Qui est-ce ? " Une voix indolente de femme vint du palier en haut de l'escalier tournant et Rangappa leva les yeux. Sidéré, il contempla l'apparition un bref instant et, gêné, fixa vite le sol du hall... Cette fille menue, pas plus âgée sûrement que sa saur, était quasiment nue : elle n'avait rien d'autre sur elle qu'un maillot d'homme et un short qui laissaient voir une bonne partie de ses jambes, la totalité de ses bras et plus qu'un peu de sa poitrine... La voix ajouta : " Quelqu'un pour la place de chauffeur ? Je descends tout de suite. " A Bangalore, la " Silicon Valley " de l'Inde, on assiste au quotidien à la rencontre entre une extrême modernité et les vieilles traditions. En minijupe, le nombril à l'air, les jeunes filles écoutent Eminem, boivent sec et gagnent vite et bien beaucoup d'argent, l'?il rivé à leur ordinateur. Les hommes, fascinés, perplexes, les observent, comme Rangappa, le pauvre chauffeur épouvanté par les tenues sexy de sa jolie patronne. Ou Ramu qui n'a d'yeux que pour la provocante Ashwini - mais laisse sa mère lui chercher une fiancée " comme il faut ". Chacune des huit nouvelles qui composent Le tapis rouge est un petit roman en soi, dont les personnages vont nous émouvoir et nous surprendre.
Nombre de pages
234
Date de parution
13/04/2006
Poids
305g
Largeur
142mm
Plus d'informations
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EAN
9782715225831
Titre
Le tapis rouge. Histoire de Bangalore
Auteur
Sankaran Lavanya ; Aoustin Jean-Pierre
Editeur
MERCURE DE FRAN
Largeur
142
Poids
305
Date de parution
20060413
Nombre de pages
234,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Présentation de l'éditeur Anand et Kamala vivent tous deux à Bangalore, cette ville du Sud de l'Inde en constante expansion. Chef d'une entreprise de pièces détachées automobiles, marié à la fille d'un homme d'affaires mondain, Anand mène une vie active et ordonnée. Mais le jour où il décide d'acheter un terrain afin d'agrandir son entreprise et conquérir le marché japonais, il se heurte au harcèlement exercé par un ami influent de son beau-père, furieux de ne pas s'être vu confier la transaction. Cette situation périlleuse va peu à peu remettre en question tout son équilibre professionnel et familial. Veuve, analphabète, élevant seule son fils, Kamala loue un modeste appartement dans un quartier pauvre de Bangalore. Son arrivée en ville a été synonyme de misère, jusqu'au jour où elle a décroché un poste de femme de chambre, justement chez monsieur Anand. Pour son fils, elle rêve d'un avenir meilleur. Mais elle est menacée d'expulsion de son logement, et chez son employeur, la vie n'est pas des plus simples. A travers ces deux destins croisés, Lavanya Sankaran brosse un portrait réaliste et vivant de cette Inde en pleine croissance économique, mais rongée par la corruption et la précarité.
Pendant des années j'ai vécu dans un mythe. J'écrivais sur lui un texte sans cesse remis en chantier. Tout ce que je vivais y entrait, hommes, villes, livres, saisons en enfer, jouissances, colères, tout y passait, à la fois structure vitale et machine romanesque le mythe accueillait tout. Un jour, j'ai mis ce manuscrit de côté pour écrire d'autres romans : ils n'ont jamais fait que le crypter. Alors je suis revenue à cette matrice, redescendue dans le souterrain. Perséphone 2014, c'est un nouveau point d'intersection entre cette histoire (cette vieille histoire folle) et la mienne, entre l'archaïque et l'ultra-contemporain. Que se passe-t-il quand un mythe s'empare d'une vie ? Quand il la pulvérise en passions brutes, en événements élémentaires ? Ce que j'entends de Perséphone, de cette voix très ancienne, très chantante, c'est ça : le désir d'être matière, d'un moi chaviré et d'un monde à l'envers. Mais aussi : comment sortir de ce désir - revenir des Enfers ? D'ailleurs, faut-il en sortir ? Et où est l'enfer ? Du côté des racines, des somptueux ravages et des incendies muets ? Ou dans les règnes de surface, les formes lisses, les ordres licites, les rites institués ? Reprendre Perséphone, c'est continuer, obstinée, à interroger le secret qui noue ensemble, très serrées, la jouissance, la mort et l'écriture. " G. A.
Ces entretiens inédits ont précédé la chute du communisme dont Eugène Ionesco a eu avant d'autres la prémonition. Mais ils engagent le lecteur d'aujourd'hui bien au-delà de ce séisme politique. Les Ruptures de silence éclairent les limites de l'engagement politique pour les artistes et préviennent de nouvelles trahisons possibles. Elles annoncent aux clercs du troisième millénaire qu'il ne leur reste que la pauvreté de Job en fait d'idéologie et, partant, la liberté totale d'expression. Nos échanges ont eu lieu dans une "traversée du désert" du créateur qui le mettait dans un état de lucidité extrême. La force émotionnelle qui se dégage de son interrogation sur la condition humaine nous rend la voix de Ionesco présente et fraternelle. André Coutin.
Henri, huitième marquis de Breteuil, qui inspira le personnage du marquis de Breteuil à Marcel Proust, trouve tout naturellement sa place dans la collection du "Temps retrouvé". Mais avec lui, nous pénétrons dans la réalité d'un univers que l'écrivain ne connaissait que de l'extérieur. Nous sommes là au c?ur de la société aristocratique de "l'avant-siècle", dont on découvre les aspirations et la vie quotidienne. De cet important manuscrit, nous avons choisi d'éditer les années 1886-1889, marquées par l'affaire Boulanger qui mit en péril la fragile IIIe République. Par sa position sociale et son goût prononcé pour la politique, Henri de Breteuil dévoile les dessous d'un conflit au cours duquel s'affrontent républicains, bonapartistes et royalistes. Intime des petits-fils de Louis-Philippe, il souhaite une restauration monarchique, mais se rend compte que le général n'est pas l'homme providentiel espéré. Tout en suivant les rebondissements d'une crise de régime qui se déroule comme un excellent scénario, il brosse un tableau souvent mordant de la vie mondaine où têtes couronnées, princes, gentilshommes, grands bourgeois et hommes de pouvoir se croisent à la manière d'une comédie de m?urs.
Connais-toi toi-même" , "deviens ce que tu es" ... Publicités et réseaux sociaux regorgent aujourd'hui de ces aphorismes et on ne compte plus les livres colorés autour du bonheur, de l'amour et de la construction de soi - thèmes philosophiques par excellence. Pourtant la philosophie reste souvent perçue comme une matière aride. Platon, Nietzsche, Descartes, Kant intimident encore. Revenir aux sources, savoir pourquoi et comment les grands auteurs ont décidé de consacrer chaque jour de leur vie à cette discipline pour trouver des sources infinies de consolation et de joie, depuis l'Antiquité, jusqu'à mourir pour elle, telle est l'une des missions de cette anthologie. Les grands philosophes côtoient ici les romanciers, artistes, cinéastes ou chanteurs qui évoquent, à la première personne, le plaisir de philosopher. Balade en compagnie de Socrate, Aristote, Epictète, Voltaire, Bergson, Marcel Proust, Montaigne, Albert Camus, Simone Weil, Charlie Chaplin, René Magritte, Michel Houellebecq, Bob Dylan, Woody Allen et bien d'autres...