Pourquoi Alexina est-elle enfermée depuis des mois dans cet asile psychiatrique ? Quel drame l'a donc menée jusque-là ? C'est ce qu'Alexina elle-même, jeune fille de la Réunion, raconte dans ce roman dont elle est à la fois protagoniste et narratrice. Elle est métisse, fille d'un cafre, Rémon Jankin et d'Augustina, une Blanche ruinée qui a le sentiment d'avoir déchu en épousant ce Noir et dont les mauvaises langues racontent qu'elle a été la maîtresse du redoutable Beauval, le contremaître blanc. Alexina raconte qu'un dimanche, alors qu'elle a treize ans, elle part avec son père vers l'église de Bel-Etang pour assister à la messe. Il fait chaud et bientôt sur la route leur vient le désir de faire la messe buissonnière : tapis dans le champ de canne à sucre, ils assistent à la messe noire de Kamandalo, le sorcier noir gardien de la raffinerie et redoutable sbire du contremaître. Reprenant leur marche, ils font halte de nouveau et Alexina, fatiguée, s'endort. Profitant de son sommeil, son père, dans un moment d'égarement, la viole. L'enfant s'éveille comme dans un cauchemar. Le père, hagard, tente de la convaincre que ce qui vient de se passer doit rester secret, mais Kamandalo les a peut-être vus... Il s'ensuit une période de trouble et de violence. La mère se doute de quelque chose, l'enfant se tait mais désormais pèse sur cette famille le poids d'une malédiction. Une nuit, après une violente dispute avec Augustina, le père s'enfuit. On ne le reverra plus, il laissera à jamais l'épouse muette et l'enfant au seuil de la folie.
Nombre de pages
276
Date de parution
26/08/1992
Poids
302g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782246465119
Titre
La nuit cyclone
Auteur
Sam-Long Jean-François
Editeur
GRASSET
Largeur
130
Poids
302
Date de parution
19920826
Nombre de pages
276,00 €
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« L'adjoint Choppy se souvint d'Ernestine Généreuse qui lui avait confié que Sitarane, disposantd'une force surnaturelle chez les morts, se métamorphoserait en rapace, vipère, limace, glouglou, etqu'il deviendrait une ?mort-ombre? pour punir ses ennemis. D'un côté, il y aurait ceux qui useraientde tabous pour être dans les bonnes grâces de l'Ombre; de l'autre, ceux qui manipuleraient destalismans pour se protéger d'Elle, et les femmes vivraient dans la peur d'être fécondées par cet esprit maléfique qui frapperait comme il avait frappé de son vivant. On ne parlerait plus que du châtiment de l'Ombre, car quelque lien qui eût pu unir Sitarane à l'humain, il l'avait rompu pour toujours ».Dans ce roman plein de frissons et de fureur qui fait revivre, en un fort suspens historique, unpersonnage réel et diabolique, l'auteur interroge la violence qui n'a cessé de traverser l'histoire deson île, et il nous raconte, avec son écriture riche, charnue, les crimes commis par Sitarane et sabande de buveurs de sang dans le sud de La Réunion, durant les années 1909-1910. Vols, meurtres,nécrophilie conduiront les malfaiteurs devant les tribunaux. Certains sauveront leur tête et tomberont dans l'oubli. Attelé à la mort par la Cour d'Assises, ressuscité par la Cour des miracles, Sitarane sera élevé au rang des dieux immortels, et aujourd'hui encore ses adeptes se prosternent la nuit sur sa tombe.
Revue de presse Jean-François Samlong est né en 1949 à La Réunion. Docteur en lettres et sciences humaines, il a été professeur. En eaux troubles est son onzième roman.
"Je tiens le pari que cette chasse ne sera comparable à nulle autre, avais-je dit à Malika, et, crois-moi, je suis le premier à déplorer qu'il y ait beaucoup de chasses et si peu d'aventures..." J'ignorais qu'un tel pari, sans tarder, aurait l'effet d'un boomerang, parce que j'avais commencé à soulever le ciel contre nous." Nous sommes au coeur de La Réunion. Un soir, Malika propose à Babel d'aller traquer la papangue géante dans les cirques de l'île volcanique. Une chasse hors saison, inédite, voire déraisonnable et interdite. Mais pour l'amour d'elle et de la chasse, il organise une expédition contre le rapace, pensant fuir la monotonie de sa vie ou obéissant à un sentiment de vengeance... Yasushi nous le dit bien : "Le chasseur vise, et tire sur son malheur, ou sa malchance, en tout cas quelque chose de présent en lui et dont il entend se venger." Dans la beauté de la nature, quand le chasseur amoureux et jaloux devine la proie, nous suivons passionnément ses confessions. Babel Mussard nous tend un miroir initiatique : ne sommes-nous pas, ici, dans la magie de l'écriture, lectrices et lecteurs fascinés, traqués par nos propres démons ?...
A chaque jour son crime. Ils nous parlent, nous touchent, nous troublent, nous révèlent. J'ai voulu rassembler, sous la forme d'un almanach, ce que je sais, ce que j'ai découvert de 314 tueurs en séries, 193 autres types d'assassins et de plus de 5 700 meurtres. Serial Krimes ? Des articles de fond sur des tueurs en série français comme Landru ou Claude Lastennet, une évocation de crimes célèbres qui ont défrayé la chronique à Hollywood, l'histoire de criminels sexuels tels que Léger, Menesclou ou Soleilland, ou encore des enquêtes réalisées par des voyants. Vous lirez des reportages tirés de la presse de l'époque et le récit de certaines pratiques judiciaires oubliées. La réalité dépasse souvent la fiction, ce qui n'a pas empêché de nombreux auteurs ou scénaristes de s'inspirer des meurtres atroces que vous vous apprêtez à découvrir", S. B.
Depuis tant d'années, je tourne en rond dans ma cage, mes rêves sont peuplés de meurtre et de vengeance. Jusqu'au jour où la solution se présente enfin, la, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l'enfermer dans un livre". Séduite à l'âge de quatorze ans par un célèbre écrivain quinquagénaire, Vanessa Springora dépeint, trois décennies plus tard, l'emprise que cet homme a exercée sur elle et la trace durable de cette relation tout au long de sa vie de femme. Au-delà de son histoire intime, elle questionne dans ce récit magnifique les dérives d'une époque et la complaisance d'un milieu littéraire aveuglé par le talent et la notoriété.
Raconter René Goscinny en bande dessinée. Et lui donner la parole, au fond, pour la première fois. Tel est le projet de cet album exceptionnel. Un événement artistique. Et un livre de tendre amitié. Catel, célèbre dessinatrice, travaille depuis quatre ans, avec l'appui et l'amitié d'Anne Goscinny, à ce "Roman des Goscinny" - un roman graphique où tout est vrai. 320 pages magnifiques, en trichromie, où Catel nous raconte la vie de René Goscinny. Sa naissance, dans le Paris des années 20, au coeur d'une famille juive, exilée de Pologne et d'Ukraine. Son père, chimiste, fils de rabbin. Sa mère, née en Ukraine, ayant fuit les progroms. Son grand-père, imprimeur de journaux yiddish. Son grand-frère moqueur, Claude. L'enfance en Argentine, bientôt. Et les passions de René : le dessin, le rire, puis l'écriture. Catel nous emmène dans un voyage familial marqué par l'histoire, entre l'Amérique et l'Europe. Tandis que le jeune René cherche sa voie, lui le "paresseux contrarié" , une partie de la famille meurt dans les camps d'extermination. René part à New York, frappe à toutes les portes, dessine et vit dans la pauvreté avec sa mère. A Bruxelles puis à Paris, il trouvera peu à peu sa vocation : non pas dessiner, mais écrire, scénario, sketchs, histoires. Goscinny crée, avec Uderzo, le personnage d'Astérix, qui devient très vite célèbre dans le monde entier ; mais aussi le Petit Nicolas avec Sempé. Et il est le grand scénariste de Lucky Luke et de Iznogoud. C'est aux portes du "célèbre village gaulois" que s'arrête le premier tome du "Roman des Goscinny" : alternant avec force et tendresse des épisodes de la vie de "René" ; et ceux racontés par sa fille Anne à son amie - donnant une vérité, une drôlerie et une émotion à ce projet fondateur.
Voici Dany Laferrière dans tous ses exils. Obligé de fuir Haïti à l'âge de 23 ans sous les aboiements d'une meute de chiens, il entame une vie d'exils, de Miami à Paris en passant par le Brésil, sans avoir ajamis vraiment quitté Montréal. Après l'Autoportrait de Paris avec chat, Dany Laferrière approfondit la veine du roman dessiné et écrit à la main. L'Exil vaut le voyage offre un point de vue original sur le sentiment de l'exil : est-ce une expérience aussi terrible qu'on le dit ? En revenant sur ce qu'on croit à tort une fatalité, Dany Laferrière nous dit combien les pérégrinations obligées, si on les accueille en ouvrant les yeux et l'esprit, nous enrichissent. Quelle occasion de rencontres nouvelles, avec des écrivains, des femmes et des chats ! Le monde regorge de richesses, et ce livre nous les fait découvrir avec charme et humour, mais aussi, parfois, un lyrisme pudique : " Je viens de parler à ma mère longuement, et je dois partir sans bagage " . Si les exils ont leur part d'arrachement, ils donnent aussi à voir le monde et des mondes. De Jorge Luis Borges à Virginia Woolf, de jazzmen solitaires en cafés bondés, de l'Amérique à l'Europe, voici de fructueux exils, avec, pour compagnons de voyage, de chapitre en chapitre, les grands exilés du monde, Ovide, Mme de Staël, Graham Greene, le grand romancier cubain José Lezama Lima, et bien d'autres.