La peinture allégorique à Pompéi. Le regard de Cicéron
Sauron Gilles
PICARD
39,00 €
Epuisé
EAN :9782708407671
La peinture allégorique apparaît dans les décors intérieurs des maisons romaines à la fin des années 80 avant J.-C. Elle disparaît une quarantaine d'années plus tard avec la génération qui l'avait mise à la mode, dans les convulsions politiques qui ont succédé à l'assassinat de César, aux Ides de mars 44 avant J.-C. Les somptueuses compositions représentant des architectures en partie imaginaires et vides de toute présence humaine ont été pieusement préservées par les propriétaires successifs des demeures, en raison sans doute de la qualité de ceux qui les avaient commandées, jusqu'à ce que l'éruption du Vésuve les conserve à son tour et nous permette de les admirer. On suit ici cette mode décorative, depuis sa naissance probable au Palatin, chez un des chefs de la faction conservatrice de l'aristocratie sénatoriale, jusqu'à sa phase finale dans des villas de la riche zone résidentielle du golfe de Naples. La signification de ces peintures est analysée en détail, par une tentative de retrouver le regard des propriétaires qui les ont fait exécuter. Il s'agit aussi bien de reconstruire dans tous ses aspects la mémoire de ces personnages que leurs habitudes de perception visuelle. Parmi le groupe des jeunes aristocrates décidés à résister aux entreprises des populares, et qui étaient allés chercher chez les philosophes d'Athènes des raisons de croire en leur destin, se détache la grande figure de Cicéron, qui possédait une résidence sur le territoire de Pompéi. C'est une des ambitions de cet ouvrage que d'essayer de faire revivre quelque chose de ce qui fut le regard de Cicéron. . . Gilles Sauron, ancien élève de l'École normale supérieure, ancien membre de l'École française de Rome, a soutenu en 1993 une thèse de doctorat d'État, publiée sous le titre Quis deum ? L'expression plastique des idéologies politiques et religieuses à Rome à la fin de la République et au début du Principat, BEFAR 285, Rome, Palais Farnèse, 1994. Il a déjà publié dans la collection Antiqva La grande fresque de la villa des Mystères à Pompéi, Mémoires d'une dévote de Dionysos en 1998 et L'histoire végétalisée, Ornement et politique à Rome en 2000. Il est actuellement professeur d'archéologie romaine à l'Université de Paris-Sorbonne (Paris IV), et donne depuis 1983 un cours d'introduction à l'étude de l'art romain à l'Ecole Normale Supérieure. Auteur de nombreuses études sur l'art romain, il fonde ses analyses sur une confrontation entre les sources textuelles, la tradition iconographique et les ensembles monumentaux légués par (Antiquité, et s'intéresse particulièrement à la sémantique architecturale, au symbolisme ornemental et aux rapports de formes et de significations entre les décors publics et les décors privés des Romains.
Ce volume s intéresse aux deux derniers siècles avant notre ère, alors que les conquêtes romaines se multiplient et que la totalité des royaumes issus des conquêtes d Alexandre le Grand autour de la Méditerranée sont annexés à l Empire de Rome. C est dans cette phase décisive de son histoire que Rome reçoit un grand nombre d oeuvres d art récupérées sur les villes et les royaumes vaincus. Les textes, les inscriptions, mais aussi les vestiges archéologiques témoignent de la transformation rapide de Rome, qui devient la capitale du monde. La ville est désormais le plus important musée de l art grec, en même temps que le lieu d activité d artistes venus de tous les horizons et qui reflètent la diversité des grands centres artistiques de la Méditerranée orientale. L urbanisme de Rome se modifie sous l influence des métropoles grecques désormais transformées en capitales provinciales d un immense Empire.
L'ouvrage offre l'occasion d'actualiser et d'approfondir les connaissances sur François-Joseph Bélanger (1744-1818), l'un des architectes les plus talentueux de son temps. Il excella tout particulièrement dans la conception de l'habitat et des jardins, livrant alors quelques-unes des demeures les plus remarquées de l'Ancien Régime. Mais Bélanger ne fut pas seulement le chef d'orchestre des plaisirs d'un monde finissant : au cours de sa carrière, il traita aussi les programmes les plus divers tels que lotissement, halle, abattoir, bains publics ou encore salle de spectacle. Parallèlement, il mit ses talents au service de la sphère domestique en créant les décors intérieurs les plus originaux du temps.
On ne saurait mettre en doute l'importance des créations du Quattrocento qui ont eu des conséquences dans toute l'Europe. Mais il n'en résulte pas que la Renaissance s'identifie à ce modèle et qu'elle se diffuse ensuite, avec plus ou moins de succès, du " centre " à la " périphérie ". Le but de ce livre est de remettre en cause cette interprétation trop simple qui idéalise l'art de l'Italie centrale, valorise excessivement l'imitation et considère a priori comme des survivances ou des bizarreries ce qui diffère des formes " de référence ", sans chercher à comprendre les processus de réception. En réalité, les innovations les plus intéressantes n'ont pas été le produit d'une " influence " mais le fruit d'une rencontre entre des éléments empruntés à l'art italien, extraits de leur contexte, et les habitudes, les préférences et plus encore les capacités créatrices propres à chaque milieu. D'où la diversité des Renaissances européennes et la beauté singulière de tant d'?uvres qu'il faut apprendre à voir et à apprécier pour elles-mêmes.
Cluny, un grand chantier au c?ur de l'Europe renouvellprofondément notre approche de l'un des plus grandsites de la chrétienté médiévale. Trente-cinq ans aprèl'ouvrage décisif de K.J. Conant, Anne Baud apporte l'éclairage de nouvelles fouilles et de l'archéologie d'élévation, proposant d'autres hypothèses quant au déroulement et aux finalités du grand chantier de la Maior ecclesia, la troisième abbatiale réalisée par Hugues de Semur à la fin du XIe siècle. Les recherches systématiques menées durant plusieurs années dans les vestiges de l'abbaye apportent de nombreuses indications sur les choix esthétiques et techniques des bâtisseurs. Si les monuments antiques ont toujours constitué une référence essentielle pour l'architecture monumentale, le modèle romain est ainsi le seul à même de mettre en évidence les relations très privilégiées qui se sont nouées entre la papauté et la grande abbaye bénédictine. Héritiers des fondateurs de l'Église, les commanditairede Cluny l'ont voulue comparable à Rome
Parmi tous les monuments architecturaux qui font de Rome la ville la plus riche et la plus fascinante du monde, les palais occupent une position très privilégiée au côté des églises et des vestiges les plus imposants de l'Antiquité. Une telle profusion de palais, privés pour la plupart, s'explique en premier lieu par la présence du Saint-Siège dont le souverain suprême fut longtemps choisi parmi les membres des grandes dynasties italiennes qui célébrèrent leur ascension en édifiant d'admirables palais. D'autres facteurs, historique et économique pour la plupart, contribuèrent à la construction de ces grandioses palais, auxquels travaillèrent les architectes les plus prestigieux (Bramante, Michel-Ange, Sangallo, Le Bernin, Ponzio, Borromini, Fontana) et les peintres les plus célèbres de leur génération : les Carrache, Reni, le Guerchin, Pierre de Cortone, Salviati, sans oublier cette pépinière de décorateurs bolonais qui, deux siècles durant, firent leur apprentissage dans la Rome pontificale. Ces palais ont conservé une bonne part de leurs décors et de leurs ameublements originels grâce à l'institution de fedecommesso (fidéi commis) qui obligeait le propriétaire à garder en totalité et sur place les richesses artistiques amassées au fil des siècles. C'est à cette heureuse disposition que nous devons la sauvegarde de ce fabuleux patrimoine comportant des oeuvres de Raphaël, Titien, Corrège, Tintoret, Véronèse, Carrache, Caravage, Reni, Guerchin, Rubens, Van Dyck et de tant d'autres maîtres des écoles italiennes et étrangères, sans parler des antiquités classiques qui sont présentes dans toutes les collections.
Les villas romaines stupéfient toujours les visiteurs par le caractère grandiose de leur architecture et par la somptuosité de leur décoration. Grâce à ce livre, nous allons visiter 28 parmi les plus belles d'entre elles qui possèdent de superbes fresques de l'époque romaine. Ce livre sur les fresques de l'Antiquité étudie la fonction de base de cet art : agrandir les espaces intérieurs des villas, à un degré extravagant, en y faisant entrer les vastes paysages qui les environnaient. Cette fonction répondait aux souhaits des commanditaires, mais était également un parfait reflet de la vision des artistes. Les peintres de l'Ancienne Rome ont été surtout attirés par l'espace, qu'ils pouvaient prolonger, au moyen de trompe-1'?i1, de façades de marbre splendides, de portiques et de balustrades. Au sein d'un cadre architecturé, ils ont donné vie à leurs paysages en y introduisant des hommes, des animaux, ainsi que des figures mythologiques. L'originalité de la peinture romaine se comprend seulement en notant son rapport étroit avec l'architecture, enrichissant considérablement l'art de peindre grâce à la perspective, imaginaire et symbolique, de l'espace infini. Les plus grands ensembles de fresques romaines sont ici présentés : à Pompéi, la villa des Mystères, la maison du Labyrinthe, la maison des Vettii ou la maison du Poète tragique ; à Rome, la Domus Aurea de Néron, la maison aux Griffons, la maison de Livie, ou les thermes de Trajan ; mais également des sites très proches Oplontis, Boscoreale, Herculanum... De plus, les nombreux détails (souvent en taille réelle) accentuent l'impression du lecteur : il peut presque toucher les fresques, comme s'il était sur place, à Rome, à Pompéi ou à Herculanum. Ce livre propose d'aller au-delà d'une lecture traditionnelle : il fournit une sensation magique et tactile grâce au nouveau papier utilisé pour reproduire ces chefs-d'?uvre !
Bianchi Bandinelli Ranuccio ; Giuliano Antonio ; P
Ce volume sur les Etrusques et l'Italie avant Rome constitue le premier volet de la grande trilogie de Ranuccio Bianchi Bandinelli sur l'art de l'Italie antique. En parcourant l'Italie préromaine au Ier millénaire avant notre ère, le célèbre historien. attaché à une histoire sociale de l'art, pouvait ainsi mettre en évidence les racines de ce qu'il a appelé le courant "plébéien" de l'art romain. L'art de la civilisation étrusque, analysé d'un point de vue historique, est au c'ur de l'ouvrage, mais les productions artistiques des différents peuples antiques de la péninsule, comme les Dauniens, les Picéniens et les Ligures, a ont aussi leur place. Dans le foisonnement des formes d'expressions, qui séduisent souvent par un certain primitivisme, on est ébloui par le faste du mobilier. les bijoux d'or à la décoration raffinée, les fresques revêtant les parois des tombes de Tarquinia, les magnifiques acrotères en terre cuite des temples de Véies et d'Orvieto, les grands bronzes comme la Chimère d'Arezzo ou l'Arrigatore. Le texte d'origine de Ranuccio Bianchi Bandinelli et Antonio Giuliano, illustré par une documentation photographique largement en couleur, est introduit par une nouvelle présentation et augmenté d'une bibliographie anise à jour dues à Jean-Paul Thuillier. directeur du département des sciences de l'Antiquité à l'Ecole normale supérieure.