Napoléon Bonaparte, dont le destin est indissolublement lié à Paris, a toujours entretenu des rapports complexes avec la capitale, principale scène politique de l'épopée napoléonienne, de l'ascension à la chute. Animé de la volonté de remodeler la cité, alors peuplée de près de 700 000 habitants, il en fait le centre de la vie politique, diplomatique et mondaine du "Grand Empire", crée de nombreuses institutions administratives - dont une partie subsiste aujourd'hui - et ressuscite au palais des Tuileries, devenu résidence officielle de l'empereur, une vie de cour brillante, accueillant les élites de toute l'Europe. Administrateur de génie mais aussi visionnaire, Napoléon imagine pour Paris de grands monuments et des projets d'urbanisme - dont certains, comme la colonne Vendôme ou l'arc du Carrousel, seront réalisés - qui témoignent du rôle majeur de la capitale et annoncent les grandes transformations qu'elle connaîtra sous Napoléon III. Après un rappel historique, cet ouvrage analyse, grâce à l'éclairage d'historiens spécialisés, l'impact de l'exercice du pouvoir sur l'administration d'une cité, et révèle l'ambivalence de Napoléon, à la fois héritier des Lumières et promoteur d'un nouvel absolutisme. En regard, près de trois cents illustrations - tableaux, estampes, dessins, costumes, objets d'art, archives et documents d'architecture - rendent compte du rêve inachevé de Napoléon : faire de Paris la capitale de l'Europe.
Résumé : Paris est une ville du XIXe siècle. Entre 1815 et 1914, l'histoire de France s'est écrite plus que jamais sur les bords de la Seine, les convulsions politiques se succédant à un rythme accéléré. Le paysage de la capitale subit alors une transformation complète. Le "vieux Paris" du Moyen-Age et de l'Ancien Régime disparut, laissant place à la ville dite "haussmannienne", faite d'immeubles de quatre ou cinq étages et de monuments isolés pour former point de vue. En 1860, la cité absorba une partie de sa banlieue, prenant l'étendue qui est encore la sienne, cent cinquante ans plus tard. A l'aide des fabuleuses collections du musée Carnavalet, ce livre évoque simultanément les tumultes de la "grande histoire" et le difficile accouchement de la Ville lumière.
L'intérêt pour les monnaies et médailles est né en Europe avec la Renaissance. Pendant trois siècles, Paris fut la capitale européenne de la numismatique: les rois de France, les princes, les grands, les notables de la Cour et de la Ville y formèrent des collections importantes; les grands traités de la "science des médailles" sortirent des presses parisiennes. Colbert, Louis XIV, Napoléon et avec eux l'ensemble des élites françaises communièrent dans le culte d'une Antiquité gréco-romaine dont les monnaies offraient l'image la plus fidèle. La République des médailles retrace les destinées de la curiosité numismatique depuis le XVIe siècle jusqu'aux années 1830. Collection royale et collections particulières, amateurs et savants, cabinets, catalogues et "livres de médailles", polémiques érudites et marchandages numismatiques sont évoqués à partir des sources originales. Étude d'histoire des idées et du goût, ce livre est aussi une reconstitution du monde pittoresque des "médaillistes" parisiens, sujets du roi de France et citoyens de la République des lettres, entre Grand Siècle et Siècle des Lumières.
Un mémo précieux pour aider à comprendre l'histoire d'une des villes les plus prestigieuses au monde. Pour garder en mémoire l'essentiel des connaissances.
Manzini Charlotte ; Kopp Robert ; Farigoule Jérôme
Le premier ouvrage que signe le jeune Charles Baudelaire est le Salon de 1845. Il nous propose, au travers des écrits esthétiques qu'il publie jusqu'en 1863, de parcourir le paysage artistique d'une période qui voit l'apparition de nouvelles formes concomitamment à la permanence des grands maîtres : cette quinzaine d'années cumule les derniers feux du romantisme, l'apogée du réalisme de Courbet et les débuts d'Edouard Manet, alors que Delacroix et Ingres sont devenus des phares. A côté de ces figures tutélaires, Baudelaire s'attache à des artistes moins en vue, William Haussoullier, George Catlin, Antoine Chazal ou Constantin Guys, dont les oeuvres reflètent autant l'éclectisme de la production de l'époque que l'ambition du poète de proposer une vision originale de la beauté moderne. Il s'agit non seulement de définir un art qui témoigne de la façon la plus accomplie du présent - comme l'atteste son attrait pour les caricaturistes et Daumier, promus au rang de grands peintres - mais aussi de définir une forme qui conjugue "naïveté", "sincérité" et imagination, qualités qui caractérisent en grande partie la sensualité artistique qu'il développe dans le célèbre passage où il en appelle à un musée de l'amour. C'est à la découverte de ces nombreux croisements que vous invite ce livre.
Monument emblématique de l'architecture des années 1930, le musée d'Art moderne de Paris, dont les collections regroupent prés de quinze mille oeuvres, est l'un des plus grands musées d'art moderne et contemporain. Au fil des reproductions accompagnées de notices commentées, ce guide présente un large choix d'artistes majeurs de l'histoire de l'art moderne et contemporain, de Picasso à Sheila Hicks. Le musée d'Art moderne de Paris abrite également d'exceptionnelles oeuvres in situ, comme les deux premières versions de La Danse de Matisse ou La Fée Electricité de Dufy. Essentiel, ce guide témoigne de la richesse et du dynamisme du musée d'Art moderne de Paris, lieu engagé en faveur de la création artistique des XXe et XXIe siècles.
S'il n'y avait pas eu l'Ecole de bijouterie, la joaillerie française ne serait pas telle qu'elle est, en France, depuis plus de cent cinquante ans. L'Ecole l'a toujours accompagnée dans ses besoins, dans son essor, et elle continuera." Michel Baldocchi, directeur général
De la chute de Napoléon à la révolution de 1848, Paris, refusant tout repli identitaire, s'impose comme le carrefour culturel de l'Europe. Cet ouvrage met en scène l'extraordinaire foisonnement artistique qui anime Paris durant cette période. En dépit des aléas politiques, la capitale épouse l'anglophilie littéraire comme vestimentaire, se passionne pour l'Espagne, soutient la cause grecque et pleure la Pologne, découvre l'Allemagne sans pour autant renoncer à l'opéra italien. Elle attire aussi bien Rossini que Liszt et Chopin, se délecte des batailles littéraires, et s'étourdit de luxe et de raffinement. A travers une iconographie abondante accompagnée de nombreux essais et commentaires d'oeuvres, l'ouvrage nous entraîne dans les hauts lieux parisiens du romantisme : des galeries du Palais-Royal au Salon, de la Comédie-Française à la bohème du Quartier latin, de la Nouvelle Athènes aux Grands Boulevards. Loin de se limiter à la peinture et à la sculpture, cette promenade englobe l'architecture, la littérature, le théâtre, la musique, l'opéra et la danse, sans oublier la mode et les arts décoratifs, offrant ainsi au lecteur un panorama saisissant de l'effervescence de l'époque romantique.