Revue de presse « Tu me prends pour ton prince charmant … Ce que je trouve complètement absurde. Mais sache que je ne te considère pas du tout comme ma princesse. »L’histoire éponyme « Tu es à croquer ! » se découpe en 4 chapitres, chacun relatant une étape de la relation entre Yuzu et I-chan. Si la première pose les bases de leur amour, de leur enfance à leur complicité actuelle, elle explique également les problèmes dont souffre Yuzu, ce qui va permettre d’amener les autres chapitres. Cette histoire est donc au jour le jour un aperçu de la relation entre deux hommes qui, si elle semble naturelle, décèle d’autres soucis plus importants, comme la taille de Yuzu, son grand complexe. Le caractère de ce dernier est peu habituel : il reproduit la jeune fille éplorée, romantique et rêveuse en diable. Mais cette princesse des temps modernes n’a pas le physique pour, quel drame ! Cette parodie de shojo est amusante, bien plus agréable que les yaois souffrant d’un uke soumis, larmoyant et geignard. Car ici, c’est précisément ce but qui est visé, le tout avec beaucoup d’humour et de recul : à aucun moment le manga ne se prend vraiment au sérieux, et cela n’alourdit pas ni ne complique la lecture. Les autres chapitres présentent successivement le rêve de la princesse Yuzu, la jalousie et l’attention dont I-chan sait faire preuve, et enfin les malentendus qui vont pousser Yuzu à s’affirmer bien plus qu’auparavant.La lecture, très légère et drôle, touche efficacement le lecteur, qui passe un bon moment. Mais une fois passés la bonne humeur et l’attendrissement que l’on ne manquera pas de ressentir au contact de la princesse Yuzu, si fragile et prévenante, il ne reste que peu de choses. Les sentiments ne sont pas exploités, puisque l’homosexualité est ici une évidence et pas une source de réflexion. La relation est là dès le début, et il n’y a pas de véritable évolution dans le couple, juste des situations divertissantes, sans plus d’attrait. Les deux autres chapitres ont le mérite de développer les mêmes personnages, ce qui permet à l’auteur de ne pas bâcler leur histoire. Le joueur et le travailleur sont bien assortis, puisque les manques de l’un se verront comblés par le trop plein de l’autre et vice versa. Ici aussi, la lecture est plaisante, même si elle est moins caricaturale, et donc moins percutante.Pour les graphismes, la mangaka a fait des efforts, notamment sur les fonds de pages, souvent remplis par des textures fleuries ou illuminées qui conviennent parfaitement à l’ambiance du titre. Cependant, les personnages sont très (trop ?) grands et fins, et les proportions des mains démentent le vague souci de réalité de l’auteur. Les regards sont toutefois très expressifs, les attitudes bien mises en valeur et le découpage dynamique. De plus, si Yuzu est très pâle, effacé comme le veut son caractère et ses aspirations, I-chan est quelque fois surprenant, autant par ses réactions que par ses traits. On pense le connaître comme lisse et faussement distant, mais son air hautain et amusé qui transparaît de temps à autre est très bien retranscrit, et nous fait redécouvrir le personnage ! La couverture est très représentative de la douceur sucrée et drôle de l’intérieur, l’édition est donc satisfaisante malgré des pages un peu trop fines, transparentes lorsque l’encrage est trop sombre de l’autre côté. Une lecture qui ne paye pas de mine, mais qui ne restera pas gravée dans les esprits. Un divertissement agréable, le temps d’une lecture. Nidnim (Critique de www.manga-news.com)
Yaya Sakuragi est déjà connue chez Asuka pour son one shot « Tu es à croquer », qui illustrait un amour homosexuel subissant de grandes différences de représentations. Ici, ce sont l?âge et le statut qui sont en cause. En effet, comme dans beaucoup de yaois, il est question d?une relation élève-professeur. On y a déjà tout vu, avec l?élève obéissant et pleurnichard ou au contraire un jeune homme passionné et entreprenant. C?est plutôt dans le deuxième cas que l?on se place avec « Hey, sensei! ». Homura déclare sa flamme à Isa-sensei, son charmant mais timide professeur, par un « je t?aime, sensei » sur une copie. Mais à part ça, aucune réponse. Il faudra alors bien donner des cours de rattrapage à cet élève turbulent et peu appliqué. Mais pendant ce cours particulier, Homura ne se gêne pas pour aguicher celui supposé représenter l?autorité, l?entrainant avec lui dans une relation certes teintée de sentiments mais aussi de non dits, de malentendus et de complexes. La différence d?âge y est très bien exprimée, de même que le statut de professeur face à son élève, même si cette timidité et ce laisser-aller sont peu crédibles. D?autant plus que les deux protagonistes se connaissaient déjà avant cet épisode déstabilisant. Ce qui justifie les sentiments d?Homura mais associe le cliché de l?enfance à celui du lycée ?Rien d?original, donc, surtout comparé à la dernière ?uvre de l?auteur. Pourtant, ce titre a le mérite d?être rafraichissant et sympathique à lire! La mièvrerie est présente mais en quantité raisonnable, les questions d?un couple singulier sont là pour rationnaliser le tout, et on aborde même les différentes étapes de la relation entre deux personnes. Dommage qu?en un tome l?auteur n?aie pas eu la possibilité de creuser d?avantage l?homosexualité des deux hommes, ni leur entourage autrement que par quelques souvenirs assez vagues. Dans une vision globale et sans détailler tous les petits défauts, Hey sensei! reste une bonne lecture, ponctuée d?humour et de vérité, sans toutefois réellement se démarquer. De plus, il faut préciser que les sentiments sont privilégiés, et que les scènes sensuelles sont très légères, et conviendront à tout public. Ainsi, le titre trouvera des lecteurs peut être un peu réticents à la grossièreté d?autres yaois. En soi, les personnalités des personnages n?ont rien de transcendant, l?histoire d?amour est un peu revisitée, la relation en elle-même véhicule plus d?un cliché ? Cependant, on s?attarde un moment sur tout le reste. La narration, bien tenue, le bonus assez sympathique qui présente une relation dans le cadre du travail, et les touches d?humour assez pertinentes. Ceci dit, un constat est fait assez rapidement: plus l?on s?éloigne du cadre scolaire, meilleure est l?histoire!Les graphismes servant l?histoire sont plutôt paradoxaux. On trouve une certaine rigidité dans les mouvements, un physique anguleux et des doigts trop longs, tandis qu?une rondeur exagérée est conservée pour les lèvres. On retrouve le style de l?auteur sans grande surprise, avec ses corps trop grands, ses décors remplis de textures et les regards significatifs des personnages. On déplore peut être un défaut assez récurrent chez cette mangaka: les différents protagonistes se ressemblent beaucoup entre eux, ce qui est assez gênant à la lecture. Asuka rend une fois encore un travail correct sans plus, mais rien qui nous fasse crier au scandale. Un petit mot sur la couverture qui, si le titre est joliment mis en valeur, présente un dessin assez terne. La position d?Homura et de son sensei veut tout dire, mais la vision d?ensemble est peu avenante et met difficilement en valeur la complexité d?Homura qui semble ici être un simple élève dévergondé et pressant. NiDNiM (Critique de www.manga-news.com )
Place au grand amour...Exprimer son amour ou le garder secret ?Nagisa est parvenue à dire "je t'aime" à Mashiro. Sa haine s'est transformée en amour. Toutefois, il s'agit là d'un sentiment complexe et Nagisa a encore beaucoup à apprendre...Un yuri profond, dans lequel certaines expriment leur amour tandis que d'autres cherchent à le garder secret.
Pack 1=2 The Promised Neverland. Contient le volume 1 et 2 de la série. Résumé du volume 1 : Emma, Norman et Ray coulent des jours heureux à l'orphelinat Grace Field House. Entourés de leurs petits frères et soeurs, ils s'épanouissent sous l'attention pleine de tendresse de "Maman", qu'ils considèrent comme leur véritable mère. Mais tout bascule le soir où ils découvrent l'abominable réalité qui se cache derrière la façade de leur vie paisible ! Ils doivent s'échapper, c'est une question de vie ou de mort !