Carnets de campagne" est un récit à plusieurs voix réunissant six autrices et auteurs de bandes dessinées qui vont chacun suivre de l'intérieur la campagne des principaux candidats à la présidentielle de 2022. Piloté par Mathieu Sapin, le projet réunit les contributeurs suivants : Kokopello, Morgan Navarro, Dorothée de Monfreid, Louison et Lara. Chacun réalisera ses planches au gré de l'actualité et en temps réel pour raconter les coulisses de la campagne.Notes Biographiques : Né en 1974 à Dijon, Mathieu Sapin entre aux Arts décos de Strasbourg, où il crée, pour un petit magazine de l'école, Supermurgeman, qui devient son personnage fétiche. Objecteur de conscience, il entre au CNBDI d'Angoulême, où il s'occupe d'ateliers pour enfants. Illustrateur pour la jeunesse, il travaille pour Bayard, Nathan et Bréal. Ensuite, mélangeant allègrement les genres et les casquettes, il multiplie les expériences éditoriales? et reste, avec une quarantaine de livres à son actif, l'un des auteurs les plus insaisissables de sa génération. Aucun style n'effraie celui qui partagea l'atelier de la Société nationale de bande dessinée avec Christophe Blain, Riad Sattouf et Joann Sfar. Sur les conseils de Lewis Trondheim, Mathieu a ajouté une nouvelle corde à son arc, celle du reportage dessiné ? que ce soit sur le making of du film "Gainsbourg, une vie héroïque" ("Feuille de chou", 2010, Delcourt) ou sur les coulisses de ?Libération' ("Journal d'un journal", 2011, Delcourt). En parallèle, ce prolifique auteur a tourné dans un documentaire sur le Caucase aux côtés de Gérard Depardieu. De cette expérience, un album sortira en 2017 "Depardieu" (Dargaud). Il a réalisé en 2014, Vengeance et terre battue", un court-métrage avec Charlotte Le Bon. Ce spécialiste du reportage en bandes dessinées a suivi la campagne de François Hollande lors des présidentielles de 2012 avec "Campagne présidentielle" (Dargaud, réédition en 2017) puis ses premiers pas à l'Élysée dans "Le Château" (Dargaud, 2015). En 2018, Supermurgeman fait son grand retour dans une nouvelle aventure intitulée "Opération Sheila" (Dargaud). Mathieu Sapin est également le réalisateur d'une comédie long métrage sur le milieu de la politique, "Le Poulain" (2018). En 2020, Mathieu Sapin repart à bord de l'Hector en compagnie d'Emmanuel Guibert pour un 14e tome des aventures de "Sardine de l'espace" (Dargaud). En parallèle, le dessin animé de la série est diffusé sur Télétoon+ ! Il avait juré qu'on ne l'y reprendrait plus, mais notre reporter bédé préféré depuis Tintin a replongé dans la marmite de la politique ! Avec "Comédie Française, voyage dans l'antichambre du pouvoir" (Dargaud, 2020), Mathieu Sapin interroge les liens entre l'Art et le Pouvoir avec la finesse et l'autodérision qui font sa patte. Il réalise avec Johan Sfar le premier tome de "Le Ministère secret" (Dupuis, 2021). Nous le retrouvons en 2022 autour d'un projet à 6 mains, les "Carnets de Campagne". Pour ce titre, édité par Dargaud, il partage les planches avec les auteurs Kokopello, Morgan Navarro, Dorothée de Monfreid, Louison et Lara. Né le 2 décembre 1991, Kokopello entreprend des études de cinéma à l'université Paris VIII avant d'entrer comme éditeur vidéo chez Lobster films, une société de restauration de films anciens. Éditeur de films le jour, il devient dessinateur politique de nuit. Durant la campagne présidentielle, il se fait passer pour un militant lambda et parvient à infiltrer les cinq principales équipes de campagne. Pendant plusieurs mois, il croque la course à l'Élysée vue du côté des militants et dessine pour la presse. La campagne terminée, Kokopello se lance un nouveau défi : infiltrer l'Assemblée nationale. Il se rend aux séances publiques le soir et caricature les députés. Son travail est remarqué par quelques élus et après de nombreuses semaines sur les bancs de l'hémicycle, il obtient un badge qui lui permet de circuler librement dans le palais Bourbon. Une nouvelle aventure est née. C'est autour d'un ambitieux projet à 6 mains que nous le retrouvons, les "Carnets de Campagne" (Dargaud, 2022), en compagnie des auteurs Mathieu Sapin, Morgan Navarro, Dorothée de Monfreid, Louison et Lara. Morgan NAVARRO est né à Grenoble en 1975.? Il passe une enfance heureuse au Sénégal, en Côte d'Ivoire et... en Bretagne. Il consacre son adolescence presque exclusivement à la pratique du skateboard, puis entreprend sans grand enthousiasme des études d'architecture, qu'il abandonne pour une vie dissolue. Désoeuvrement enrichissant ou perte de temps tragique ? Peu importe, puisqu'il finit par se souvenir de ce qu'il à toujours voulu faire: de la bande-dessinée. En 1999, la revue ?Ferraille' accueille sa première publication, et en 2001 sort "Flipper le flippé", son premier « Comics » (Les Requins Marteaux"). En 2015, il publie "Les Voyages de Teddy Beat" (collection "BD cul", Les Requins Marteaux), suite de "Teddy Beat" (même éditeur, 2011), un album qui a reçu le prix de l'audace lors du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême en 2012. Morgan Navarro écrit également dialogues et scénarios pour la télé et le cinéma. Il participe notamment à l'écriture de Ma vie de Courgette, de Claude Barras, film d'animation primé aux César. Il tient aussi un blog hébergé sur le site du ?Monde', "Ma vie de réac". Une adaptation en album est publiée par Dargaud en 2016 et le tome 2 sort en 2017. En 2020, il publie avec Jacky Schwartzmann, "Stop Work" (Dargaud), où il propose un découpage précis et nerveux, et si son personnage tout en rondeur évoque Lino Ventura, sa mise en scène est digne d'un bon Audiard. La collaboration Schwartzmann-Navarro fait des étincelles. Nous le retrouvons en 2022 autour d'un projet à 6 mains, les "Carnets de Campagne". Pour ce titre, édité par Dargaud, il partage les planches avec les auteurs Kokopello, Mathieu Sapin, Dorothée de Monfreid, Louison et Lara. Dorothée de Monfreid, née en 1973, vit et travaille à Paris. Diplômée de l'École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, aussi à l'aise avec les mots qu'avec le dessin, elle est autrice de plus d'une cinquantaine d'albums. Ses ouvrages sont publiés en France chez des éditeurs comme l'école des loisirs, Misma, Le Seuil, Gallimard, Hélium, Casterman, Bayard, etc. et traduits dans de nombreuses langues. C'est à l'école des loisirs, en 2012, qu'elle crée «?Les Toutous?», une célèbre série de livres destinés aux jeunes enfants. La série, qui met en scène une bande de chiens, compte 14 albums à ce jour. Le premier tome de son nouveau projet jeunesse, «?Mari Moto?», entre roman et bande dessinée, paraît aux éditions du Seuil en avril 2021. Le tome 2 paraîtra dans quelques mois. Elle est également autrice de bandes dessinées pour adultes avec «?Les Choses de l'amour?» (éditions Misma, 2020), et «?Ada & Rosie, mauvais esprit de famille?» (Casterman, 2019) adapté d'un blog présenté sur le site du journal Libération (2017-2019). Son implication dans la bande dessinée l'a amenée à présider le Grand Jury Jeunesse du festival d'Angoulême en 2020. En 2022 elle s'associe aux auteurs Kokopello, Morgan Navarro, Mathieu Sapin, Louison et Lara dans un projet à 6 mains, les «?Carnets de Campagne?». Cette fantaisiste, qui posséde un grand sens du burlesque, pose à travers ses dessins au trait alerte un regard aiguisé et joyeux sur la vie. Site personnel www.dorotheedemonfreid.fr / Instagram @dorotheedemonfreid Louison est autrice de bandes dessinées, dessinatrice et romancière. Elle est née à Paris en 1985 et a été formée à l'Atelier de Sèvres. Après des débuts à l'hebdomadaire "Marianne", entre 2009 et 2015, elle a collaboré avec différents titres de presse politique et féminine, comme "Le Parisien Magazine", "Grazia", ou "Elle". Depuis 2017, elle a signé?trois albums de bande dessinée chez Marabulles, dont "Cher François" qui raconte de l'intérieur la dernière année de mandat du président Hollande. En janvier 2020, elle a publié?son premier roman, "Le Chemin des amoureux", chez Robert Laffont. Quand elle ne dessine pas ou n'écrit pas aux terrasses des cafés de son quartier, son bouledogue aux pieds, Louison crée des bijoux inspirés des grands tableaux de l'art moderne. En 2022 elle s'associe aux auteurs Kokopello, Morgan Navarro, Mathieu Sapin, Lara et Dorothée de Monfreid dans un projet à 6 mains, les «?Carnets de Campagne?». Lara est né en 1972, il vit et travaille dans les Alpes. Publications en bande dessinée depuis 2005, aux éditions Les Taupes, L'Association, Les Requins Marteaux, Les Arènes. Il dessine dans Le Canard Enchaîné depuis 2014, et a suivi la campagne présidentielle 2017 en ligne pour L'Obs. En 2022 il s'associe aux auteurs Kokopello, Morgan Navarro, Mathieu Sapin, Louison et Dorothée de Monfreid dans un projet à 6 mains, les «?Carnets de Campagne?»..
Pendant un an et demi, Mathieu Sapin a pu observer de l'intérieur ce qui se passe "A l'Intérieur". Un reportage exceptionnel, au coeur de l'actualité parfois brûlante (les manifestations contre la réforme des retraites ; l'affaire Nahel ; la crise à Mayotte ; la venue du pape à Marseille ; la Nouvelle-Calédonie ; les législatives anticipées) et du quotidien de ces femmes et de ces hommes, attachés au service public, qui assurent notre sécurité à tous, dans les commissariats, les préfectures, les DOM-TOM, en ville ou à la montagne...
Sardine et P?tit Lulu sont morts de faim : les placards sont vides, et il ne reste rien dans le frigo? Ils ne vont tout de même pas manger un sandwich à rien ! Les deux enfants partent à l?aventure pour trouver de quoi se sustenter! Mais gare aux étrangers qui pénètrent dans la forêt du club des Sandwichs ! ils pourraient offenser le dieu Pindmitranché et le payer très, très cher?
Biographie de l'auteur Né en 1974, Mathieu Sapin reste, avec une quarantaine de livres à son actif, un des auteurs les plus insaisissables de sa génération. Il mélange les genres et les casquettes, multiplie les aventures éditoriales fascinantes. Comme sa mère était bibliothécaire (son père archéologue), il a eu, gamin, dans les mains des albums qui ne lui étaient pas destinés. Si bien que, depuis ses débuts dans l'édition, il pratique le grand écart entre oeuvres pour adultes et pour la jeunesse. Après avoir appris à dessiner aux Arts Déco de Strasbourg, il effectue son objection de conscience à la Cité Nationale de la Bande Dessinée et de l'Image à Angoulême. En même temps qu'il réalise des travaux d'adaptation littéraire ou d'illustration pour les magazines de Bayard Presse (Je Bouquine, Grain de Soleil) il publie des planches délirantes dans la revue underground le Psikopat. En s'inspirant du Fantôme, la série d'aventure très 1er degré de l'Américain Lee Falk, il invente son personnage phare, Supermurgeman. Dindon de la farce de ses propres aventures, cet anti-héros tire sa force des bières qu'il ingurgite ! Feuilletoniste moderne, il dissémine des coups de théâtre dans les albums de Supermurgeman (trois chez Dargaud, le premier aux Requins Marteaux) mais aussi dans Le Journal de la Jungle, Salade de Fluits ou Saga Poche. Ses personnages vont parfois d'une série à l'autre. Dans Le Chant du rastaman, l'album de Francis Blatte, gentil illuminé qui se croit en contact avec l'esprit de Bob Marley, on croise Paulette Comète, l'étudiante qui revêt la nuit son costume de Justicière à mi-temps. Précisons que c'est Christian Rossi, dessinateur au trait réaliste (Jim Cutlass, WEST) qui s'amuse à mettre en image les aventures de Paulette. Aucun style n'effraie celui qui partage l'atelier de la Société National de Bandes Dessinée avec Christophe Blain, Riad Sattouf et Joann Sfar. Mathieu, avec Patrick Pion (Chrome, Coeur de glace) au pinceau, s'est attaqué à l'heroïc fantasy avec Megaron (deux volumes) en jouant, comme d'habitude, avec les codes. Il aime aussi se mettre au service des autres. Depuis Les Secrets de l'univers, il anime une des séries préférées des enfants, Sardine de l'espace, sur scénario d'Emmanuel Guibert. Autre carton chez les jeunes : Akissi (2 volumes, Gallimard), petite soeur d'Aya de Youpougon inventée par Marguerite Abouet. Pour la collection Shampooing de Lewis Trondheim, Mathieu a ajouté une nouvelle corde à son arc, celui du reportage dessiné. Que ce soit sur la conception du film Gainsbourg une vie héroïque (Feuille de Chou – Journal d'un tournage et Feuille de Chou – Journal d'un après-tournage) ou du journal Libération (Journal d'un Journal), il promène son regard amusé et faussement innocent. Enfin, ce prolifique auteur est présent sur internet avec le blog « Jus de Fluits » : http://blogs.lexpress.fr/bd/
Sophie Rostopchine, Comtesse de Ségur est née à Saint-Pétersbourg en Russie, en 1799. Elle passe son enfance dans la vaste propriété de Woronowo, près de Moscou. Petite fille turbulente, «Sophaletta» est souvent punie par ses parents. En 1817, après la disgrâce de son père, général et gouverneur de Moscou, elle se rend à Paris avec sa famille. Deux ans après, elle épouse le comte Eugène de Ségur et achète la propriété des Nouettes, dans l'Orne, où elle va passer une grande partie de sa vie. Pour ses petites filles, Madeleine et Camille, parties vivre à Londres où leur père a été nommé ambassadeur, elle écrit des histoires qu'elle avait pris l'habitude de leur raconter. Ainsi naissent les «Nouveaux Contes de fées» illustrés par Gustave Doré, puis les «Mémoires d'un âne» et la trilogie «Les Malheurs de Sophie» (inspirés de son enfance), «Les Petites Filles modèles» et «Les Vacances». Le succès est immédiat. Aujourd'hui encore, ses livres font le tour du monde. Cette grande conteuse a su renouveler le ton des récits pour l'enfance de son temps, qui était souvent difficile à lire et larmoyants. Dans ses ouvrages, le rythme est vif et gai, les phrases sont claires, les personnages fantasques même si leurs extravagances sont toujours tempérées par une morale pesante qui nous semble, aujourd'hui, un peu désuète. La comtesse de Ségur a vécu la fin de sa vie à Paris, où elle est morte en 1874.Mathieu Sapin naît en 1974. Après un passage à l?école des Arts décoratifs de Strasbourg, il travaille deux années au musée du Centre national de la bande dessinée et de l'image d?Angoulême tout en réalisant des illustrations pour la jeunesse chez Nathan, Bayard Presse, Albin Michel, Lito? À partir de 2003, il se consacre entièrement à la bande dessinée, avec notamment la création des aventures éthyliques de Supermurgeman, dans la collection Poisson Pilote. Depuis, il développe à travers différentes séries un univers original et décalé où l?absurde et l?ironie ont la part belle.
L'héritière de Château Grolo-Laglotte , maison de vignoble située dans le Médoc, a disparu subitement en laissant une simple lettre à sa famille. Son mariage avec John, fils d'un riche domaine vinicole californien, devait pourtant sauver le château au bord de la faillite... Avec l'aide d'Ange Léoni, viticulteur corse membre de la famille, les Grolo-Laglotte font appel à un détective privé « discret » qu'il a connu en Corse, un certain Jack Palmer... Une nouvelle enquête désopilante, initialement écrite par René Pétillon et qui était restée inédite. Une nouvelle réjouissante pour les nombreux lecteurs de Jack Palmer, de René Pétillon et de Manu Larcenet !Notes Biographiques : René Pétillon est né en 1945 à Lesneven, dans le Finistère. Dessinant depuis toujours pour le plaisir, c'est en autodidacte qu'il passe professionnel. Il n'a en effet jamais mis les pieds dans une école d'art. Après avoir envoyé quelques dessins par la poste, il débute en 1968 dans ?Plexus', ?L'Enragé' et ?Planète'. Comme le dessin d'humour ne le fait pas vivre, il se lance dans la bande dessinée et frappe à la porte de ?Pilote', où il publie aussitôt un récit en six pages intitulé "Voir Naples et mourir". En 1974, il crée le détective Jack Palmer qui se baladera dans ?Pilote', ?L'Écho des savanes', ?BD', ?Télérama' et ?VSD'. En 1976, pour ?L'Écho des savanes', il scénarise "Le Baron noir" dont Yves Got assure le dessin. L'année suivante, et jusqu'en 1981, la série est accueillie pour un strip quotidien dans les pages du ?Matin de Paris'. En 1993, Pétillon entre au ?Canard enchaîné', où, chaque semaine, il publie des dessins politiques. Grand Prix d'Angoulême en 1989, il reçoit, en 2001, à Angoulême toujours, le prix du meilleur album pour "L'Enquête corse". En 2002, il est lauréat du grand prix de l'humour vache au Salon international du dessin de presse et d'humour de Saint-Just-le-Martel. René Pétillon est aussi citoyen d'honneur de la ville de Bastia. En 2017, sort chez Dargaud un recueil de ses dessins d'actualité intitulé "Un certain climat". La même année, il gagne le grand prix du festival de Blois BDBoum ! René Pétillon nous a quittés le 30 septembre 2018. Emmanuel Larcenet, dit « Manu Larcenet » ou simplement « Larcenet », naît le 6 mai 1969 à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Il suit des études de graphisme au lycée de Sèvres, puis il s'inscrit à l'école Olivier-de-Serres, où il obtient un BTS d'expression visuelle option images de communication. Dès 1991, il publie dans ?Yéti', pour lequel il réalise également sa première couverture de magazine. En 1994, il entre à ?Fluide glacial', où il peut développer à loisir des histoires, imprégnées d'absurde, de non-sens et d'humour parodique. Son premier album paraît en 1996, dans un format à l'italienne, « 30 Millions d'imbéciles » (Glénat). Il signe ensuite plusieurs histoires complètes ? « Soyons fous » (Fluide Glacial, 1996), « La Loi des séries » (Fluide glacial, 1997), « À l'ouest de l'Infini » (Fluide glacial, 1999), « Les Superhéros injustement méconnus » (Fluide glacial, 2001), « Ni dieu, ni maître, ni croquettes » (Glénat, 2002) ou encore « Le Guide de la survie en entreprise » (Fluide glacial, 2005). Entre-temps, Larcenet fonde, avec Nicolas Lebedel, sa propre maison d'édition, Les Rêveurs de Rune ? qui deviennent assez vite Les Rêveurs ?, pour publier des oeuvres à la limite de l'expérimental. Il y crée la collection « On verra bien... », dans laquelle il publie plusieurs one-shots qu'il écrit et dessine dans un format à l'italienne et en noir et blanc ? « Dallas Cowboy » (1997), « Presque » (1998), « On fera avec » (2000), « L'Artiste de la famille » (2001), puis « Ex Abrupto » (2005). Dans ces différentes oeuvres intimistes, il utilise un trait plus lâche et expressif, Larcenet s'interroge sur la création, la mort, ou encore l'obésité. Il poursuit son travail avec ?Fluide glacial', où il crée une série parodique de Bob Morane, intitulée « Bill Baroud », qui comptera quatre tomes (Fluide glacial, 1998-2002). Les six épisodes de « Minimal » (série éditée en albums par Fluide glacial en 2003), marquent une rupture. Dans ces pages, qui se moquent des dérives intellectualistes de la bande dessinée alternative, Larcenet se fait plus caustique. De la fin 2005 à 2006, il dessine, sur des scénarios de Lindingre, « Chez Francisque ». Mais, à la suite d'un désaccord avec Thierry Tinlot, il quitte la revue au mois de juin 2006, douze ans après y avoir publié ses premiers dessins. Entre 1997 et 2004, il est accueilli par ?Spirou' les éditions Dupuis. Il participe à la nouvelle collection « Humour libre », où il signe, avec Jean-Michel Thiriet, la trilogie « La vie est courte » (Dupuis, 1998-2000). Puis il scénarise les deux premiers albums de « Pedro le Coati », dessinés par Gaudelette. À cette époque, Larcenet va se concentrer sur de nouvelles séries humoristiques pour Dargaud, qui vient de créer la collection « Poisson Pilote », sorte de laboratoire pour jeunes talents issus de la bande dessinée indépendante. Il y déploie tout son talent et dessine « Les Cosmonautes du futur », des aventures scénarisées par Lewis Trondheim (3 tomes, 2000-2004), « Donjon Parade », série écrite par le même Trondheim et Joann Sfar (5 tomes, 2000-2007), « Les Entremondes », une histoire imaginée par son frère Patrice (2 tomes, 2000-2001), et « Le Retour à la terre » (5 tomes, 2002-2008), avec Jean-Yves Ferri. Seul, il réalise la série comico-historique « Une aventure rocambolesque de... » (2002-2009), puis « Nic Oumouk » (2 tomes, 2005-2007). Entre-temps, il commence le fabuleux « Combat ordinaire » (Dargaud), quatre tomes semi-autobiographiques. Cette oeuvre lui vaut le prix du meilleur album lors du festival d'Angoulême en 2004. La même année paraît « Vincent Van Gogh. La ligne de front », tome 2 d'« Une aventure rocambolesque de... » (Dargaud). En 2005, il écrit et dessine « L'Histoire du soldat » (Six Pieds sous terre), en 2007, « De mon chien comme preuve irréfutable de l'inexistence d'un dieu omniprésent » (Six Pieds sous terre). Entre 2006 et 2009, il poursuit « Une aventure rocambolesque de... » (Dargaud). En 2009, l'auteur surprend avec le tome 1 de l'époustouflant « Blast ». Le quatrième et dernier tome « Pourvu que les bouddhistes se trompent » sort en 2014. L'année suivante, Larcenet entame « Le Rapport de Brodeck (Dargaud), un diptyque adapté du roman éponyme de Philippe Claudel. Entre les épisodes de « Blast », il signe « Peu de Gens Savent » (Les Rêveurs) et « Nombreux sont ceux qui ignorent » (Les Rêveurs). En 2012, il illustre le roman de Daniel Pennac « Journal d'un corps » (Futuropolis-Gallimard). En 2014, il écrit et dessine « Microcosme » (Les Rêveurs), puis, peu plus tard, en 2017, « Les Branleurs » (Les Rêveurs). En 2018, il annonce dire « adieu au papier » pour dessiner uniquement sur tablette graphique. L'année suivant, onze ans après la parution du dernier épisode, il met en images le tome 6 de « Retour à la terre » (Dargaud), toujours avec Jean-Marc Ferri. En 2020, il commence la trilogie « Thérapie de groupe » (Dargaud, 2020), une oeuvre hilarante et déchirante. Dans un tout autre genre, il se plonge dans l'adaptation du prix Pulitzer 2007 ? en 2024 paraît ainsi « La Route », de Cormac McCarthy. Un ouvrage éblouissant.
Aldo, Nane et leurs parents déménagent sur la planète Terminax Conquis où ils sont attendus par les Terminaxiens avec impatience ! A leur arrivée, l'accueil est d'ailleurs plus que chaleureux. Mais c'est sans compter sur Pipon, le chat des voisins qui s'est ajouté au voyage interstellaire... La créature, inconnue des extra-terrestres, suscite la panique sur cette planète farfelue.
Joseph Dupuche, jeune ingénieur du nord de la France, a accepté la place de directeur d'une société minière en Equateur. Il fait une première escale à Panama avec son épouse, Germaine, pour y récupérer les fonds qui leur permettront de poursuivre leur voyage. La compagnie qui l'avait engagé étant déclarée en faillite, le voyage s'arrête là. Sans argent, sans emploi, le couple va faire la connaissance de compatriotes prêts à les aider, mais sans enfreindre les codes propres à cette ville coloniale. Germaine trouve un emploi dans un grand hôtel, mais Joseph ne peut pas y loger avec elle, pour des questions de convenance. Il se voit alors contraint d'habiter dans le "barrio negro", le quartier noir de la ville...
Je m'appelle Alberto, j'ai grandi dans un petit village pauvre de Colombie. Normalement, j'aurais dû, devenir paysan, comme toute ma Camille. Mais a 77 ans, j'ai décidé de rejoindre la guérilla...
Pour la première fois HugoDécrypte raconte en BD une histoire qui éclaire l'actualité, celle de la Russie. " Pourquoi la Russie ? Parce que ce pays est un géant dont les frontières, sans cesse redessinées, ont marqué et marquent encore notre histoire et l'actualité. Pour comprendre le présent, je retrace son passé, de son origine jusqu'à l'invasion de l'Ukraine. Et cette fois-ci, je mets ma caméra de côté : c'est en BD que je vous emmène avec moi dans le plus vaste pays du monde pour vous faire découvrir et vous rendre accessibles plus de mille ans de légendes, de conquêtes, de manipulations et de conflits sans fin. " HugoDécrypte
Nous vivrons était le livre de l'après-pogrom du 7 octobre, Que faire des Juifs ? une réflexion sur l'histoire du judaïsme et de l'antisémitisme, avec une dimension à la fois historique, personnelle et charnelle. Avec Terre de sang, Joann Sfar s'éloigne de la chronique immédiate et de la fresque didactique. Il tend l'oreille aux voix palestiniennes, arabes, bédouines, dans le tumulte d'un conflit insoutenable. Il reprend ici le flambeau du reportage dessiné et parcourt des villes fracturées sur une planète à bout de souffle : Venise, Paris, Ramallah, Naplouse, Hébron, Jérusalem, Tel-Aviv... Aux massacres, aux idéologies, aux mécanismes de haine, il oppose le dialogue qui, même lorsqu'il semble impossible, reste un acte politique puissant. Sfar s'ancre dans la BD du réel, poétique, violente, fraternelle, qui ne sauve rien, mais n'abandonne personne.
Bruxelles, 22 novembre 2015. Ali Oulkadi est interpellé par la police belge. Huit jours plus tôt, Salah Abdeslam - frère de son ami Brahim - lui a demandé de le conduire dans la capitale belge. Depuis, sa vie a basculé : il est accusé d'avoir aidé les terroristes responsables de la mort de 130 personnes le 13 novembre 2015. A travers son parcours, Virginie Lorentz, Anaële Hermans et David Cénou dévoilent de l'intérieur comment le commando islamiste a su dissimuler ses projets meurtriers jusqu'au bout.
Le 8 janvier 2020, le vol PS 752 de Ukraine Airlines à destination de Montréal via Kiev, explose peu après son décollage de l'aéroport de Téhéran, en pleine crise entre les Etats-Unis et l'Iran. A son bord, près de 180 personnes qui meurent toutes dans l'accident, dont 145 citoyens iraniens ou irano-canadiens. Parmi eux se trouvait Shadi, une jeune iranienne qui vivait à Toronto, de passage en Iran pour fêter le nouvel an iranien, et qui était sur le point d'épouser Nima, le fils de Touka Neyestani et neveu de Mana Neyestani. La famille et les amis de Shadi, dont Shaghayegh Moazzami, sont dévastés par la nouvelle. Très vite, les doutes sur les causes de l'accident se propagent, et il apparaît rapidement évident que, malgré les dénégations du régime, c'est l'armée iranienne qui a tiré deux missiles sur l'avion. Dans un récit bouleversant, Touka, Mana et Shaghayeh se remémorent tour à tour cette histoire, leur relation avec Shadi et à quel point l'attitude du gouvernement iranien pendant cette affaire reflète l'immense opacité du régime, sa paranoïa sans fin et la menace qu'il représente pour son propre peuple.