Oyages dans les Pyrénées béarnaises, rêveries au détour des ruelles bordelaises, séjours en Creuse, à Nérac, Guillery, traversées cavalières du Lot-et-Garonne, villégiatures amoureuses en Périgord... Tout au long de sa foisonnante vie, Aurore Dupin, dite George Sand (1904-1876), a arpenté le Sud-Ouest, terre aimée, espace de liberté sans cesse convoqué dans son oeuvre fleuve. Ainsi les lettres, romans, carnets et autres souvenirs de l'icône romantique réunis dans cet ouvrage offrent au lecteur une vue panoramique de son attachement à la grande Gascogne. Ces "morceaux choisis" sont autant d'esquisses géographiques où l'on retrouve le sens descriptif hors-pair de George Sand. Mieux encore, ces paysages littéraires nous installent dans l'intimité de l'insoumise, et nous convient, à ses côtés, à une traversée de son siècle. Ces extraits sandiens sont présentés par Gérard Peylet, professeur émérite à l'Université Bordeaux Montaigne, spécialiste de George Sand et de la littérature "fin de siècle" .
Nombre de pages
144
Date de parution
20/03/2023
Poids
300g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782360623150
Auteur
Sand George ; Peylet Gérard
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
150
Date de parution
20230320
Nombre de pages
144,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Publié à l'occasion des 150 ans de la disparition de George Sand, cet ouvrage prolonge l'hommage rendu à une grande figure du patrimoine littéraire français. Il s'inscrit dans la continuité du beau livre de poche consacré l'an dernier au "Fantôme de l'Opéra", publié pour célébrer les 150 ans de l'Opéra Garnier. Cette nouvelle parution poursuit ainsi une collection qui associe anniversaires historiques et chefs-d'oeuvre intemporels. Publié en 1846, La Mare au diable est l'un des textes les plus emblématiques de George Sand. À travers l'histoire simple et profondément humaine de Germain le laboureur et de la jeune bergère Marie, Sand signe un vibrant hommage au monde paysan du Berry. Inspiré par une gravure de Holbein représentant un laboureur traqué par la Mort, le roman répond en contrepoint à cette vision sombre : Sand y célèbre, au contraire, la douceur de la nature, la dignité des humbles et la force discrète des sentiments sincères. Dans une prose attentive aux gestes du quotidien comme aux paysages ruraux, l'autrice compose un récit à la fois réaliste et poétique. La Mare au diable, c'est la promesse que l'amour vrai peut naître au détour d'un chemin, dans un sous-bois embrumé, ou près d'une mare dont les superstitions effraient les voyageurs.
Trop fort... Trop exclusif, l'amour de Sylvanet pour son jumeau, Landry. La sage-femme l'avait prévenu : " Presque toujours, il faut que l'un des deux périsse pour que l'autre se porte bien. " Terrible prophétie ! Que Landry tombe amoureux de la Petite Fadette, et Sylvanet s'enfonce dans la haine. Cette Fadette n'est-elle pas laide, sorcière et misérable ? N'a-t-elle pas toujours un caillou dans la poche ? Un mot pour faire mal ? Oui. Elle a tout cela et davantage... Elle s'habille comme un garçon et ne fait rien pour plaire... Alors ? Pourquoi Landry est-il subitement prêt à en découdre avec père, mère et village tout entier ? Qu'a-t-il découvert pour préférer cette fille à la belle Madelon ? Lui seul le sait. Il attend. Travaille. Car derrière les illusions du réel, se cachent parfois de belles vérités.
Avec George Sand, le Berry gagne ses étoiles... En deçà des bruyères et des landes, marais et feux follets, il y a cette terre femelle et voluptueuse où les plaisirs de la pêche le disputent aux honneurs de la garenne. Ceux de la bouche aux vertus de la conversation. Chaumières et moulins sont un havre. On y mitonne de délicieuses omelettes aux écrevisses, la fromentée, ce potage bouilli dans du lait, ou encore ce gâteau de poire à la crème poivrée. Savoureux éditorial culinaire Ripailles ou repas galants... La table est un élément romanesque essentiel, l'auberge, un lieu de ralliement des sociétés secrètes, l'hostellerie, prétexte à libertinage... De l'éloge du lait de chèvre à l'eau-de-vie miracle, des fêtes champêtres aux rituels aristocratiques, ce livre se déguste à la carte...
Tout en décrivant une population cachée de femmes insérées qui consomment et revendent des drogues, l'ouvrage aborde la manière dont les usagères-revendeuses jouent avec les critères des profilages policiers pour limiter les risques répressifs, et gèrent leurs usages sans recourir à des structures de prise en charge des addictions.
C'est dans le double sens de la formule "â¯Le corps à l'oeuvreâ¯" que réside l'originalité de l'ouvrage. Il s'agit aussi bien de mettre l'accent sur le fait que c'est le corps de l'écrivain ou de l'artiste qui fait effectivement oeuvre, qui est au travail dans le processus créatif, que de penser la création comme un trajet qui va du corps jusqu'à l'oeuvre réalisée, puis l'oeuvre reçue, lue, vue ou écoutée.
Cet essai examine la discrétion comprise comme vertu sociale essentielle dans une société décente: elle est étudiée non pas en tant que qualité morale individuelle, mais comme un concept social qui permet de penser les phénomènes d'invisibilité sociale choisie, et non seulement subie. La discrétion caractérise les grands esprits, qui construisent leur oeuvre dans l'ombre et le silence. Ils préfèrent la patience du penser à la fébrile agitation de l'opinion médiatique. Et si cette sagesse se transfusait un peu à tous les citoyens...