Les Paradoxes du délire. Wittgenstein, Schreber et l'esprit schizophrénique
Sass Louis Arnorsson ; Castel Pierre-Henri
ITHAQUE
24,34 €
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EAN :9782916120188
Voici un essai sur la philosophie et sur la folie sur la folie comme parente proche de la philosophie; sur la philosophie comme espèce de la folie. Être « fou », tant pour le spécialiste de clinique mentale que pour n'importe lequel d'entre nous, c'est croire des choses absolument fausses, ou en percevoir certaines qui n'existent tout simplement pas. Mais bien des schizophrènes, ces fous par excellence, n'agissent nullement comme s'ils prenaient leur délire pour la réalité. Dans ce travail, d'une pénétration et d'une sensibilité exceptionnelles, Louis Sass fait voler en éclat nos idées reçues sur le délire et la réalité. Comment? En mettant en regard l'autobiographie du « fou » le plus célèbre de l'histoire de la psychiatrie et de la psychanalyse, le Président Daniel Paul Schreber, et les textes du philosophe ou de l'antiphilosophe Ludwig Wittgenstein. Car quantité de « maladies intellectuelles » que Wittgenstein a détectées en philosophie le détachement à l'égard de la vie sociale, l'indifférence aux enjeux pratiques, la pente à l'abstraction et à la concentration de la conscience sur elle-même présentent de troublantes affinités avec les symptômes classiques de la schizophrénie. La schizophrénie, montre ainsi Louis Sass, pourrait bien être, à cet égard, non la perte définitive de la raison, mais le point d involution ultime sur la trajectoire d'une conscience livrée aux savants paradoxes d'un solipsisme vécu.
Nombre de pages
208
Date de parution
02/12/2010
Poids
302g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782916120188
Titre
Les Paradoxes du délire. Wittgenstein, Schreber et l'esprit schizophrénique
Auteur
Sass Louis Arnorsson ; Castel Pierre-Henri
Editeur
ITHAQUE
Largeur
153
Poids
302
Date de parution
20101202
Nombre de pages
208,00 €
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Valentiny Caroline ; Englebert Jérôme ; Sass Louis
Comment rencontrer l'homme schizophrène dans sa singularité, dans la richesse et les difficultés de son expérience ? Comment partager l'indicible de la rupture psychotique ? Comment dépasser les catégorisations symptomatiques réduisant l'homme à sa maladie ? Les auteurs proposent une approche contemporaine et inédite de la schizophrénie en s'inspirant de l'échelle EASE qui permet une exploration guidée de la (des) subjectivité(s) schizophrénique(s). Cet outil permet de percevoir différemment la maladie, de l'intérieur, offrant une perspective originale, susceptible de nouer des dialogues féconds avec la psychanalyse et les sciences cognitives. Le choix d'une approche phénoménologique s'ancre dans une volonté de laisser la place à l'étonnement, de ne pas pré-penser, ou le moins possible, le recueil d'expériences. Les explorations des phénomènes décrits par les patients se nourrissent de la tradition de la psychopathologie phénoménologique (Blankenburg, Minkowski, Binswanger, Tatossian) et de ses apports contemporains (Stanghellini, Sass, Parnas, Fuchs) tout en laissant au phénomène clinique la primauté. L'ouvrage explore l'hypothèse selon laquelle la folie pourrait dériver d'une intensification plutôt que d'un affaiblissement de la conscience. Les phénomènes d'hyper-réflexivité semblent constituer des moments centraux dans le rapport au monde des personnes schizophrènes qui relatent des phénomènes d'exacerbation de la pensée, de recherche de sens, d'intensification de la réflexion au détriment de la capacité d'abandon naturelle au monde.
Après 99 petits amis imaginaires, est-ce que le 100e sera le bon ? Sur Instagram, Micah Summers poste les portraits de ses " petits-amis imaginaires ", des garçons qu'il dessine au lieu d'oser les aborder. Ses millions de fans attendent avec impatience le numéro 100, et Micah aussi, car il est bien décidé, cette fois, à faire de son fantasme une réalité ! Quand il croise le prince charmant dans le métro, il est bien décidé à lui demander son numéro, seulement ce dernier sort du train sans lui en laisser le temps. Heureusement, il a laissé derrière lui sa veste et un paquet d'indices sur son identité. Micah va alors partir en quête du mystérieux inconnu... et de l'amour véritable.
L'ours d'argent aux côtés de Michel Piccoli à la Berlinale de 1982, le rythme effréné des représentations et des tournages, le bonheur d'être sur scène ou devant la caméra, les heures merveilleuses de son enfance passées dans le théâtre où sa mère était actrice? Katrin Sass, l'interprète principale du film Good Bye Lenin!, raconte son immense passion pour son métier. Elle raconte aussi la vie quotidienne en Allemagne de l'Est, les tentations de partir à l'ouest, les raisons de rester à l'est, les espoirs et les déceptions liés à la chute du mur de Berlin, la lecture de son dossier aux archives de la Stasi. Autoportrait d'une femme à la fois forte et fragile, éprise de liberté.
Qu'appelle-t-on "symptôme" en psychiatrie ? Et de quel talent d'observateur faut-il créditer le clinicien qui essaie de regrouper les symptômes en syndromes, voire en maladies mentales ? Steeves Demazeux, après son enquête sur les classifications contemporaines (Qu'est-ce que le DSM ? , Ithaque, 2013), continue ici sa remontée dans le temps, en examinant l'émergence de la clinique psychiatrique, de ses origines chez Pinel à la crise qui la secoue au tournant des années 1950. A cette fin, il fouille le sol de la relation clinique, en amont du diagnostic, quand, au plus proche du patient, le psychiatre se met en quête des "signes" de la maladie. Les aliénistes ont longtemps cherché à constituer une "sémiologie" de la folie aussi respectable que celle des autres branches de la médecine. Très vite, cependant, ils ont hésité. Fallait-il voir dans ces signes et ces symptômes les éléments formels d'un tableau, les indices d'un trouble sous-jacent qui en serait la cause, ou les lettres d'un texte dont le sens nous échappe ? Une sémiologie psychiatrique n'est-elle pas au fond une chimère ? La psychanalyse n'a-t-elle pas hérité de ses impasses ? Et si c'était à des auteurs méconnus, voire méprisés, "numéristes" et modestes statisticiens d'asile, qu'il fallait enfin accorder la palme de l'objectivité ? L'histoire et la philosophie des sciences croisent ici des personnages inattendus, et pourtant tous nécessaires : Edgar Poe et Jacques Lacan, Carlo Ginzburg et Michel Foucault, les habitants de Manhattan, un photographe victorien spécialisé dans les gouttelettes, et plusieurs neurologues le marteau à la main. Au terme de ce parcours, Steeves Demazeux propose une refondation vigoureuse de notre épistémologie de la psychiatrie, qui doit changer et d'objet et de but
Dans cet ouvrage Thomas H. Ogden présente sa conception originale de la pratique analytique contemporaine. Reprenant huit articles parus entre 2016 et 2020, l'auteur montre le cheminement le conduisant à postuler ce qu'il appelle un "changement d'orientation" de la psychanalyse, en réponse aux transformations radicales, bien que silencieuses, subies par la discipline depuis la fin du XXe siècle. Selon Ogden, ce changement nous fait passer d'une psychanalyse épistémologique à une psychanalyse ontologique : si la première s'efforce de comprendre et d'interpréter les conflits psychiques et le monde interne du patient, en privilégiant les contenus (rêves et associations libres) apportés en séance, la seconde, appuyée sur le contenant (l'appareil à penser les pensées, la capacité de penser), vise plus directement, à travers le lien intersubjectif analyste/analysant, non pas la connaissance de soi mais l'expérience de soi, qui que l'on soit. Dans la psychanalyse épistémologique, la technique principale est l'interprétation du transfert ; dans la psychanalyse ontologique, où il est question d'être et de devenir, plutôt que de (se) connaître, l'essentiel se joue par un maniement très particulier du contre-transfert. Inspiré par Harold Searles, Donald W. Winnicott et W. R. Bion, Ogden parachève dans cet ouvrage 40 années de recherches analytiques au-delà de la névrose, en démontrant la validité de la psychanalyse face aux défis de la clinique du XXIe siècle.
Steeves Demazeux est philosophe des sciences. Il est actuellement rattaché, en tant que post-doctorant, au Centre d Histoire des sociétés, des sciences et des conflits (CHSSC, université de Picardie Jules Verne) ainsi qu à l Institut Faire Faces IFF.