
Verbicide. Du bon usage des cerveaux humains disponibles
Ce livre traite du 11 septembre; du triomphe de la télé réalité, des formes nouvelles de domination symbolique, du capitalisme culturel, mais il gravite autour d'un seul et même foyer: nous vivons une crise mondiale de narration, dont le symptôme le plus visible est une inflation narrative, la substitution de l'anecdote (story) au récit (narrative). Qu'il emprunte la forme de l'essai ou du récit, ce livre décrit la situation d'un homme sans recours narratif face à l'expérience, qui ne sait plus faire la distinction entre fait et fiction (c'est-à-dire la réalité de l'expérience), et entre vrai et faux (c'est-à-dire les normes de la pensée). Un homme qui représentait pour Hannah Arendt, "le sujet idéal du règne totalitaire'. Un homme, en somme, sans récit. Face à l'empire, c'est le manque et l'impossibilité d'une contre-narration que Christian Salmon explore - et déplore - ici. Biographie de l'auteur Christian Salmon est notamment l'auteur de Tombeau de la fiction (Denoël, 1999), Censure! Censure! (Stock, 2000), et Devenir minoritaire (Denoël, 2003). Il dirige la revue Autodafé."
| Nombre de pages | 163 |
|---|---|
| Date de parution | 01/01/2005 |
| Poids | 175g |
| Largeur | 124mm |
| EAN | 9782841582693 |
|---|---|
| Titre | Verbicide. Du bon usage des cerveaux humains disponibles |
| Auteur | Salmon Christian |
| Editeur | CLIMATS |
| Largeur | 124 |
| Poids | 175 |
| Date de parution | 20050101 |
| Nombre de pages | 163,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Storytelling. La machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits
Salmon ChristianDepuis qu'elle existe, l'humanité a su cultiver l'art de raconter des histoires, un art partout au coeur du lien social. Mais depuis les années 1990, aux États-Unis puis en Europe, il a été investi par les logiques de la communication et du capitalisme triomphant, sous l'appellation anodine de storytelling Derrière les campagnes publicitaires, dans l'ombre des campagnes électorales victorieuses, de Bush à Sarkozy, se cachent les techniciens sophistiqués du storytelling management ou du digital storytelling, pour mieux formater les esprits des consommateurs et des citoyens. C'est cet incroyable hold-up sur l'imagination que révèle Christian Salmon dans ce livre, au terme d'une longue enquête consacrée aux applications toujours plus nombreuses du storytelling: le marketing s'appuie plus sur l'histoire des marques que sur leur image, les managers doivent raconter des histoires pour motiver les salariés, les militaires en Irak s'entraînent sur des jeux vidéo conçus à Hollywood et les spin dottors construisent la vie politique comme un récit... Christian Salmon dévoile ici les rouages d'une machine à raconter ? qui remplace le raisonnement rationnel, bien plus efficace que toutes les imageries orwelliennes de la société totalitaire. Biographie de l'auteur Christian Salmon, écrivain et chercheur au CNRS (Centre de recherches sur les arts et le langage), a fondé et animé, de 1993 à 2003, le Parlement international des écrivains. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Tombeau de la fiction (Denoël, 1999), Devenir minoritaire, pour une nouvelle politique de la littérature, entretiens avec Joseph Hanimann (Denoël, 2003), ou encore Verbicide (Actes Sud, 2007).EN STOCKCOMMANDER12,50 € -

L'ère du clash
Salmon ChristianUn ouragan emporte nos sociétés hyperconnectées et hypermédiatisées. Le vent a tourné, nous l'éprouvons tous fortement. L'époque n'est plus seulement à la manipulation et au formatage des esprits, comme encore au milieu des années 2000, quand régnait sur le discours médiatico-politique le storytelling. L'explosion du Web, l'éclosion des premiers réseaux sociaux créaient l'environnement favorable à la production et à la diffusion d'histoires. Or, de même que l'inflation ruine la confiance dans la monnaie, l'inflation des stories a érodé la confiance dans les récits. Le triomphe de l'art de raconter des histoires, mis au service des acteurs politiques, a entraîné, de manière fulgurante, le discrédit de la parole publique... Dans le brouhaha des réseaux et la brutalité des échanges, la story n'est plus la clé pour se distinguer. La conquête de l'attention, comme celle du pouvoir, passe désormais par l'affrontement, la rupture, la casse des "vérités" . Désormais, viralité et rivalité vont de pair. Fini le storytelling ? Bienvenue dans l'ère du clash !Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER10,45 € -
L'empire du discrédit
Salmon ChristianRésumé : Le discrédit est partout. Discrédit des formes de légitimité du pouvoir. Discrédit des langages autorisés. Discrédit du savoir, du mérite. Discrédit de la représentation. Ce monstre aux mille visages obéit au rythme fiévreux de notre temps, il saute de la sphère privée à la scène publique. Il comble les désirs des individus et enflamme les grandes passions collectives. Il inspire les tendances de la mode et les lents mouvements d'opinions. Tout acte, toute pensée, toute parole lui sont redevables. Mais le mutisme de l'époque est aussi son oeuvre. Il est le silence et le cri. L'émeute et l'effroi.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER22,50 € -

Tombeau de la fiction. Essai
Salmon ChristianRésumé : Depuis la fatwa lancée contre Salman Rushdie, les meurtres d'écrivains se sont multipliés, en Iran, en Algérie, en Afghanistan, en Egypte... Mais la censure prend aussi de nos jours des formes moins repérables, celles qui installent partout le règne de l'homogène et sa phobie de l'art et de la fiction. Car la fiction menace le monde. Et le monde s'efforce de la conjurer. C'est une lutte sans répit, un combat inégal qu'interrompt souvent le gong des hôpitaux psychiatriques, ou simplement l'épuisement et la mort. Gogol signe sa reddition, brûle ses papiers et meurt. Kafka se tait et remet sa silhouette aux biographes et aux embaumeurs. Flaubert s'endort en colère. D'autres destins sont aussi évoqués : ceux de Broch, de Gombrowicz, de Kis... Mais la fiction ne cesse pourtant de rebondir ; ailleurs, aux confins de la langue et du territoire. Bouleversant les usages, heurtant le goût et les tabous, elle va son chemin et revendique son indépendance. C'est ce combat que raconte Tombeau de la fiction, qui peut aussi se lire comme un manifeste pour la liberté littéraire.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER18,55 €
Du même éditeur
-

Liberté, vérité, démocratie
Esquerre ArnaudQuelque chose a changé dans nos démocraties concernant la liberté d'expression, mais quoi ? On entend souvent qu'on ne pourrait plus rien dire et, en même temps, que les mensonges et les fake news ne cessent de prospérer, si bien qu'on ne serait plus en démocratie. Or, en s'interrogeant sur les conditions d'émergence de ces discours, il apparaît au contraire que, sans pouvoir tout dire, on n'a jamais pu autant s'exprimer qu'aujourd'hui, et que si le relativisme est nécessaire à la démocratie et au développement de la connaissance humaine, la vérité en politique ne l'est pas moins pour qu'un Etat démocratique le reste.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

Méditation sur le concept de Nature
Badiou AlainAujourd'hui, une forte campagne idéologique tente de faire du mot "nature" une sorte d'idole politique. On vitupère les industries, les machines agricoles, les logements, les routes, les déchets, les voitures à essence, les avions à réaction, et bien d'autres témoins de l'invention humaine, dont on constate ou soupçonne qu'ils portent atteinte aux déterminations naturelles, qu'ils menacent l'existence des petites fleurs comme des vastes océans. Le présent texte s'inscrit dans ce contexte idéologique. Je partirai d'une question fondamentale et constamment laissée de côté : que signifie, en vérité, le mot "nature" ? " Concept retors, insaisissable, la nature sillonne l'histoire de la pensée. Mais sait-on vraiment la définir ? Cheminant d'Aristote à Hegel et Kant, en passant par la poésie romantique, Alain Badiou revisite l'étrange destin philosophique d'une idée qui n'a cessé d'évoluer avec son temps. Alors que la science contemporaine a progressivement déserté la "nature" pour lui préférer la "matière" ou le "vivant", et que la pensée écologiste s'en est emparée sur le terrain politique, ce livre explore sous tous ses angles le concept de nature - et invite à en repenser les usages.EN STOCKCOMMANDER21,00 € -

Vivre avec les hommes. Réflexions sur le procès Pelicot
Garcia ManonL’autrice et philosophe Manon Garcia revient sur sa participation au procès de l’affaire Mazan et sur l’émotion et le choc que cela lui a procuré. Elle tente, par de nombreuses références littéraires, philosophiques et même de la pop culture, de donner du sens à ce qu’elle y a vu et entendu pour dénoncer l’horreur vécue par Gisèle Pélicot tout autant qu’honorer son courage. Elle questionne avec brio et force le monde patriarcal, la culture du viol et de l’inceste ainsi que des notions essentielles qui furent malmenées au cœur de ce procès, comme le consentement. Elle rappelle enfin que tous ces hommes sont des gens ordinaires, que la monstruosité a un visage bien humain et qu’il est, de fait, terriblement difficile dans ce contexte pour les femmes de vivre sereinement avec les hommes.EN STOCKCOMMANDER21,00 €
De la même catégorie
-

L'homme nu. La dictature invisible du numérique
Dugain Marc ; Labbé ChristopheRésumé : On les appelle les big data. Google, Apple, Facebook, Amazon, ces géants du numérique qui aspirent, à travers Internet, smartphones et objets connectés, des milliards de données sur nos vies. Derrière cet espionnage existe un " pacte secret " scellé par les big data avec l'appareil de renseignement le plus redoutable de la planète. Ensemble, ils sont en train d'enfanter une entité d'un genre nouveau, une puissance mutante qui ambitionne ni plus ni moins de reformater l'Humanité. Pour les big data, la démocratie est obsolète, tout comme ses valeurs universelles. C'est une dictature inédite qui nous menace : une Big Mother bien plus terrifiante encore que Big Brother. " Ce livre se présente comme le livre noir de la révolution numérique. " Le Figaro littéraire " Après avoir lu ce livre, vous ne regarderez plus votre iPhone de la même manière. " Le Point Cet ouvrage a reçu le Prix lycéen " Lire l'économie "EN STOCKCOMMANDER8,10 € -

A quoi bon encore apprendre ?
Dejardin CamilleChaque individu, qui doit certes tout apprendre et à qui la transmission est essentielle, apporte avec lui la possibilité d'une bifurcation et la réinvention de l'avenir. " Internet nous a mis le savoir à portée de main. Les réseaux dits sociaux nous invitent à le partager. Désormais l'IA le synthétise à notre place et nous le sert " prêt-à-l'emploi ". Et, en tout cela, la machine semble bien plus performante que l'humain. Que nous reste-t-il à apprendre ? L'effort d'acquérir des connaissances et des savoir-faire est-il donc rendu obsolète ? Illégitime ? Vain ? Assurément non, si l'on prend conscience de ce que ce travail ne vaut pas seulement pour son résultat final, qui peut éventuellement être produit sans nous, mais pour la transformation de nous-mêmes qu'il opère. Une transformation que l'on peut appeler expérience, perfectionnement, aguerrissement ou encore réalisation... et qui pourrait bien constituer le sens même de la vie.EN STOCKCOMMANDER3,90 € -

Ne faites plus d'études. Apprendre autrement à l'ère de l'IA
Alexandre Laurent ; Babeau OlivierPendant des siècles, étudier était le meilleur investissement possible. Ce monde-là est mort. L'intelligence devient gratuite et infiniment disponible. Les études, telles qu'on les connaît, sont devenues contre-productives. Ce livre est un appel au sursaut. En exposant les effets destructeurs de la révolution cognitive en cours et en proposant des chemins pour apprendre autrement, il répond à la question fondamentale : que nos enfants devront-ils apprendre demain ? Ne faites plus d'études n'est pas un pamphlet contre le savoir. Il invite à se préparer à une société où l'apprentissage sera une activité exigeante, permanente et profondément personnelle.EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

La civilisation du poisson rouge. Petit traité sur le marché de l'attention
Patino BrunoLe poisson rouge qui tourne dans son bocal serait incapable de fixer son attention au-delà de 8 secondes. Et le temps de concentration de la génération des Millenials, celle qui a grandi avec les écrans connectés, serait de 9 secondes. Serions-nous devenus des poissons rouges, vidés de notre être, incapables d'attendre ou de réfléchir, reclus dans la transparence, noyés dans un océan de messages, de sollicitations, d'informations, sous le contrôle des algorithmes et des robots ? Les empires économiques ont créé une nouvelle servitude avec une détermination implacable. Au coeur du système et de notre vie quotidienne, un projet caché : l'économie de l'attention. Sans rejeter la civilisation numérique, il est temps de reprendre le contrôle pour la transformer. Une lecture décapante. Claire Chartier, L'Express. Bruno Patino dénonce la tyrannie des réseaux sociaux. Percutant. Fabienne Schmitt, Les Echos.EN STOCKCOMMANDER8,25 €

