Le 17 avril 1999, au plus fort de la nuit noire de ce début de printemps, la voiture dans laquelle je me trouve se fracasse contre le pylône électrique de la photo de couverture. J'étais une jeune femme normale, en plein force de l'âge. J'aimais le sport, m'amuser, sortir avec mes amis. Je n'aurais pas dû sortir ce soir-là. Si j'étais restée chez moi, je ne serais pas handicapée aujourd'hui et ma vie ne serait pas un calvaire. Ce pylône m'a enlevé deux amis et ma vie d'avant. Depuis cette date, mes jours sont un combat de chaque instant, pour survivre et ne pas mourir. C'est ce combat que je raconte ici, ce qu'il me fait traverser depuis dix-sept ans, pour témoigner de mon drame et sensibiliser les jeunes et moins jeunes à la sécurité routière. "
Nombre de pages
108
Date de parution
03/02/2017
Poids
130g
Largeur
133mm
Plus d'informations
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EAN
9782414035335
Auteur
Salmon Delphine
Editeur
EDILIVRE
Largeur
133
Date de parution
20170203
Nombre de pages
108,00 €
Disponibilité
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Une passion (la philosophie), une atmosphère (l'hiver), un génie (Spinoza). Avec ces trois brins, Ricardo Menéndez Salmon tresse deux histoires séparées par trois cents ans, mais unies par les deux grandes pulsions humaines, l'amour et la mort. Les deux héros ont en commun d'être espagnol à Amsterdam: Spinoza est surnommé l'Espagnol parce qu'il vient de la péninsule ibérique. Ils ont aussi la pauvreté en partage: l'inventaire des biens terrestres que laisse Spinoza à sa mort serre le c'ur tant la précarité de son existence s'y révèle. La philosophie ne nourrit pas son homme mais réchauffe-t-elle en hiver? Prenant pour prétexte l'existence grise d'un érudit espagnol qui enterre ses illusions à Amsterdam et celle de Spinoza, qui aima et mourut dans cette même ville, La Philosophie en hiver peut être lue à la fois comme la confession d'un malaise, une biographie atypique et une enquête policière où coexistent la digression philosophique, l'image expressionniste et la fresque historique. Un récit précieux, brillant et rare.
Le 11 mars 2004, à Madrid, des bombes explosent dans quatre trains de banlieue. Il y aura cent quatre-vingt-onze morts et un grand nombre de blessés. Lorsque Vladimir, écrivain raté devenu correcteur, apprend la nouvelle, il est en train de travailler sur une traduction des Démons de Dostoïevski, et alors que toute l'Espagne, y compris le gouvernement, voit dans l'attentat la main de l'ETA, lui comprend immédiatement que ce n'est pas possible. Non qu'il en sache plus que les autres ou que cette organisation n'ait les moyens de perpétrer un tel massacre, niais parce que ce n'est pas son style. Et le style, en littérature comme dans la vie, c'est une signature. Plus tard on apprendra que le gouvernement a menti en désignant l'ETA, mais le narrateur peut-il condamner le mensonge, lui qui n'a jamais osé avouer à sa femme l'existence d'un fils né sur un autre continent ? Avec humour et brio, Ricardo Menéndez Salmon montre comment un drame collectif s'invite dans notre intimité, nous apprend que notre mal-être s'inscrit dans l'histoire en train de se faire.
Le narrateur met trois moments de sa vie (la naissance de sa vocation, la mort de son épouse et sa consécration en 2040 comme gloire de la littérature universelle) en parallèle avec l'histoire de trois grands maîtres de la peinture, fondée sur une énigme, le destin insoupçonné de la Vierge Barbue d'Adriano de Robertis.