Paradjanov le magnifique. Exposition du 13 février au 8 avril 2007
Sargsyan Zaven
ENSBA
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EAN :9782840562245
L'exposition Paradjanov le magnifique, du célèbre cinéaste, dans le cadre de la saison Arménie mon amie, Année de l'Arménie en France, permet de montrer pour la première fois en France les oeuvres et les films sur l'art du cinéaste arménien Sergueï Paradjanov. En présentant de nombreux films et plus de soixante-dix ?uvres, réalisées entre 1970 et 1990, (dessins, collages, photomontages, objets, sculptures) rassemblées par grands thématiques (Les Autoportraits, Les Icônes, Les ?uvres de l'enfermement, Le Cinéma, Les Episodes de la vie de La Joconde, Les Chefs-d'?uvre des années quatre-vingt, Les Chapeaux, Les Films), Paradjanov le Magnifique a pour ambition de souligner la complexité et la richesse de la relation que cet artiste entretient avec l'image. (...) Paradjanov, dans tous ses films ou dans ses collages, entretient un lien étroit avec l'histoire de l'art, qui ne saurait nous laisser indifférent. Il précisait : " Dans mes films, les gens ne se parlent pas, on a l'impression qu'ils sont tous sourds et muets. C'est vrai, mais dans la peinture aussi, les gens se regardent, mais ne se parlent pas. Dans une fresque religieuse, la Vierge ne parle pas à Jésus, pas plus qu'aux anges. La peinture est muette, mes films aussi... ". Le cinéaste, qui revendiquait une vraie passion, " créer une dynamique dans une image statique " appliquait tant cette méthode à ces montages d'images fixes qu'à ses films, comme l'a si justement souligné Sofiko Tchiaourelli, l'une de ses actrices principales : " chaque cadre de Paradjanov était un tableau. Il pouvait prendre le moindre morceau de tissu, déplacer de quelques centimètres un accessoire et créer ainsi une image d'une beauté et d'une force étonnantes " (Extrait de la préface d'Henry-Claude Cousseau).
Rarement une oeuvre picturale aura été tant imprégnée de foi que celle de Fra Angelico, tout en restant parfaitement ancrée dans son époque. Ce religieux dominicain, né en Toscane à l'orée du Quattrocento, consacre toute sa vie à tisser des liens entre les mondes. Par la grâce de sa peinture, il concilie le mysticisme de la chrétienté médiévale et l'humanisme de la première Renaissance. Sous ses pinceaux, le Ciel transcendant où siège un Dieu d'amour illumine la terre des hommes, tourmentée et fragile. Si Fra Angelico figure fidèlement le réel comme les meilleurs artistes de son temps, il mobilise son talent pour proclamer la présence du divin dans l'humanité, rendant sensible aux regards le mystère insondable de l'Incarnation. Michel Feuillet nous invite à découvrir ce miracle artistique au fil des pages de ce beau livre qui réunit deux volumes de la collection "Un certain regard", Le Maître de l'Annonciation (1994) et Au seuil de l'invisible, Fra Angelico (1997).
Il s'agit de la réédition en un volume des trois tomes de l'ouvrage Soulages, L'Ouvre complet, Peintures ; t. 1 (1946-195) ; t. 2 (1959-1978) ; t. 3 (1979-1997), de Pierre Encrevé. Le volume reprend intégralement le texte qui accompagnait les reproductions des 1 174 toiles référencées du catalogue raisonné des peintures sur toile de Pierre Soulages. Cette édition est augmentée d'un nouveau chapitre consacré à la période 1997-2006, années durant lesquelles Soulages a peint plus de 130 nouvelles toiles dans un renouvellement continu de son travail. Ce texte retrace l'oeuvre de Soulages : l'analyse des toiles produites, les différentes techniques développées et leur évolution, ainsi que sa réception critique et sa diffusion nationale et internationale. Le texte est accompagné de 120 reproductions choisies pour illustrer les analyses proposées et offrir un panorama complet des peintures de Soulages. C'est l'étude la plus complète sur l'oeuvre de ce peintre majeur. Pierre Encrevé, professeur de linguistique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est aussi le spécialiste incontesté de l'oeuvre de Soulages. Il publiera à l'automne 2007, au Seuil, des Entretiens avec le peintre dont il est un ami proche depuis trente ans.
Yahne Le Toumelin est peintre, aquarelliste, auteur de décors de théâtre et peintre de costumes. Elle appartient au mouvement de l'abstraction lyrique, tout comme son ami Pierre Soulages. Grandes toiles et couleurs vives, les oeuvres de Yahne Le Tourmelin sont créées par le geste et l'envie de restituer la lumière. A partir d'une sélection d'environ 100 tableaux, le livre retrace sa carrière d'artiste animée par une spiritualité? profonde et engagée. Cet ouvrage est le premier consacré à son travail. Il sera préfacé par un texte de Matthieu Ricard, son fils, philosophe, moine bouddhiste et traducteur du Dalai Lama.
Ce livre est habité par la rencontre de et avec Soulages. Ses rencontres ont marqué à jamais sa vision de l'art : d'abord avec l'archéologie et l'art pariétal, ensuite avec Conques et l'art roman, enfin avec l'abstraction pendant la Seconde Guerre mondiale. Ses grandes rencontres des années 1950-1960, avec Picabia, Hartung, Atlan, Senghor, puis autour de Conques avec Georges Duby et Jacques Le Goff, sont aussi des moments phares de son oeuvre, comme l'est sa rencontre avec le Japon. Michaël de Saint-Cheron et Matthieu Séguéla tracent ici un triangle d'or entre l'art de Soulages, l'Afrique noire et le pays du Soleil levant. Ce livre analyse l'outrenoir à travers une double approche novatrice confrontée à l'histoire du xxe siècle et au dialogue des cultures et des arts.