Je ne peux concevoir l'art en dehors d'un ancrage politique, je le pratique et l'accompagne donc toujours d'une réflexion qui m'amène à douter de tout, à déconstruire constamment, à creuser de nouveaux idéaux et à chercher le lieu de l'apaisement. La paix est un luxe, il n'y a pas d'accalmie". dit Joëlle Sambi à l'endroit de sa pratique artistique, au croisement des formes et des luttes. Quand le slam ou poésie "faite pour être dite à haute voix" s'écrit sur le papier, se compose de manière évidente et quasi organique un écrit pour la parole. La poésie de Joëlle Sambi est un flow rugueux, né à Kinshasa, qui érode la rime traditionnelle et râpe les conventions sociales, dérape et décape. Déconstruit les héritages dominants et asphyxie les violences, raciales, sexistes et homophobes. Scalpant la métrique classique pour un mètre libre et nourri d'autres héritages culturels et musicaux, sa poésie est une parole performée, à dire, toujours vivante, en métamorphose. "Nous ne sommes pas vos copines noires et brunes et pas assez blanches / Nous ne sommes pas celles qui peuplent vos solitudes / Pas celles qui fortifient vos châteaux / Nous ne sommes pas celles que vous violez, exotisez, insultez, désirez, haïssez, frappez, rejetez / Poétesses / Nous ne sommes rien / Nous ne sommes rien / Et ce rien peuplera vos rêves hantés"
Nombre de pages
110
Date de parution
16/02/2024
Poids
154g
Largeur
136mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782381980652
Titre
Et vos corps seront caillasses
Auteur
Sambi Joëlle ; Diallo Rokhaya
Editeur
L ARCHE
Largeur
136
Poids
154
Date de parution
20240216
Nombre de pages
110,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Sambi Joëlle ; Mbengama Parole L P ; Mbeka Phoba M
Cent trente ans après sa violente colonisation par Leopold 11, roi des Belges, cet immense pays au c?ur du continent africain (ex-Congo belge, ou Congo-Léopoldville ; ex-Zaïre de Mobutu, ou Congo-Kinshasa), rebaptisé République démocratique du Congo par Laurent-Désiré Kabila, prend toute sa place dans l?Histoire. L?Histoire de l?Afrique d?abord. L?Histoire du monde ensuite. Toujours en proie à de fortes tensions, il revient de très loin en termes de destruction et de massacres. Après des décennies de violence et de convoitise suscitées par ses prodigieuses ressources, ce pays s?affirme et exprime son identité douloureuse. L?effervescence créatrice qui en émane touche aussi bien la musique (historiquement, la musique congolaise est fondatrice des musiques du monde d?aujourd?hui), que le cinéma, la peinture, la photographie, la mode, etc. Et sa littérature décomplexée, baromètre infaillible de cette quête des peuples, en est un excellent exemple. C?est ce mouvement d?ensemble clans lequel sont pris les auteurs des six nouvelles de ce volume. Tous ont en eux cette énergie, cette force, qui caractérise un pays qui veut prendre son rang dans la culture du monde.
Lewis Nicholas ; Nsengiyumva Laura ; Sambi Nzeba J
Résumé : De la commune d'Etterbeek à celle de Schaerbeek, de la place Royale au parc du Cinquantenaire, Nicholas Lewis nous guide lors d'une déambulation sensible dans les rues de Bruxelles afin d'examiner en profondeur le rapport qu'entretient la société belge à son histoire coloniale. La présence durable de noms de rues, de monuments, de bâtiments et d'institutions glorifiant explicitement la colonisation du Congo constitue un point d'entrée pour regarder en face les déclinaisons de la négrophobie contemporaine. L'ouvrage formule ainsi une remise en question radicale des structures du pouvoir colonial et racial à travers une critique politique et esthétique de l'espace public bruxellois. Images, cartes et archives se mêlent à un corpus de textes et d'interventions visuelles de six protagonistes majeurs de la scène artistique, militante et universitaire belge : Laura Nsengiyumva, Anne Wetsi Mpoma, Véronique Clette-Gakuba, Georgine Dibua Mbombo, Joëlle Sambi Nzeba, et François Makanga.
Jouant de la conférence littéraire, Alice Zeniter déconstruit avec humour les modèles canoniques prévalant dans la fabrique des histoires et la manière dont le patriarcat a façonné les grands récits depuis l?Antiquité. « Une bonne histoire, aujourd'hui encore, c?est souvent l?histoire d?un mec qui fait des trucs. Et si ça peut être un peu violent, si ça peut inclure de la viande, une carabine et des lances, c?est mieux. » Partant de la Poétique d?Aristote, dont elle révèle le sexisme, elle traverse les classiques de la littérature, en convoquant des analyses d?Umberto Eco et les mécanismes à l??uvre à la lecture face au pouvoir des personnages de fiction. Avec autodérision et passant allègrement d?Anna Karenine à Superman, elle nous raconte sa fabrique des récits et la place des femmes dans la littérature, des femmes autrices à la représentation de la femme & de son corps dans la littérature au fil des siècles. Ou comment la mise en récit du corps féminin en fait un objet minoré/morcelé/passif. Puis elle s?intéresse aux discours proprement politiques, avec une lecture de Frédéric Lordon à l?appui, démontrant s?il était encore nécessaire que de la littérature à la politique il n?y a qu?un pas. Avec une ironie mordante, elle fait vibrionner la pensée.
Résumé : Satire sur le monde litte ? raire, la violence de classe et l'amour, "E ? de`ne" est la nouvelle cre ? ation d'Alice Zeniter, qu'elle mettra elle-me^me en sce`ne au cours de la saison 2024-2025. Prolongeant des re ? flexions mene ? es dans "Je suis une fille sans histoire" (L'Arche) et dans "Toute une moitie ? du monde" (Flammarion), autour de la litte ? rature comme enjeu de domination culturelle et de validation sociale, Alice Zeniter propose ici une peinture forte et nuance ? e de mondes sociaux divergents, inspire ? e par le roman "Martin Eden" de Jack London. E ? de`ne, jeune femme d'un milieu populaire, tombe amoureuse de Rose, issue de la bourgeoisie culturelle. Dans cette satire sociale, qui rappelle les rapports de domination de ? crits par Bourdieu, se rencontrent "he ? ritie`res" et pre ? cariat ouvrier de la blanchisserie d'un abattoir, ou` E ? de`ne travaille pour gagner sa vie. La nuit, elle e ? crit. Convaincue malgre ? la fatigue, le me ? pris des autres et l'absence d'argent, que c'est la` sa vocation. Quelle le ? gitimite ? sociale pourrait alors offrir la litte ? rature ? D'ou` vient cette conviction que l'on peut devenir e ? crivain ? e alors me^me que son milieu social d'origine semble l'interdire ? "La honte sociale est un fouet tre`s efficace, me^me si personne ne sait qui le manie". Devient-on alors transfuge de classe ?
Le nouveau recueil de Kae Tempest renoue avec les motifs puissants de Etreins-toi et Courir sur les cordes, où s'entrelacent amour et quête de soi. Plus introspectif ; il explore les ressorts intimes de la pulsion de vie qui se heurte aux injonctions d'une société normative, et apprend peu à peu à embrasser la puissance libératrice de sa transidentité. Kae Tempest célèbre la force du lien à la nature et rend un magnifique hommage à sa famille queer, "à tous les anges". Divisible par lui-même et par un est un livre sur la forme humaine, le corps éprouvé comme frontière, et la brûlante nécessité d'apprendre à s'aimer tel.le que l'on est. Cette quête perpétuelle d'intégrité fait de Kae Tempest un poète profondément original de notre époque.
Lygre Arne ; Braunschweig Stéphane ; Schenka Astri
Il y a trois femmes : Astrid, Sara, Eva. Deux se connaissent depuis longtemps, leur amitié forte ayant résisté au temps, aux entêtements, aux disputes. Deux se connaissent depuis très peu, ayant échangé leurs numéros après une rencontre sur un banc. Dans ce triangle incertain, elles se racontent, mettent à l'épreuve leurs liens, essayent de définir ce que veut dire l'amitié. Leurs histoires apparaissent en filigrane, quand l'une ou l'autre prend le rôle d'un père, d'un fils ou d'un mari, et rejoue une scène essentielle qui a changé le cours de leurs existences. Trouver sa place, la bonne distance, être proche sans disparaître est au coeur de cette nouvelle pièce d'Arne Lygre.