Art chrétien / Art sacré. Regards du catholicisme sur l'art (France, XIXe-XXe siècle)
Saint-Martin Isabelle ; Boespflug François
PU RENNES
35,00 €
Epuisé
EAN :9782753532564
Quels liens existent et. perdurent entre art et religion ? Loin d'être dépassée, cette question a suscité d'intenses débats au cours des XIXe et XXe siècles, gravitant autour de la quête d'un art chrétien idéal, de l'existence d'un style spécifique, de la foi de l'artiste, de la question du sujet, de la place de l'abstraction, etc. L'ouvrage explore les différents regards, parfois très contrastés, que le monde catholique, en France, a portés sur l'art au cours des deux derniers siècles. Il met en évidence, au-delà des ruptures manifestes, la permanence de certaines interrogations à travers le rêve d'un retour aux origines. La relecture sélective des grandes étapes de l'art chrétien opérée dans les années cinquante par les pères Couturier et Réganiey n'est pas sans lien avec celles qu'ont menées en leur temps Rio et Montalembert, puis Maurice Denis et Jacques Maritain. Le thème de la décadence apparaît, comme une constante, conduisant à situer les appels successifs au renouveau dans une généalogie faite d'héritages puis de rejets. Sans chercher à retracer une histoire des commandes et des oeuvres elles-mêmes, ce parcours entend restituer, à travers l'étude des discours ou des théories de l'art religieux, et au-delà des diverses tentatives de définition de l'art sacré, une histoire du goût. Celle-ci affleure en effet dans la réflexion sur la place de l'art dans les lieux de culte, qu'il s'agisse d'art ancien ou d'art contemporain. Chemin faisant, il apparaît que le regard sur l'art en tarit que tel, et son appréciation spécifiquement esthétique, ne traduisent pas seulement un phénomène de sécularisation corrélatif du passage progressif des lieux de culte au statut de patrimoine, mais sont bel et bien partie prenante du discours religieux sur les oeuvres. C'est autour de ces différents aspects que se joue aujourd'hui encore la réception de l'art dans l'espace ecclésial.
Nombre de pages
337
Date de parution
20/05/2014
Poids
1 512g
Largeur
225mm
Plus d'informations
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EAN
9782753532564
Titre
Art chrétien / Art sacré. Regards du catholicisme sur l'art (France, XIXe-XXe siècle)
Auteur
Saint-Martin Isabelle ; Boespflug François
Editeur
PU RENNES
Largeur
225
Poids
1512
Date de parution
20140520
Nombre de pages
337,00 €
Disponibilité
Epuisé
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En 2002, le rapport Debray affirmait l'importance de reconnaître et d'enseigner le fait religieux. Pourtant, plus de quinze ans après, alors que la question a resurgi avec les attentats de 2015, le sujet revient à échéance régulière dans les discours politiques et l'on s'affronte encore sur les manières de s'y prendre ou sur le risque d'une atteinte à la laïcité. Au-delà de la chronique du débat sur l'enseignement des faits religieux, l'ouvrage propose une lecture distanciée des résistances et des difficultés mais aussi des avancées réalisées au fil des réformes successives des programmes. Que sont les "faits religieux" et en quoi est-il laïque de les aborder en classe ? Comment respecter le principe de neutralité sans esquiver le sujet ? Si l'histoire est souvent en première ligne, un plaidoyer particulier est consacré ici à l'approche par les arts, tant leur étude donne accès aux univers symboliques des religions, en favorisant tout à la fois une fine contextualisation et la sensibilité du regard.
Le texte intégral de la Bible dans sa meilleure traduction française actuelle. 400 oeuvres de l'Antiquité au XXe siècle, de tous les styles et écoles, commentées par des grands spécialistes de l'iconographie religieuse qui les replacent dans leur contexte historique, artistique et biblique. Une approche renouvelée de la Bible pour les historiens de l'art et des religions, les passionnés, les amateurs.
Le projet d'un enseignement laïque de la morale - de la Maternelle à la Terminale - oblige à penser à nouveaux frais les relations entre école, éducation et laïcité. Cet enseignement qui doit passer par les disciplines existantes implique une réflexion sur ses contenus et ses méthodes qui ne va pas sans analogie avec ce que l'enseignement des faits religieux met en oeuvre depuis une dizaine d'années. Les deux perspectives, très différentes, méritent toutefois d'être comparées. L'Institut européen en sciences des religions (IESR), particulièrement concerné par la thématique de l'enseignement des faits religieux et les questions de laïcité, a réuni chercheurs et acteurs autour de ces deux politiques publiques d'éducation. Il s'agit d'examiner en quoi et comment ce projet de nouvel enseignement peut ou doit croiser celui des faits religieux et renouveler la réflexion sur la laïcité à l'école, dans les enseignements comme dans la vie scolaire.
Au lendemain de la Première Guerre mondiale, Maurice Denis et George Desvallières fondent les Ateliers d’art sacré avec l’espoir de profiter de la Reconstruction pour en finir avec l’art saint-sulpicien et donner leur chance à de jeunes artistes réunis par leur engagement chrétien. D’autres groupes de catholiques, lecteurs des écrits de Jacques Maritain, ont partagé ce rêve, mais les Ateliers joignent à la formation artistique un enseignement théologique et la participation active aux chantiers où se retrouvent maîtres et élèves. Cerner les contours de cette ambition collective, sa portée comme ses limites, préciser l’importance effective des commandes, la diversité des arts impliqués, la place des femmes parmi les élèves, ainsi que la dimension internationale du projet, permet de mesurer, un siècle après sa création, l’originalité de l’entreprise. Elle éclaire l’évolution des relations entre l’art et l’Église à la veille des bouleversements de la seconde moitié du XXe siècle.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.