Il est pas facile de raconter à présent. Crise de l'expérience et création artistique après la Gra
Salza Luca
MIMESIS
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EAN :9788869761676
Dans les années trente, Walter Benjamin élabore une thèse essentielle sur l'héritage culturel de la Grande Guerre : l'homme contemporain aurait perdu sur les champs de bataille la capacité de raconter son expérience parce qu'il est livré à un univers où les machines dominent et où ce qui mérite d'être raconté, disparaît. Au début de son Voyage au bout de la nuit, au moment où il se met à écrire, Céline semble confirmer cette thèse lorsque son personnage affirme : " II est pas facile de raconter à présent ". La Première Guerre mondiale nous a plongés dans la barbarie. Il n'y a plus les mots pour " dire ", pour " représenter ". Néanmoins, toujours en compagnie de Benjamin, ce volume essaie d'explorer les possibilités d'une conception positive, nouvelle de la barbarie en suivant des artistes, des philosophes, des réalisateurs qui se confrontent à la question de la catastrophe. Ils ne parlent pas directement de la guerre. Ils travaillent plutôt sur l'impossibilité d'en parler. Ils choisissent souvent le silence. Mais ce silence ne signifie pas une absence de choses à dire, il exprime plutôt une stratégie de rupture et de résistance : ne pas écrire sur la guerre permettrait de ne pas réaliser la catharsis qui ferait oublier la guerre, et retourner dans les mêmes schémas de pensée qu'avant, ceux qui ont mené à la catastrophe.
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Nombre de pages
236
Date de parution
09/10/2018
Poids
299g
Largeur
140mm
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EAN
9788869761676
Titre
Il est pas facile de raconter à présent. Crise de l'expérience et création artistique après la Gra
Auteur
Salza Luca
Editeur
MIMESIS
Largeur
140
Poids
299
Date de parution
20181009
Nombre de pages
236,00 €
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Luca Salza est maître de conférences en études italiennes à l'Université Charles-de-Gaulle Lille 3. Ses travaux portent sur l histoire des idées en Italie. Il est l auteur de Métamorphose de la Physis. Giordano Bruno, Vrin-La Città del Sole, 2005. Il a édité en 2007 le numéro de la revue « Europe » consacré à Giordano Bruno et à Galilée. Il est rédacteur de différentes revues européennes de philosophie dont « L'Art du Comprendre » et « Outis! ».
Résumé : Si aujourd'hui nous devions imaginer un écrivain plus que tout autre étranger aux différentes formes de nationalismes, de patriotismes, et d'identification à une culture, à une terre, voire à une langue, nous penserions à Kafka. Son écriture de la disparition, de la dissolution de soi dans le tourbillon des mots et des absences, nous permet d'imaginer qu'être clandestin, mineur, réfugié, braqué, c'est se trouver dans la position la plus révélatrice pour témoigner de la catastrophe dans laquelle nous sommes aujourd'hui, en trouvant des mots, des babils, des silences, pour la reconnaître et s'y opposer. Nous proposons une lecture déterritorialisante de Kafka. Contre ceux qui l'enracinent dans une langue, une culture, nous défendons l'idée d'une littérature et une pensée métissées et migrantes avec - et grâce à - Kafka. Cette expérience d'écriture est, pour nous, inassimilable à la logique des États et des pouvoirs ; elle offre l'exemple d'un geste "destituant" : un geste politique et esthétique qui suspend les chaînes du commandement.
La fin de la guerre froide promettait une ère de paix mais revoilà la guerre. Les fronts sont innombrables, les Etats paranoïaques, le droit international en miette et les génocides triomphent. En Europe, c'est toute l'économie qui se réarme. Dans l'instant du danger, ce livre explore les luttes et les innovations politiques comme artistiques qui n'ont pas seulement contesté pacifiquement la guerre mais l'ont attaquée de front. On y croise Dada, Rosa Luxembourg, Breton, Kafka, Virginia Woolf, Simone Weil et Cravan. "Guerre à la guerre" , c'est le mot d'ordre qui synthétise les énergies explosives et occultes qui n'ont pas laissé la Grande Guerre en paix. Ou comment, ici et maintenant, déserter avec armes et bagages.
L'importance exceptionnelle que les différentes formes de religion ont eu dans l'histoire de l'humanité est tout à fait étonnante. Au lieu de concentrer leur attention sur la situation existentielle en tant que dimension vécue dans le présent, les êtres humains ont cherché le plus souvent à expliquer son sens dans la référence à l'au-delà. La raison de cette tendance semble avoir été dictée surtout par le fait que pour l'être doué de conscience de soi la mort est impensable, inacceptable. Ce texte analyse le problème de la recherche d'un sens ultime, qui de fait apparait inatteignable, comme le montrent les expériences des grands philosophes de la modernité ayant souligné les limites de la pensée et du langage. Toutefois le message évangélique du Christ garde toute sa validité en tant que mystère de l'anéantissement de Dieu dans l'amour.
Les spécialistes de la pensée de Hobbes ont souligné l'importance de son troisième grand tour à travers l'Europe (1634-1636) et de son séjour à Paris, pour le développement de son système philosophique. Cette étude analyse les débats philosophiques et scientifiques qui ont eu lieu dans la capitale française pendant ces années là, et qui se révélèrent décisifs pour la naissance de la philosophie de Hobbes. Un travail qui compare pour la première fois et de façon détaillée les pensées de Mersenne et de Hobbes, dont on souligne les analogies et les différences au niveau méthodologique et épistémologique. Cette étude porte également sur la figure de Descartes, dont on évolue la contribution essentielle au développement de la pensée hobbesienne.
Pourquoi, partout et de tout temps, les hommes ont-ils voulu offrir des sacrifices à leurs dieux ? Pour leur plaire et s´attirer leurs faveurs ? Pour les remercier sans rien demander en échange ? Qu´est-ce qui se cache derrière ce rite ? Hubert et Mauss, éminents spécialistes des religions, pensent que si le sacrifice est "l´instrument privilégié de communication entre l´homme et les forces supérieures" , comprendre son langage signifie cueillir l´essence de la religiosité primitive.
Résumé : Un dimanche, une uvre, cycle de conférences initié en 1997 au Centre Pompidou par le critique d'art et commissaire d'expositions Marc Archambault, se voulait l'occasion de porter un regard approfondi et singulier sur une uvre choisie dans les collections du Musée, par un artiste, un conservateur, un écrivain, un historien ou un critique d'art. Cela avait lieu tous les dimanches à 11h30, à l'IRCAM d'abord puis dans la Petite salle, au premier sous-sol du Beaubourg. Vu le jour et l'heure, c'était un pari. Il a été gagné. Cet ouvrage, publié grâce à la complicité et à l'amitié des contributeurs, est un hommage à Marc Archambault et l'affirmation d'une conviction qui était la sienne : si l'amour de l'art existe, il ne se manifeste vraiment que dans les rencontres, toujours personnelles, avec des uvres, par définition singulières.