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Le journal de Sarashina
SARASHINA
VERDIER
13,50 €
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EAN :9782864329398
Moi qui fus élevée en des régions au-delà du bout de la route d'Azuma, au fin fond du pays, combien devais-je être empruntée, et pourtant, comment pouvais-je m'en être avisée ? Je sus qu'il existait en ce monde ce que l'on appelle les dits et je brûlais de l'envie d'en lire, cependant qu'aux jours de désoeuvrement, ou le soir à la veillée, j'écoutais ma soeur aînée ou ma belle-mère qui citaient des passages de tel ou tel dit, ou commentaient les faits et gestes de Genji le Radieux. "Faites qu'au plus tôt je puisse monter à la Ville et permettez que de ces dits, j'en voie autant qu'il en est !" Ainsi priais-je avec ferveur le bouddha Yakushi, quand, l'année qui fut ma treizième, le trois de la neuvième lune, nous prîmes le départ pour remonter à la Ville..." Telles sont les premières lignes du texte de Sarashina, le seul d'elle qui nous soit parvenu : son journal intime. Elle y conte sa vie au jour le jour de l'âge de 13 ans à 52. ans. Ces mémoires se présentent sous la forme d'une compilation d'anecdotes, de rêves, de récits de voyages, où les intrigues et les romances à la cour de Heian restent un thème privilégié.
Laure Murat, autrice et professeure à l’UCLA, définit dans ce court ouvrage les termes de récriture, de réécriture et/ou de censure en littérature pour que le débat soit fécond. Une base très intéressante pour nourrir votre réflexion.
Léonor a quatre ans lorsque son père, le peintre Félix de Récondo, lui raconte l'exil d'Espagne en 1936 ; il avait quatre ans lui aussi, et fuyait avec sa mère et ses frères la guerre civile et les franquistes. En 2015, à la mort de son père, la question de la nationalité espagnole surgit, alors que la violoniste se mue en écrivaine : lui suffirait-il d'entreprendre les démarches, longues, pénibles, pour panser par le droit le sens de la filiation ? Habitée par les images de Goya (Les Désastres de la guerre) et celles de son père, qui y font écho (Prison), Léonor de Récondo lit et relie les mots et les souvenirs, l'art, la littérature et l'histoire. Entre la musicienne et le peintre, une mémoire, enfouie, trouée, se fait jour. Léonor de Récondo est née en 1976. Elle est l'autrice notamment de Amours (Sabine Wespieser, 2015), La Leçon de ténèbres (Stock, 2020) et Marcher dans tes pas (L'Iconoclaste, 2025).
Dans un Paris dévasté par une catastrophe (accident nucléaire, cataclysme naturel, guerre de religion ?), un groupe de jeunes gens arpentent les rues, tentent de survivre en mangeant ce qu'ils trouvent, chantent des airs de John Holiways et fuient la violence de leurs ennemis en cherchant un ailleurs. Car ce monde en lambeaux, il s'agit malgré tout de l'habiter, de s'y vêtir et d'y trouver des raisons d'espérer. Comment tenir ? Comment trouver en soi de quoi réjouir la vie quand tout a sombré? Ce sont les questions que se posent, avec humour et cruauté, les protagonistes de cette aventure.
Le Dit du Genji", ce grand classique de la littérature universelle dont Borges disait qu'il n'a jamais été égalé, fut écrit au début du onzième siècle par dame Murasaki, une aristocrate qui vécut à la cour impériale de Heian-kyô (l'actuelle Kyôto). Cependant, écrit René Sieffert qui a travaillé à sa traduction près de vingt ans, "pas un instant je n'ai eu le sentiment d'un véritable dépaysement, ni dans le temps ni dans l'espace, mais au contraire me hantait l'impression constante d'être engagé dans une aventure mentale étonnamment moderne. Il m'a semblé découvrir des situations, des analyses, des dialogues qui pouvaient avoir été imaginés hier, si ce n'est demain." Ce "roman-fleuve", qui retrace le destin politique et la riche vie amoureuse d'un prince, le Genji, vaut autant par la vigueur de la narration que par l'évocation d'un climat, une atmosphère, un état d'âme, les accords d'une cithare ou le parfum d'un prunier en fleur - illustration parfaite de l'impermanence de ce monde et de la vanité ultime de toute entreprise humaine.
Cachée dans un recoin de l'élégant quartier de Ginza, la Papeterie Shihodo, renommée pour son choix extraordinaire d'articles de grande qualité, enchante tous ceux qui en passent la porte, néophytes comme connaisseurs. Ken Takarada, le chaleureux propriétaire, a su créer un havre de paix au milieu de la frénésie tokyoïte. Et quand ses clients ont besoin d'échapper aux tourments de leur vie quotidienne, il les encourage à coucher leurs émotions sur le papier. Etudiante harcelée par ses camarades, employé terrifié par l'imminence de la retraite ou parents confrontés au départ à l'étranger de leur fille unique... Quelques lignes leur suffisent pour prendre du recul, renouer avec leurs désirs les plus profonds et, grâce au pouvoir de l'écriture, s'ouvrir à de nouveaux horizons. Dans ce roman choral délicat, Kenji Ueda nous offre un hymne au pouvoir de l'écriture, emmené par l'énigmatique propriétaire de la papeterie, Ken Takarada. Né à Tokyo en 1969, Kenji Ueda est un romancier japonais qui insuffle avec finesse un charme envoûtant aux objets les plus simples. La Papeterie de Ginza, son premier roman traduit en français, a rencontré un tel succès qu'il est devenu une série en plusieurs tomes et est en cours de traduction dans quinze langues. Traduit du japonais par Nina Le Flohic