En 1967, James Salter publie un court roman dans lequel il raconte les amours d'une jeune Française, Anne-Marie Costallat, et d'un étudiant américain, Phillip Dean. L'identité volontairement floue du narrateur - un ami de Phillip -, une précision obsessionnelle dans la description des scènes érotiques, laissent deviner que, dans ce livre, James Salter, à l'instar d'Alberto Moravia, n'est réaliste que " dans la mesure où il cherche à démontrer l'inexistence de la réalité ". De quoi s'agit-il ? De chambres d'hôtel à la tombée du soir, d'après midi pluvieux, de mensonge, de plaisir, de gêne, d'impudeur. D'une Delage glissant silencieusement dans la nuit, entre Paris et Autun. D'ennui et d'exaltation. Depuis sa parution, cet ouvrage a provoqué les éloges les plus fanatiques. Il exerce sur ceux qui le lisent un charme irrésistible, fait d'innocence et de perversité, de fraîcheur et de voyeurisme. C'est un hymne à la province française et à ses trésors cachés, aux nourritures terrestres, à l'amour des corps. Mais c'est aussi un roman mélancolique, où la solitude ne se laisse jamais oublier. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Philippe Garnier.
Nombre de pages
256
Date de parution
09/02/1996
Poids
270g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782879290799
Titre
Un sport et un passe-temps
ISBN
2879290791
Auteur
Salter James
Editeur
OLIVIER
Largeur
140
Poids
270
Date de parution
19960209
Nombre de pages
256,00 €
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Présentation de l'éditeur Onze variations sur le passage. Le passage du jour à la nuit, de l'enfance à l'âge adulte, de la vie à la mort. Un accident de cheval, un oiseau mort, la couleur du Rhin à Bâle, une chambre d'hôtel à Vérone, une fille au pair un peu trop provocante: tels sont les motifs à partir desquels James Salter développe sa mélodie - ce mélange de mélancolie, d'émotion et de sécheresse, qui n'appartient qu'à lui. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Résumé : " Salter est un écrivain élégant et énigmatique. Ses héros bavardent, dorment dans des palaces ou des hôtels bon marché, partent sans laisser d'adresse. Les femmes pleurent en silence, peignent leurs cheveux mouillés en se penchant doucement sur le côté. Il y a dans tout cela une douceur, une musique. Cela parle de l'amour, de l'échec, des espoirs déçus, des amitiés qui ne durent pas, qui ne peuvent pas durer. Via Veneto, les acteurs font semblant de jouer à la dolce vita. Petits épisodes quotidiens (une dame dans une boutique, des terrassiers au soleil en plein travail), polaroïds littéraires, discussions à bâtons rompus. Salter n'insiste pas, il laisse le silence s'installer. " Eric Neuhoff, Le Figaro.
Résumé : Au départ, il y a l'incendie. Jean a oublié d'éteindre sous une casserole. Il en profite pour oublier aussi sa vie en abandonnant sa maison aux flammes. Acteur de séries B, il va désormais se contenter de survivre. La fiction devient son refuge, la vie elle-même une toile de fond. C'est dans cette atmosphère de désenchantement qu'il rencontre France Rivière, une actrice encore célèbre qui lui propose de s'installer chez elle. Puis son fils, Charles, un homme intrigant qui sort de l'hôpital psychiatrique. Jean s'attache à ses pas, perd sa trace, s'interroge sur son absence, qui le renvoie à celle qu'il éprouve face au monde. Dans ce roman à l'écriture tendue, Christian Oster évoque la dérive d'un homme qui interroge, de manière souvent cocasse, le renoncement dans lequel il s'est installé.
Dublin, de nos jours. Frances et Bobbi, deux anciennes amantes devenues amies intimes, se produisent dans la jeune scène artistique irlandaise comme poètes-performeuses. Un soir, lors d'une lecture, elles rencontrent Melissa, une photographe plus âgée qu'elles, mariée à Nick, un acteur. Ensemble, ils discutent, refont le monde, critiquent le capitalisme comme les personnages de Joyce pouvaient, en leur temps, critiquer la religion. Ils font des photographies, ils écrivent, ils vivent. C'est le début d'une histoire d'amitié, d'une histoire de séduction menant à un " mariage à quatre " où la confusion des sentiments fait rage : quand Frances tombe follement amoureuse de Nick et vit avec lui une liaison torride, elle menace soudainement l'équilibre global de leur amitié.Mais Conversations entre amis n'est pas qu'une banale histoire d'adultère : c'est avant tout le portrait attachant, empathique, des jeunes gens contemporains, ces millenials qui ne parviennent pas à trouver leur place dans le monde que leur ont laissé leurs aînés. La voix de Frances, poétique, désinvolte, parfois naïve, d'une extraordinaire fraîcheur est, par de multiples aspects, celle de sa génération.
Résumé : C'est l'histoire d'une famille. Un père, une mère, deux enfants nés d'unions précédentes. Le père et la mère sont écrivains. Ils se sont rencontrés lors d'un projet où ils enregistraient les sons de New York, de toutes les langues parlées dans cette ville. C'est l'histoire d'un voyage : la famille prend la route, direction le sud des Etats-Unis. Le père entreprend un travail sur les Apaches et veut se rendre sur place. La mère, elle, veut voir de ses yeux la réalité de ce qu'on appelle à tort la " crise migratoire " touchant les enfants sud-américains. A l'intérieur de la voiture, le bruit du monde leur parvient via la radio. Dans le coffre, des cartons, des livres. C'est l'histoire d'un pays, d'un continent. De ces " enfants perdus " voyageant sur les toits des trains, des numéros de téléphone brodés sur leurs vêtements. Des paysages traversés et des territoires marqués par la chronologie, les guerres, les conquêtes. C'est l'histoire, enfin, d'une tentative : comment garder la trace des fantômes qui ont traversé le monde ? Comment documenter la vie, que peut-on retenir d'une existence ? Et enfin : comment parler de notre présent ? Avec Archives des enfants perdus, Valeria Luiselli écrit le grand roman du présent américain. Mélangeant les voix de ses personnages, l'image et les jeux romanesques, elle nous livre un texte où le propos politique s'entremêle au lyrisme.
Résumé : "Le chant glacé et mélodieux de la rivière, sa peur, le poids terrible d'une attente folle entre les remparts des montagnes qui la cernent, mais quelle attente cette épée qu'elle pressent toujours, suspendue dans la nuit des arbres qui l'écrase ? sur son coeur blanc, sa tête rousse de gibier des bois. Oh que tout éclate enfin pour que tout s'arrête". Pour Rosalinde, c'est l'été de tous les dangers. Dans ce village où l'a menée son errance, quelque part en Provence, elle est une saisonnière parmi d'autres. Travailler dans les champs jusqu'à l'épuisement ; résister au désir des hommes, et parfois y céder ; répondre à leur violence ; s'abrutir d'alcool ; tout cela n'est rien à côté de ce qui l'attend. L'amitié ? l'amour ? ? d'une autre femme lui donne un moment le sentiment qu'un apaisement est possible. Mais ce n'est qu'une illusion.