des signes, des codes, en bref contre leur représentation. L'avènement du virtuel opère une déréalisation radicale. Deuxième acte. Mais ce que célèbre la simulation partout présente - celle de l'ADN, des circuits neuronaux, du grain de matière, des fluides, des objets... - n'est pas tant l'anéantissement du réel que l'avènement de la Réalité Intégrale, autrement dit le pouvoir du modèle plus réaliste que la réalité, plus véridique que le vrai, plus illusionniste que l'illusion. La génération des modèles, modifiables, renouvelables et perfectibles à l'infini puisque fondés sur l'abstraction du langage numérique, ouvre l'accès à l'hyperréalité - une réalité plus vraie que nature puisque parfaitement immatérielle. Et si le virtuel annihile le réel, le crime demeurerait imparfait s'il ne s'accompagnait du meurtre de l'illusion constitutive de toute forme de réalité quelle qu'elle soit, cette illusion fondatrice qui lui colle à la peau. Troisième acte.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER19,00 €
Du même éditeur
-

Cités N° 45/2011 : Lyotard politique
Prigent MichelLyotard politiqueYves Charles Zarka, EditorialI. Dossier: Lyotard politiqueJean-Michel Durafour et François Frimat, PrésentationJean-Michel Salanskis, Difficile politiqueAmparoVega, Socialisme ou Barbarie et le militantisme de Lyotard Bruno Chaouat, La clameur originaire du politiqueJean-Louis Déotte, Le paradoxe des Immatériaux: entre répulsion et fascinationClaire Pagès, Les Marx de LyotardGaëlle Bernard, Sur la crise « postmoderne » de la légitimation et la confusion des raisonsJean-François Nordmann, Rompre avec l'horizon de l'émancipation démocratiqueCorinne Enaudeau, La politique entre nihilisme et histoireII. Grand article inédit« Peinture et désir », conférence inédite de Jean-François Lyotard à la Sorbonne de 1972, présentation pour François Frimat et Jean-Michel Durafour III. Vie PolitiqueJacques de Saint-Victor, présentationPierre-Noël Giraud, Maurice Allais: « Celui qui avait tort d'avoir raison »Christian Godin, Excuses et attritions publiques: une nouvelle mode inquisitorialeVincent Michelot, Les Tea Parties: entre populisme et conservatismeJean Yves Camus, Le processus de normalisation des droites radicales en EuropeMarie Holzman, Chine: un prix Nobel de la paix que ne passe pasIV. Vie IntellectuelleChristian Godin, présentationChristian Godin, « La culture pour chacun »: Une nouvelle politique culturelle?Charlotte Lacoste, La fascination du mal: une nouvelle mode littéraireDiane Scott, Guitry ou l'inattendu de la réconciliation nationaleReynald Lahanque, Houellebecq ou la platitude comme styleYvon Quiniou, Le spectre moral de MarxV. RecensionDolorès Lyotard, Jean-François Lyotard: questions au cinéma (Ce que le cinéma se figure), PUF, coll. « Intervention philosophique », Paris, 2009, par Jean-Michel DurafourSur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER15,50 € -

L'éducation sentimentale, Gustave Flaubert
Leclerc YvanRésumé : Qu'est-ce qui s'éduque dans L'Education sentimentale ? Ni le sentiment, réduit à la blague du sentimentalisme individuel et collectif, ni le " jeune homme " dont l'histoire ne rejoint pas une Histoire en rupture de sens, ni les héros sans héroïsme d'une Révolution manquée, ni le genre du roman, désormais fondé sur la " négation du romanesque ".Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER10,14 € -

Le voyage, le monde et la bibliothèque
Montalbetti ChristineCet essai parcourt les textes de référence classiques de Descartes, de Rousseau ou encore de Cervantès, pour montrer comment tous participent à l'écriture du monde.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER11,50 € -

La crise de 1929 et l'émergence américaine
Johsua IsaacRésumé : Ce livre fait un point très complet sur la crise de 1929. Il couvre tout le temps et l'espace de cet événement majeur. Il examine en détail toutes les grandes explications proposées à ce sujet. Mais il avance également une thèse originale : la crise de 1929 y est présentée comme une crise de l'émergence américaine. Ce sont les conditions de cette émergence, la rapidité. avec laquelle elle a eu lieu, qui ont fait la grande dépression. De la même façon qu'une île surgie du fond de l'océan, montant à toute allure à la surface, sera en équilibre intérieur instable et va lever une vague qui ira balayer les continents déjà établis. Crise de l'émergence américaine, la crise de 1929 l'est à un double titre, à la fois sur le plan intérieur américain et sur le plan international. Sur le premier de ces plans, il faut souligner que le monde américain a longtemps accordé une place très importante aux entrepreneurs individuels. Or, en quelques dizaines d'années, à la jonction des XIXe et XXe siècles, cet univers a été transformé en un monde où prédominent sociétés et salariat. Du contraste violent entre ces deux états a surgi, au XXe siècle commençant, la faille cachée de l'économie américaine. La colonisation intérieure a joué ici un rôle décisif. Les conditions de cette colonisation ont fait le très faible degré de marchandisation et de salarisation, et la très forte présence des entrepreneurs individuels. Mais ces mêmes conditions (c'est-à-dire un territoire neuf) ont fait la très rapide montée ultérieure de la marchandisation et de la salarisation, une fois la colonisation terminée et la fin de la frontière proclamée. La crise de 1929 trace ainsi une ligne de partage dans l'histoire des fluctuations économiques : elle ouvre l'ère des crises salariales. L'émergence américaine aura joué également un rôle décisif au plan international. La montée de la puissance américaine a été en effet tellement rapide qu'elle a empêché, à un moment crucial, le Royaume-Uni de jouer son ancien rôle stabilisateur, sans que les Etats-Unis soient pour autant déjà capables de remplacer la vieille Angleterre. Cette double incapacité s'est manifestée lorsqu'à la fin de la Première Guerre mondiale l'Allemagne a été abandonnée à son sort. Elle s'est faite cruellement sentir à nouveau, en 1931, à l'occasion de la crise bancaire allemande et de la chute de la Livre anglaise. Dans sa dimension internationale, la crise de 1929 est donc celle de l'entre-deux, celle d'une guerre inachevée. Il faudra une deuxième guerre mondiale pour mener les choses à leur terme et répondre aux questions que la première n'avait fait que poser.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER23,50 €
De la même catégorie
-

Plastique : le grand emballement. 0
Gontard Nathalie ; Seingier HélèneRésumé : Depuis 30 ans, dans son laboratoire et sur tous les terrains du monde, Nathalie Gontard explore et scrute l'univers du plastique. D'abord fascinée par les potentialités du matériau magique, elle l'a vu ringardiser les matières traditionnelles et envahir sournoisement la planète. Elle a découvert ses empreintes sur les plages, au coeur des sols et même dans la chair d'innombrables animaux. Il faut se rendre aujourd'hui à l'évidence : tous les recycleurs, tous les inventeurs de " nouveaux matériaux " ne suffiront pas à empêcher la lente contamination de notre environnement. Il faut supprimer la source du danger, se distancier des discours des politiques et industriels aveuglés par leur croyance dans un progrès uniquement matériel. A nous de nous mobiliser pour mettre un terme à cette surproduction infernale ! A nous de trouver comment assurer notre confort sans déséquilibrer la petite planète dont nous sommes locataires. Ce qu'il faut, c'est reconnaître notre addiction pour ralentir notre consommation jusqu'au strict nécessaire. Un défi tout à fait accessible, et que ce livre incite à relever dès aujourd'hui.ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,00 € -

Fragments d'un discours amoureux
Barthes RolandS'abîmer Absence Adorable Affirmation Altération Angoisse Annulation Ascèse Atopos Attente Cacher Casés Catastrophe Circonscrire C?ur Comblement Compassion Comprendre Conduite Connivence Contacts Contingences Corps Déclaration Dédicace Démons Dépendance Dépense Déréalité Drame Ecorché Ecrire Errance Etreinte Exil Fâcheux Fading Fautes Fête Fou Gêne Gradiva Habit Identification Image Inconnaissable Induction Informateur Insupportable Issues Jalousie Je-t-aime Langueur Lettre Loquèle Magie Monstrueux Mutisme Nuages Nuit Objets Obscène Pleurer Potin Pourquoi Ravissement Regretté Rencontre Retentissement Réveil Scène Seul Signes Souvenir Suicide Tel Tendresse Union Vérité Vouloir-saisirSur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER24,90 € -

Mais pourquoi sont-ils pauvres ? Voyage dans la France en crise
Herszberg CatherineChaque année, l?Insee chiffre le nombre de pauvres en France (8,2 millions en 2011) sans jamais proposer toutefois de lecture sur l?organisation politique qui génère cette pauvreté. Les pauvres surgissent ainsi sur la scène sociale comme une masse importante que l?on va aider ou punir, selon les mérites ou les défauts de chacun, mais rarement comme le symptôme d?une défaite sociale. Tandis que la fraction la plus riche de la population ne cesse de s?enrichir, la pauvreté n?est plus un phénomène qui relève d?une responsabilité collective. C?est pourquoi Catherine Herszberg est allée demander à des inconnus non pauvres, selon le critère européen, pourquoi les pauvres sont pauvres. Cette démarche s?inscrit dans la continuité de celle qui l?a déjà poussée à observer le sort réservé aux fous emprisonnés (Fresnes, une histoire de fou, 2007). A nouveau, il est question d?hommes mis à l?écart de la société, qu?on est soulagé de ne plus voir, leur vie n?intéressant à peu près personne. Cette enquête pointe ainsi comment le phénomène de la pauvreté s?est détaché du politique, et de notions comme la justice ou l?égalité, pour relever au mieux d?un discours compassionnel, voire charitable. Ce divorce conduit à l?acceptation de ce fait social comme une fatalité, voire une nécessité. Acceptation renforcée par la certitude que le capitalisme mondialisé produit un surplus d?êtres humains "inutiles", surplus appelé à croître dans les années à venir. "Dès lors, la seule question qui se pose est celle-ci: qu?est-ce qu?on va bien pouvoir faire de ces hommes en trop?"EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

L'âge des low-tech. Vers une civilisation techniquement soutenable
Bihouix PhilippeRésumé : Face aux signaux alarmants de la crise globale ; croissance en berne, tensions sur l'énergie et les matières premières, effondrement de la biodiversité, dégradation et destruction des sols, changement climatique et pollution généralisée, on cherche à nous rassurer. Les technologies "vertes" seraient sur le point de sauver la planète et la croissance grâce à une quatrième révolution industrielle, celle des énergies renouvelables, des réseaux intelligents, de l'économie circulaire, des nano-bio-technologies et des imprimantes 3D. Plus consommatrices de ressources rares, plus difficiles à recycler, trop complexes, ces nouvelles technologies tant vantées nous conduisent pourtant dans l'impasse. Ce livre démonte un à un les mirages des innovations high tech, et propose de prendre le contre-pied de la course en avant technologique en se tournant vers les low tech, les "basses technologies". Il ne s'agit pas de revenir à la bougie, mais de conserver un niveau de confort et de civilisation agréables tout en évitant les chocs des pénuries à venir. Si l'auteur met à bas nos dernières illusions, c'est pour mieux explorer les voies possibles vers un système économique et industriel soutenable dans une planète finie.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER19,90 €
