
Pour la critique
Charles-Augustin Sainte-Beuve commença à vingt ans sa carrière de critique au Globe, le 10 octobre 1824. Le 13 octobre 1869, une opération manquée interrompit son "office de vigie" et priva Flaubert du lecteur espéré : "J'avais fait L'Education sentimentale en partie pour Sainte-Beuve. Il est mort sans en connaître une ligne." A défaut d'un Sainte-Beuve intégral, nous présentons ici un Sainte-Beuve chronologique, avec une proportion plus généreuse pour la littérature de son temps et pour les textes de ses débuts - meilleure façon de faire sentir ce qui a maintenu, par-delà les faiblesses ou les désastres intimes, l'autorité de ce lecteur auprès des deux ou trois générations littéraires qui ont écrit, comme Flaubert, "en partie pour lui". Le lecteur découvrira un Sainte-Beuve politique méconnu, qui s'exprime, par exemple, avec flamme dans un hommage aux sergents de La Rochelle exécutés par Louis XVIII pour complot libéral, un Sainte-Beuve élaborant sa méthode critique, du "Pierre Corneille" de 1829 au dialogue avec la Physiologie des écrivains et des artistes d'Emile Deschanel en 1864, jusqu'à cette formule d'épilogue : "Le goût seul ne dispense pas des méthodes armées et précises", un Sainte-Beuve ethnologue et sociologue du monde littéraire de son temps, enfin un Sainte-Beuve dressant ses portraits d'écrivains et partageant les combats de la génération romantique dont il s'est fait en apparence le censeur.
| Nombre de pages | 395 |
|---|---|
| Date de parution | 25/09/1992 |
| Poids | 203g |
| Largeur | 107mm |
| EAN | 9782070327225 |
|---|---|
| Titre | Pour la critique |
| Auteur | Sainte-Beuve Charles-Augustin |
| Editeur | FOLIO |
| Largeur | 107 |
| Poids | 203 |
| Date de parution | 19920925 |
| Nombre de pages | 395,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

PORT-ROYAL. Tome 2
Sainte-Beuve Charles-AugustinCe volume contient les oeuvres suivantes: Pascal, suite (Livre III) - Écoles de Port-Royal (Livre IV) - La Seconde génération de Port-Royal (Livre V).Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER55,50 € -

Port-Royal. Tome 3
Sainte-Beuve Charles-AugustinRésumé : Manquant de ce rayon qui s'appelle la Grâce, on ne dira pas que Sainte-Beuve était janséniste ; mais il avait, comme les disciples de Jansenius, un caractère pessimiste et par suite l'aptitude morale à comprendre leur amère et désolante doctrine. On cherche bien loin les origines de son monumental ouvrage, Port Royal, mais ne seraient-elles pas au plus profond de lui-même, dans sa misanthropie native ? C'est ce que démontre Maxime Leroy dans la remarquable préface qu'il consacre à l'historien de Pascal et de Saint-Cyran. Pourquoi Sainte-Beuve a-t-il choisi un sujet tel que Port-Royal ? Il a répondu lui-même à cette question : "J'y avais, dit-il, été conduit par mon goût pour les existences cachées et par le courant d'inspiration religieuse que j'avais suivi dans les Consolations". Un texte de 1842 est suggestif : "Mon but est surtout historique, on le sait ; mais il est philosophique aussi, qu'on me permette de le d'ire, plus philosophique peut-être qu'il ne paraît. Je tiens à faire ressortir et à montrer tantôt le côté abrupt, tantôt le côté plausible du point de vue janséniste, à indiquer l'état et le remède chrétien, s'il se peut, mais au moins, au pis, à noter le mal humain, à démasquer la fourbe humaine et l'inconséquence presque universelle".Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER52,00 € -

Portraits de femmes
Sainte-Beuve Charles-AugustinL'un des phénomènes culturels importants de notre époque est le retour de la biographie. Un autre est la place conquise par les femmes, ou qui leur est rendue. Or Sainte-Beuve était passionné des deux, et de sensibilité très féminine. Le moment est venu, par-delà l'anathème proustien, de lui rendre justice. D'autant que le portrait n'est pas la biographie : c'est la synthèse d'une vie, d'une personnalité, en quelques dizaines de pages libérées de l'anecdote, et qui vont droit à l'essentiel.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER14,50 € -

Le clou d'or
Sainte-Beuve Charles-AugustinSainte-Beuve a beaucoup aimé - quelque sens précis que l'on entende donner à ce verbe. Mais deux femmes, entre autres, ont enfoncé leur empreinte dans sa vie. Mme Victor Hugo le brûla de toutes les flammes d'une passion partagée : Mme d'Arbouville l'enveloppa dans le frémissant rayonnement d'une tendresse qui se contraint et s'épure. C'est en songeant à la beauté " sérieuse et pensive " de Mme Victor Hugo que Sainte-Beuve écrivit Madame de Pontivy ; c'est en la regrettant, et pour s'efforcer de la moins regretter qu'il écrivit Christel. Asservi à l'amitié sereine et sage de Mme d'Arbouville, et pour protester encore contre cet asservissement, il ébaucha Le Clou d'or et La Pendule... Ces quatre nouvelles résument, avec Volupté, l'effort d'imagination de Sainte-Beuve : sous des noms différents, c'est Amaury (le héros de cet unique roman) encore, et c'est donc toujours lui qu'elles engagent en des aventures où le vraisemblable prolonge le réel après l'avoir longtemps côtoyé.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER10,20 €
Du même éditeur
-

L'étranger
Camus AlbertQuand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s'est ouverte, c'est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j'ai eue lorsque j'ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n'ai pas regardé du côté de Marie. Je n'en ai pas eu le temps parce que le président m'a dit dans une forme bizarre que j'aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français..."Notes Biographiques : Albert Camus naît à Mondovi, en Algérie, en 1913. Pendant la seconde guerrre mondiale, il intègre un mouvement de résistance à Paris, puis devient rédacteur en chef du journal "Combat" à la Libération. Romancier, dramaturge et essayiste, il signe notamment "L'étranger" (1942) et "La Peste" (1947), et reçoit le prix Nobel de littérature en 1957. Il meurt en 1960 dans un accident de voiture.EN STOCKCOMMANDER7,60 € -

Sobibor
Molla JeanDans ce récit mettant en scène une adolescente aux prises avec des réalités qui la dépassent, Jean Molla revient sur un des épisodes les plus tragiques du siècle dernier. Ce roman, au succès critique et populaire, a été récompensé par plus de dix prix littéraires et a été traduit en six langues.4e de couverture : Emma est une jeune femme atteinte d'anorexie. Appréhendée dans un supermarché pour vol, elle ne peut qu'expliquer : "Je l'ai fait pour qu'on m'arrête." Pourtant, Emma veut savoir, Emma veut comprendre. "Sobibor", ce nom, prononcé par sa grand-mère polonaise peu avant sa mort, lui apportera plus que de simples réponses. Dans ce récit mettant en scène une adolescente aux prises avec des réalités qui la dépassent, Jean Molla revient sur un des épisodes les plus tragiques du siècle dernier. Ce roman, au succès critique et populaire, a été récompensé par plus de dix prix littéraires et a été traduit en six langues.Notes Biographiques : Jean Molla est né en 1958 à Oujda, au Maroc. Il a fait des études de lettres à Tours et à Poitiers puis, un peu par hasard, des études de tourisme. Il a été successivement apiculteur, professeur de guitare classique et guide dans un musée pour finalement devenir professeur de lettres. Après avoir enseigné dans de nombreux établissements de la Vienne et du Nord de la France, il exerce aujourd'hui dans un collège de ZEP, à Poitiers. Ce n'est qu'en 2000 que Jean Molla a commencé d'écrire, juste avant la naissance de son troisième garçon.EN STOCKCOMMANDER7,60 € -

Les Fourberies de Scapin
MolièreVous voulez vous venger de l'avarice de votre maître ? Faites-lui croire qu'une troupe imaginaire de spadassins est à sa poursuite et que vous avez trouvé un moyen de le sauver. Prenez un sac. Mettez l'homme dans ce sac et prenez soin de bien le fermer. Promenez-le un peu sur votre dos à travers la ville. Profitez-en pour le rouer de temps à autre de coups de bâton. Mais prenez garde que votre victime ne découvre la supercherie...EN STOCKCOMMANDER2,00 € -

Jour de ressac
Kerangal Maylis deOui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs". Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.EN STOCKCOMMANDER8,60 €
De la même catégorie
-

Toutes les époques sont dégueulasses. Ré(é)crire, sensibiliser, contextualiser
Murat LaureLaure Murat, autrice et professeure à l’UCLA, définit dans ce court ouvrage les termes de récriture, de réécriture et/ou de censure en littérature pour que le débat soit fécond. Une base très intéressante pour nourrir votre réflexion.EN STOCKCOMMANDER7,50 € -

Le Français va très bien, merci
LES LINGUISTES ATTERUn ouvrage nécessaire pour lutter contre la ritournelle décliniste avec des arguments linguistiques.EN STOCKCOMMANDER3,90 € -

Faut-il en finir avec les contes de fées ?
Tamas JenniferRésumé : Après #MeToo, le baiser non consenti de la Belle au bois dormant n'est plus du tout synonyme d'émerveillement. La question se pose alors : doit-on jeter aux oubliettes les contes de notre enfance et les inégalités de genre qu'ils colporteraient ? A travers de nombreux exemples cultes, Jennifer Tamas nous invite à relire les contes autrement et à redécouvrir leurs pouvoirs, aussi riches d'enseignements qu'enchanteurs.EN STOCKCOMMANDER3,50 € -

Que faire de la littérature ? Méditations et manifeste
Louis Edouard ; Kairidi MaryQue faire de la littérature ? est une véritable traversée de l'histoire littéraire et une réflexion sur les impensés de cette histoire. A travers les notions de "confrontation" et d'"intimisme", Edouard Louis tente de dépasser les oppositions classiques entre littérature politique et littérature formelle, parole et écrit, récits intimes et oeuvres de combat. Il nous offre, dans ces entretiens avec Mary Kairidi, un grand manifeste pour une nouvelle littérature, radicalement contemporaine, lyrique et révolutionnaire.EN STOCKCOMMANDER22,00 €
