Une compréhension élitiste de l'art et de la culture s'accommode mal du voisinage de la délinquance et du crime. Pourtant, depuis plusieurs décennies, des projets artistiques et culturels sont déployés en direction de la population pénale, dans le cadre de protocoles d'accord qui lient le ministère de la Culture et celui de la Justice. Les pouvoirs publics, en favorisant le rapprochement de deux univers aussi dissemblables au nom de la réinsertion sociale et du droit à la culture, nourrissent alors toute une série de réflexions à la fois sur la place de l'art et de la culture dans la société (du motif de la délectation au statut d'instrument de l'inclusion sociale), et sur le sens de la peine et le rôle de certaines institutions pénales, telles que la prison. Cet ouvrage participe à ces réflexions en rassemblant des contributions du colloque intitulé " Usages de la culture et population pénale ", organisé les 2 et 3 juin 2014 à Nantes par Audencia Business School et le ministère de la Culture et de la Communication, et soutenu par le RT 14 Sociologie des Arts et de la Culture de l'Association française de sociologie.
Nombre de pages
167
Date de parution
02/05/2018
Poids
210g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343146058
Titre
Usages de la culture et population pénale
Auteur
Saurier Delphine
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
210
Date de parution
20180502
Nombre de pages
167,00 €
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Cet ouvrage, fruit d'une réflexion en sciences sociales, prend place dans une série d'études et de recherches conduites depuis 2010 sur les projets artistiques et culturels en milieu carcéral. Avant d'être une exposition, " Le voyage " est un projet collectif de nature muséale en milieu carcéral. Pendant une année, une équipe de neuf personnes détenues ont eu en charge la conception, la mise en oeuvre et la médiation d'une exposition d'oeuvres originales dans le Centre Pénitentiaire Sud Francilien. Cette exposition présente une centaine d'oeuvres originales provenant de grands musées français comme le Quai Branly ou encore le musée Guimet. C'est la première fois qu'une telle initiative a lieu en France.
Ce numéro de la revue "Culture et Musées" envisage les différentes dimensions de la rencontre qui se développe autour des projets artistiques et culturels en direction des publics exclus ou marginalisés, selon deux axes : culture et exclusion ; publics atypiques (dans le cas des prisons, des milieux ouverts, des hôpitaux et de la santé).
Ce livre est fondé sur l'étonnement croisé d'un artiste et d'une chercheuse concernant l'écart entre l'imaginaire d'une prison violente et ce que l'on peut y vivre : des bons moments. Si ceux-ci surgissent malgré les violences et les conditions de travail parfois dégradées, ils restent absents du récit public. Ce carnet de terrain, mêlant les voix des surveillants, de l'artiste et de la chercheuse, explore cet écart et la possibilité d'un autre récit sur le monde carcéral.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.