La paresse, la lenteur, les loisirs... sont à la mode. En ce début de XXI, siècle, nous n'en finissons plus de louer le temps libre, d'aspirer à un temps pour soi, enfin "libéré" du travail par les prouesses de la technique. D'aboulique, la paresse est devenue sympathique, publicitaire et militante. Elle est partout, dans noire mauvaise conscience comme dans nos désirs, dans la publicité comme dans la démagogie politique. Pourtant, notre époque s'interdit de la penser sérieusement, occultant des siècles de réflexion à son sujet. En fait, nous alternons entre une réprobation pure et simple, reprenant de manière atténuée le discours biblique, et un enthousiasme naïf et ban enfant qui confond repos et paresse. Or, il ne faut abandonner la paresse ni aux moralisateurs ni aux publicités pour voyagistes. Sa force tient dans ce qu'elle est notre part d'ombre, à la fois intime et universelle, dans ce qu'elle nous rappelle la vanité de notre agitation, et invite au recul et à la pondération. Nostalgie d'un paradis perdu mythique qui offrait à l'homme une jouissance sans effort, il nous faut cultiver notre paresse, sans prétendre l'anéantir ou l'idéaliser. Biographie de l'auteur Camille Saint-Jacques est peintre et enseigne le français, l'histoire et la géographie au lycée polyvalent Claude-Garamont de Colombes (Hauts-de-Seine). Il a dirigé le Journal de l'Exposition puis Post. Il a publié La Maladresse. Une faute heureuse (Autrement, 2002), Artiste, et après, (Jacqueline Chambon, 1988) et Marc Devade, peintre et théoricien (Lettres modernes, 1986).
Nombre de pages
172
Date de parution
06/05/2005
Poids
240g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782746706965
Titre
Notre paresse. Vice et vertu
Auteur
Saint-Jacques Camille
Editeur
AUTREMENT
Largeur
130
Poids
240
Date de parution
20050506
Nombre de pages
172,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Pourquoi les femmes se maquillent ? L'auteur tente une réponse qui ne soit pas dépréciatrice et découvre, en explorant l'histoire du maquillage et sa perception à travers les âges et les auteurs, d'Ovide à Baudelaire, que le maquillage n'est pas un geste anodin ni factice. En réalité, c'est une vision féminine du monde et du rapport au cosmos que le maquillage illustre.
Que fait concrètement un ouvrier qui touche, modèle, caresse, découpe, taille l objet qu il façonne? Quelles lignes invisibles dessine un travailleur qui tisse, nettoie, balaie, tend ou érige quelque chose? Peut-on décrire le mouvement ouvrier en termes tactiles et graphiques, de gestuelle et de danse? La main d oeuvre est d abord une main à l oeuvre, nous rappelle l auteur, qui entreprend de nous dépeindre son histoire et ses métamorphoses à travers les âges, agités ou heureux. Au-delà de leur fonction technique et économique, les mouvements gestuels des sans voix, pour peu qu on les regarde comme des phénomènes, des apparitions, portent en eux-mêmes une vision créatrice ou colérique du monde. Du plus profond de la préhistoire à nos jours, le geste ouvrier « oeuvre » en façonnant, en esthétisant, en démontant outils et techniques, en cultivant ses traditions comme autant de microcosmiques expressions pré-artistiques. Ce livre examine aussi une question intrigante: pourquoi et comment le mouvement ouvrier, dont le sens premier est donc aussi synonyme de « création en acte », est-il devenu une notion trop exclusivement politique et syndicale depuis le 19e siècle? N y aurait-il pas intérêt pour les spécialistes mêmes du social à redécouvrir la concrétude artisane, l oeuvre comme devenir passant par un savoir-faire autant que par des idéologies? Sans pour autant oublier les grèves et les colères paysannes ou urbaines, l auteur décrit avec émerveillement et délicatesse ce que pourrait être un mouvement ouvrier occulte, de la marche sabotée au tissage cher aux Encyclopédistes, des esclaves dansants aux lavandières, du folklore populaire à la gymnastique en usine: une multitude de petits gestes quotidiens et d échappées belles. Le microcosme du « mouvoir ouvrier » s anime ici pour la première fois dans un semi beau livre, avec un talent singulier. Un ouvrage au style étincelant, foucaldien, entre poésie, esthétique, histoire et philosophie. Une méditation érudite sur la grâce du corps en acte. De l histoire incarnée dans un ouvrage vivifié par une quarantaine Biographie: Camille Saint-Jacques est peintre et enseignant. Il a été directeur de publication du Journal des Expositions et de Post de 1992 à 2001. Il a dirigé plusieurs ouvrages aux éditions Autrement, dont La maladresse, une faute heureuse (dir.) éd. Autrement, Paris, 2002.
L'enfant, le vieillard, le puissant ou le faible, le savant comme l'ignare... nul ne peut prétendre échapper à la maladresse. Elle est la marque de notre émotion et de notre fragilité. De notre grâce, même. La littérature est peuplée de maladroits, la science est ponctuée d'erreurs judicieuses, et la peinture " primitive ", et le cinéma burlesque... Partout la maladresse révèle son sens moral et son altruisme. Il est donc temps de saisir la dimension heureuse de cette faute créatrice à une époque où il faut un homme parfait, où la science est régulièrement mise en demeure de garantir un monde sans faille. Penser la maladresse, en comprendre l'esthétique et les ressources créatrices est donc non seulement une forme de sagesse, mais aussi une action de résistance face au triomphalisme technologique ambiant.
Au cours des cinquante dernières années, l'augmentation du temps libre et la généralisation de l'accès à l'éducation ont permis la démocratisation des pratiques artistiques. L'art, autrefois élitiste, est devenu populaire, voire " pop ". Dans les pays les plus riches, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, la culture occupe davantage de monde que l'agriculture, les écoles d'art et de communication font le plein alors que celles formant des ingénieurs peinent souvent à trouver des vocations. Cependant, si la consommation culturelle de masse est dopée par une industrie du tourisme et un marché de l'art envahissants, les modèles de pratiques artistiques ont peu évolué. Le fossé entre amateurs et professionnels demeure la norme avec pour seule raison d'être des critères économiques. Récréation se présente comme un manuel de peinture à l'usage de tous. Il invoque le temps des récréations écolières comme moment de rupture avec l'ordre établi, comme temps privilégié où les énergies se reconstituent et s'inventent dans le jeu collectif. Sur le modèle d'Une chambre à soi de Virginia Woolf, il répond aux questions les plus simples, communes à tous les arts. Refusant d'opposer l'amateur et le professionnel, il prône une éthique de la création identique pour tous.
Au gré des dynamiques de périurbanisation, de désindustrialisation, de renaissance, les petites villes rurales font figure de ressource pour le "bien vivre". Les parcours résidentiels et de vie des seniors y reflètent une grande diversité d'itinéraires. Réaliser une étude de cas sur Xertigny, commune à proximité d'Épinal, constituée pour moitié de surfaces agricoles et forestières, a pour but de se départir des idées reçues attachées au vieillissement et au monde rural pour saisir et rendre compte des pratiques et des représentations propres aux acteurs de ce territoire : élus, agents territoriaux, personnes âgées, bénévoles, professionnels de l'accompagnement, etc. Les Carnets de Territoires visent à révéler la diversité des territoires, des dynamiques d'acteurs et des enjeux de l'action publique locale, sous la forme de résultats de recherche ou d'études de terrain.
Les auteurs retracent, dans une perspective historique, les grandes étapes de l'histoire géopolitique de l'Occident, du XIX ? siècle à nos jours. Cet atlas met en lumière une nouvelle vision du monde, qui se révèle ainsi dans toute sa complexité". Pour agir sur le monde, il faut le comprendre. Et pour le comprendre, il faut voir évoluer ses acteurs dans la longue durée. D'où l'apport irremplaçable de cet Atlas stratégique consacré à l'essor puis au repli de l'Occident". Nicolas Baverez"Voici le premier atlas consacré au déclin de l'Occident. La démonstration du rôle de l'Asie orientale dans les origines du changement des rapports de force est saisissante, tout comme l'incapacité américaine depuis un demi-siècle à juguler les guerres irrégulières. La limpide cartographie de Roc Chaliand est d'une haute originalité". Régis Debray"Dans leur brillant Atlas stratégique, Gérard et Roc Chaliand déroulent le fil de ce que je nomme depuis quelques années la fin du monopole occidental de la puissance, et que d'autres, en Asie, vont jusqu'à qualifier de fin de la parenthèse occidentale (Kishore Mahbubani). Les auteurs y développent une version alternative indispensable de l'histoire mondiale des XX ? et XXI ? siècles, qu'illustrent des cartes originales et révélatrices des équilibres géopolitiques changeants". Hubert Védrine
Située à seulement 15 km de Bordeaux, la commune de Saint-Loubès est confrontée à d'importantes mutations démographiques induites par sa proximité avec la métropole girondine. Ce texte questionne les enjeux d'un projet d'aménagement inédit d'une petite ville périurbaine, reposant sur la construction du récit d'une "urbanité campagnarde" à l'aune de la transition socio-écologique. Les Carnets de Territoires visent à révéler la diversité des territoires, des dynamiques d'acteurs et des enjeux de l'action publique locale, sous la forme de résultats de recherche ou d'études de terrain.