Un académicien : Paul Bourget, un général de division auquelle la Corse a élevé une statue, un commandant de transatlantique, un président de section du Conseil d'État, un ancien président du Conseil Général de la Seine qui a, lui, sa rue à Paris, un lancier de l'impératrice Eugénie, une couturière célèbre sous Napoléon III, un avocat à la Cour, voilà quelques-uns des ancêtres de l'un des plus célèbres romanciers de notre temps. Talent extrêmement versatile, quand il signe Jacques Laurent, il écrit, alors en collaboration avec Claude Martine Neuf perles de culture, c'est-à-dire neuf pastiches du théâtre des plus célèbres auteurs. Épris de polémique littéraire, il écrit pour La Table Ronde, ce qui ne l'empêche pas de donner aussi des articles à différents journaux, d'assurer pendant un temps, pour l'un d'eux, la critique dramatique, et pour un autre le courrier du coeur. Il paraît presque inutile d'ajouter qu'il fait également de la radio et, bien entendu, des scénarios de films, sans oublier, à l'occasion, des ouvrages historiques. Comment s'étonner que Cécil Saint-Laurent ait besoin de plusieurs pseudonymes ? Toutes ces activités ont dû lui paraître négligeables, puisqu'il s'est, un jour, avisé qu'il lui serait agréable d'avoir une revue, et c'est ainsi qu'est née La Parisienne. Cécil Saint-Laurent avoue volontiers que, du temps qu'il était lycéen, il s'intéressait tout particulièrement aux jeunes lycéennes de l'établissement voisin. Cette façon d'envisager les études n'a certes pas été inutile, car c'est peut-être à elle que l'on doit, dans Frou-Frou, un portrait de femme remarquablement réussi. Cette femme, nous la verrons sous des aspects extrêmement différents à travers une vie mouvementée qui se déroule au cours des quarante dernières années, ce qui a permis à l'auteur des incursions dans des milieux divers et qui font déjà époque. L'auteur s'est attaqué ici à un genre un peu particulier, puisqu'il s'agit non pas du roman tiré d'un film, mais de ce qu' il appelle un "roman-cinéma" duquel le film est tiré, ce qui confère à l'ouvrage une cadence rapide . Il n'y a plus de chapitres, mais des séquences. La contrainte technique oblige l'auteur du roman-cinéma à se priver des digressions qui permettent d'expliquer l'état d'âme des personnages. Comme dans un film, on voit, on entend, on assiste ; rien d 'expliqué, tout est donné. La lecture en est facile à l'extrême, mais cette forme garde au récit le mystère et l'épaisseur de la vie. Frou-Frou est à la fois une très belle histoire d'amour et une fine étude de moeurs.
Nombre de pages
232
Date de parution
17/10/1955
Poids
250g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070256822
Titre
FROU-FROU
Auteur
Saint-Laurent Cecil
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
250
Date de parution
19551017
Nombre de pages
232,00 €
Disponibilité
Epuisé
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14-18. En France, un enfant même qui prononce ces deux chiffres sait qu'il évoque la Grande Guerre. Fils de combattant et lourd de cet héritage, Saint-Laurent mène à son tour, et à sa façon, le combat. Sur tous les fronts : diplomatique, stratégique, juridique, politique, idéologique. Et il en sort vainqueur. En même temps, il frappe l'époque de sa marque en y apposant une figure de femme, celle d'Hortense, allemande, jeune, très riche et pacifiste. Elle mène la ronde des amours qui unissent, entremêlent et séparent les personnages sur quatre ans de guerre. Cette guerre, Saint-Laurent la tient à notre disposition, vivante, compréhensible, déchirante. Profitons-en.
14-18. En France, un enfant même qui prononce ces deux chiffres sait qu'il évoque la Grande Guerre. Fils de combattant et lourd de cet héritage, Saint-Laurent mène à son tour, et à sa façon, le combat. Sur tous les fronts : diplomatique, stratégique, juridique, politique, idéologique. Et il en sort vainqueur. En même temps, il frappe l'époque de sa marque en y apposant une figure de femme, celle d'Hortense, allemande, jeune, très riche et pacifiste. Elle mène la ronde des amours qui unissent, entremêlent et séparent les personnages sur quatre ans de guerre. Cette guerre, Saint-Laurent la tient à notre disposition, vivante, compréhensible, déchirante. Profitons-en. Dans ce volume-ci, Un temps de saison...
14-18. En France, un enfant même qui prononce ces deux chiffres sait qu'il évoque la Grande Guerre. Fils de combattant et lourd de cet héritage, Saint-Laurent mène à son tour, et à sa façon, le combat. Sur tous les fronts : diplomatique, stratégique, juridique, politique, idéologique. Et il en sort vainqueur. En même temps, il frappe l'époque de sa marque en y apposant une figure de femme, celle d'Hortense, allemande, jeune, très riche et pacifiste. Elle mène la ronde des amours qui unissent, entremêlent et séparent les personnages sur quatre ans de guerre. Cette guerre, Saint-Laurent la tient à notre disposition, vivante, compréhensible, déchirante. Profitons-en. Dans ce volume-ci, L'année mutine...
14-18. En France, un enfant même qui prononce ces deux chiffres sait qu'il évoque la Grande Guerre. Fils de combattant et lourd de cet héritage, Saint-Laurent mène à son tour, et à sa façon, le combat. Sur tous les fronts : diplomatique, stratégique, juridique, politique, idéologique. Et il en sort vainqueur. En même temps, il frappe l'époque de sa marque en y apposant une figure de femme, celle d'Hortense, allemande, jeune, très riche et pacifiste. Elle mène la ronde des amours qui unissent, entremêlent et séparent les personnages sur quatre ans de guerre. Cette guerre, Saint-Laurent la tient à notre disposition, vivante, compréhensible, déchirante. Profitons-en.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.