Septembre 1971. Voici cinquante ans, André Malraux s'engageait pour l'indépendance du Bangladesh, dont le peuple et les intellectuels étaient victimes de la répression du Pakistan, auquel ils étaient rattachés depuis la partition du sous-continent indien en 1947. L'écrivain, ancien ministre des Affaires culturelles du général de Gaulle, était-il vraiment prêt, à presque soixante-dix ans, à prendre le commandement d'une brigade de volontaires internationnaux, comme il le dit et l'écrivit à la suite de son "Appel pour le Bengladesh" ? Devant les millions de victimes et réfugiés, le gouvernement provisoire du Bangladesh, installé à Calcutta, avait interpellé la communauté politique et intellectuelle internationale avec le soutien indien. André Malraux, personnellement approché, fut l'un des rares intellectuels français qui répondirent à cet appel au secours ; sa fascination pour l'Inde et la figure de Gandhi l'y rendit sans nul doute plus sensible. Il s'attira ainsi l'admiration de jeunes intellectuels, parmi lesquels Bernard-Henri Lévy, et suscita l'engagement, entre septembre et décembre 1971, de nombreux volontaires. Du 22 au 24 avril 1973, Malraux accomplit au Bangladesh, devenu indépendant à la suite de l'intervention armée de l'Inde, un voyage triomphal, où il fut reçu comme un chef d'Etat. Michaël de Saint Cheron, qui découvrit, fasciné, Malraux à travers le documentaire télévisé sur son voyage de la reconnaissance (réalisé par Philippe Halphen), diffusé le 6 juillet 1973, révèle ici les pièces du dossier restées enfouies durant cinquante ans, et montre comment le Bangladesh occupa une place tout à fait insoupçonnée dans la vie d'André Malraux au cours des années 1971-1974.
Nombre de pages
192
Date de parution
25/11/2021
Poids
216g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782072956393
Titre
Malraux et le Bangladesh
Auteur
Saint-Cheron Michaël de
Editeur
GALLIMARD
Largeur
125
Poids
216
Date de parution
20211125
Nombre de pages
192,00 €
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Ce livre aborde Anselm Kiefer, dont on fêtera les 80 ans en 2024, à travers les sept concepts kabbalistiques, qui le hantent et qui constituent une clé de compréhension de son oeuvre. Démiurge, Anselm Kiefer fascine par les thématiques vertigineuses qu'il peint, bâtit, rêve, autant que par ses formats imposants. Disons-le, il fascine autant qu'il heurte et c'est bien le sens de l'art que de heurter, d'être en dissidence avec le politiquement correct.
Dans le cadre de l'année André Malraux, qui commémore le cinquantième anniversaire de sa disparition (1976), la collection "Le Souffle de l'esprit" accueille l'ouvrage de Michaël de Saint Cheron, Malraux, une vie au miroir de l'art et du sacré. Ce livre, sans être une biographie, retrace pas à pas les étapes capitales de la vie de Malraux, à travers ses engagements, sa quête inlassable pour comprendre l'art, et l'élaboration de son Musée imaginaire. Il explore également les questions de fraternité des armes et de communion avec la transcendance, que l'écrivain a vécue hors de toute foi établie, comme agnostique convaincu. Que ce soit au Japon, devant la fameuse cascade de Nachi, ou en Inde, face au Trimurti de l'île Elephanta, cet ouvrage rend compte de quelques-unes de ses plus grandes expériences spirituelles. Jusqu'à la fin de sa vie, Malraux maintint que "l'un des plus hauts pouvoirs de l'art [est] de donner conscience aux hommes de la grandeur qu'ils ignorent en eux".
À la suite du premier livre qu'il consacra à Lésinas en 2006 (Entretiens avec Levinas), Michaël de Saint-Cheron approfondit ici l'opposition frontale qui est au coeur du dialogue Ricoeur - Levinas sur le statut de l'Autre. Il donne une place particulière à Franz Rosenzweig et à son Étoile de la Rédemption, comme si elle était un trait d'union possible entre les approches de Ric?ur et de Levinas. En appendice du livre, le lecteur trouvera l'ensemble des dialogues de Michaël de Saint-Cheron avec Paul Ricoeur entre 1990 et 2000, repris ici à l'occasion du centenaire du philosophe.
C'est en disciple que Michaël de Saint-Cheron entreprit de "converser avec un Emmanuel Levinas au soir de sa vie". Conversation ultime, pleine de crépuscule et d'espérance, de tendresse et d'admiration. Il y est question, comme souvent avec l'auteur de Totalité et infini, de la place du féminin dans son acheminement vers une transcendance de l'altérité, du concept du temps dans la philosophie de Bergson, de Paul Ricoeur, de sa vision de la "fin de l'histoire" à l'heure où s'écroulait l'empire communiste d'Occident. Mais on y trouve également de forts propos sur la conception lévinassienne de la littérature (à travers Dostoïevski, Proust et Kafka), ainsi que sur le dialogue judéo-chrétien dont le grand philosophe fut, sa vie durant, un exigeant acteur. Ces entretiens sont ici suivis de quelques études consacrées à l'éthique lévinassienne dans sa confrontation avec certains textes classiques du Talmud et de la pensée contemporaine.
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Fin février 2020, lors de fouilles dans le gouffre de Legarrea en Navarre. Nash Elizondo, psychologue médico-légale, et son équipe de chercheurs découvrent à cinquante mètres de profondeur une dépouille de brebis, une guirlande de minuscules roses desséchées et le corps d'une jeune fille : Andrea Dancur, portée disparue depuis trois ans. Parmi ses proches, chacun a quelque chose à cacher, et la silhouette menaçante du grand-père fait obstacle aux confidences. Mêlant approche scientifique et sensibilité aux croyances et aux légendes locales. Nash entame une enquête discrète, soutenue par Amaia Salazar, désormais inspectrice de la Police forale de Navarre. Mais l'annonce du confinement ne va pas lui faciliter la tâche.