
La peinture allégorique à Pompéi. Le regard de Cicéron
La peinture allégorique apparaît dans les décors intérieurs des maisons romaines à la fin des années 80 avant J.-C. Elle disparaît une quarantaine d'années plus tard avec la génération qui l'avait mise à la mode, dans les convulsions politiques qui ont succédé à l'assassinat de César, aux Ides de mars 44 avant J.-C. Les somptueuses compositions représentant des architectures en partie imaginaires et vides de toute présence humaine ont été pieusement préservées par les propriétaires successifs des demeures, en raison sans doute de la qualité de ceux qui les avaient commandées, jusqu'à ce que l'éruption du Vésuve les conserve à son tour et nous permette de les admirer. On suit ici cette mode décorative, depuis sa naissance probable au Palatin, chez un des chefs de la faction conservatrice de l'aristocratie sénatoriale, jusqu'à sa phase finale dans des villas de la riche zone résidentielle du golfe de Naples. La signification de ces peintures est analysée en détail, par une tentative de retrouver le regard des propriétaires qui les ont fait exécuter. Il s'agit aussi bien de reconstruire dans tous ses aspects la mémoire de ces personnages que leurs habitudes de perception visuelle. Parmi le groupe des jeunes aristocrates décidés à résister aux entreprises des populares, et qui étaient allés chercher chez les philosophes d'Athènes des raisons de croire en leur destin, se détache la grande figure de Cicéron, qui possédait une résidence sur le territoire de Pompéi. C'est une des ambitions de cet ouvrage que d'essayer de faire revivre quelque chose de ce qui fut le regard de Cicéron. . . Gilles Sauron, ancien élève de l'École normale supérieure, ancien membre de l'École française de Rome, a soutenu en 1993 une thèse de doctorat d'État, publiée sous le titre Quis deum ? L'expression plastique des idéologies politiques et religieuses à Rome à la fin de la République et au début du Principat, BEFAR 285, Rome, Palais Farnèse, 1994. Il a déjà publié dans la collection Antiqva La grande fresque de la villa des Mystères à Pompéi, Mémoires d'une dévote de Dionysos en 1998 et L'histoire végétalisée, Ornement et politique à Rome en 2000. Il est actuellement professeur d'archéologie romaine à l'Université de Paris-Sorbonne (Paris IV), et donne depuis 1983 un cours d'introduction à l'étude de l'art romain à l'Ecole Normale Supérieure. Auteur de nombreuses études sur l'art romain, il fonde ses analyses sur une confrontation entre les sources textuelles, la tradition iconographique et les ensembles monumentaux légués par (Antiquité, et s'intéresse particulièrement à la sémantique architecturale, au symbolisme ornemental et aux rapports de formes et de significations entre les décors publics et les décors privés des Romains.
| Nombre de pages | 224 |
|---|---|
| Date de parution | 01/01/2007 |
| Poids | 1 295g |
| Largeur | 243mm |
| EAN | 9782708407671 |
|---|---|
| Titre | La peinture allégorique à Pompéi. Le regard de Cicéron |
| Auteur | Sauron Gilles |
| Editeur | PICARD |
| Largeur | 243 |
| Poids | 1295 |
| Date de parution | 20070101 |
| Nombre de pages | 224,00 € |
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