Conjuration de Catilina ; Guerre de Jugurtha ; Fragments des histoires. Edition bilingue français-la
SALLUSTE
BELLES LETTRES
64,00 €
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EAN :9782251012230
Issu d'une famille libre mais d'origine plébéienne, C Sallustius Crispus est né à Amiternum, en Sabine, en 86 avant J.-C. Brillant, voluptueux et lettré, il ne tarde pas à embrasser la carrière politique. L'amitié inconditionnée que lui porte César lui vaut une ascension, puis une chute, rapides. Dès 52, il devient tribun de la plèbe et mène une campagne virulente contre Cicéron et Milon. En 50, cette "engeance de crapule", comme le nommait son adversaire, est exclue du Sénat pour immoralité et ne doit son retour qu'à l'influence de son prestigieux protecteur. Ce que César avait fait, les Ides de mars le défirent : désormais privé de tout appui, Salluste se retire dans sa propriété de Princius et entame sa deuxième carrière, vouée à l'écriture. Outre leurs indéniables qualités littéraires, les oeuvres de Salluste mettent en avant une réflexion sur l'histoire et la politique, et font de Salluste une des premières figures de l'écrivain engagé. Notre édition rassemble en un volume La Conjuration de Catilina, La Guerre de Jugurtha ainsi que les Fragments des histoires. La préface dresse un portrait rapide, mais saisissant, de l'éternel rival de Cicéron, et fournit toutes les informations nécessaires à la bonne compréhension d'une période historique trouble, tumultueuse et complexe. Chaque texte est éclairé d'une documentation précise, notamment quant à la révolte de Spartacus ou à la rivalité entre Marius et Metellus. Le style, de même que la fortune de l'oeuvre, sont analysés en détail. La tradition manuscrite est étudiée de manière synthétique, et assortie d'une bibliographie sélective. Des notes accompagnent la lecture. L'ouvrage est en outre enrichi des Discours et lettres tirés des Histoires ainsi que d'un Index Nominum.
Nombre de pages
565
Date de parution
01/01/1981
Poids
538g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782251012230
Titre
La conjuration de Catilina %3B La guerre de Jugurtha. Fragments des histoires
Auteur
SALLUSTE
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
125
Poids
538
Date de parution
19810101
Nombre de pages
565,00 €
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Sallustre est un grand écrivain... Il continue d'agir comme il écrit: à en faire l'histoire, il se rend maître des événements, et ne l'est jamais plus que s'il se revanche d'une défaite. Partout, il frappe fort et vite. Il est d'une concision qui déchire. Il a le trait aigu, hardi, dur et souple. Peu de styles plus que le sien méritent qu'on en dise: il a l'ongle et la griffe. Sallustre écrit en grand félin. Sallustre grave, Tacite peint." André Suarès.
Les sociétés aspirent-elles davantage à la sécurité, ou à la liberté ...Il y a plus de deux mille ans déjà, Salluste posait la question. En 63 av. J.-C., Catilina prépare la chute de la République, tandis que Cicéron tente de sauver les institutions. Mais c’est dans un débat visionnaire au Sénat, opposant César et Caton, que se joue vraiment l’avenir de Rome, minée par la corruption, la soif de pouvoir et le goût du lucre – qui de tout temps n’ont toujours été qu’une seule et même chose.Préface de Marie-Dominique Porée.
Héritier par adoption de la couronne du royaume de Numide, le jeune Jugurtha n'hésite pas à corrompre les dirigeants romains pour éliminer tout rival et s'emparer seul du trône. Mais bientôt la grogne se lève au sein du peuple de Rome, indignation de la plèbe qui se révolte contre les massacres en chaîne et les manoeuvres de la noblesse. Obligée, par crainte d'une guerre civile, de combattre le roi barbare, celle-ci l'emporte grâce à Marius, général aux origines modestes. Cette victoire marqua l'entrée dans les hautes sphères politiques de personnalités issues des classes populaires. Par une attaque sévère contre l'aristocratie romaine, vénale et corrompue et le récit de la première victoire du "parti populaire", Salluste écrit l'une des toutes premières luttes des classes de l'Histoire.
Dans cette monographie, Salluste relate l'histoire de la conjuration de Catilina, noble dévoyé qui n'hésita pas à agir contre les intérêts de la Cité. Patricien ambitieux, pendant un temps au service du didacteur Sylla, Catilina ne parvint jamais à se faire élire consul. Dans les derniers mois de -63, il décida de s'emparer du pouvoir par la force. Cicéron, alors consul, informé de ce qui se tramait, étouffa la conspiration. Les complices de Catilina furent exécutés et lui-même, réfugié en Etrurie, fut mis à mort à Pistoia en février -62.L'événement que Salluste a estimé «mémorable entre tous par la nouveauté du crime et du péril où il mit l'Etat» est l'occasion pour l'historien, alors retiré de la vie publique, de réfléchir sur la dissolution de la République qui allait aboutir au principat.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Claudel Paul ; Caron Maxence ; Soeur Marie de l'as
Cet ouvrage n'a guère à voir avec ce que l'on publia jusqu'à présent de Claudel (1868-1955). Il est un fait qu'en dehors de quelques titres, l'un des plus célèbres écrivains du monde n'est aujourd'hui connu dans son pays que de nom. Ce volume édite ses livres capitaux. Il est préfacé par Emilie d'Arvieu (Soeur Marie de l'Assomption), dominicaine et arrière-petite-fille du grand homme. Claudel n'est pas un écrivain comme les autres : derrière cette force qui plonge dans le puits de Jacob un bras sculpté par Isaïe, Eschyle et Rimbaud, il est la plus puissante figure fondatrice de l'Histoire contemporaine. Cette figure est encore si proche de nous, que nous commençons seulement d'apercevoir l'ampleur où conduit sa parole. Entrant un jour de Noël à Notre-Dame ce "grand coeur catholique" , qui d'abord ne le fut point, se convertit au christianisme de manière aussi fulgurante qu'inattendue. Il fréquente alors chez Mallarmé où il se rencontre avec la jeune avant-garde. Irréductible aux manières des habitués de la rue de Rome, Claudel crée une oeuvre souverainement affirmative en qui l'art est indissociable de l'annonce de la Vérité. Or, annoncer la Vérité, c'est ce que signifie précisément le mot "prophétie" . Prophétiques, les oeuvres de Claudel le sont par nature : armées de l'héritage de l'immortalité antique dont elles déduisent un symbolisme universel, elles dépassent les avant-gardes. Claudel traverse ainsi les genres littéraires, qu'il soumet à cette exigence prophétique et dont il obtient une parole nouvelle et éternelle. Poète, bien sûr, puis dramaturge dont le théâtre est un poème à plusieurs voix, il est d'abord un penseur au sens le plus pur. Ainsi, après avoir achevé Le Soulier de satin, il laisse le théâtre et consacre trente ans de sa vie à l'invention d'une nouvelle forme : la méditation biblique totale, en qui s'unissent tous les arts au sein d'une seule pensée récapitulant sa plénitude. Ces livres de philosophie, véritablement katholiques, prolongent sa recherche poétique qui, dépassant à présent le cadre d'un "théâtre dont la scène est le monde" , épouse en une langue sublime les contours de l'Ecriture Sainte afin de découvrir le sens de notre monde et la clef de son avenir. Jamais de tels textes n'avaient été écrits. Avant que Claudel ne manifestât cette unité qui mène des Cinq grandes Odes à Un poète regarde la Croix en passant par l'étincelant examen de notre époque au regard de l'Apocalypse, jamais n'avait été établie la cohérence qui va de la poésie à la pensée la plus intense. C'est ce parcours, cette cohérence, cet art, cette unité d'une vie qu'incarne notre ouvrage en réunissant les livres majeurs où, traçant son chemin entre grands poèmes et traités bibliques abyssaux, se révèle la pensée prophétique de Claudel.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3