Contrainte à la clandestinité après son interdiction par l'administration (1955), l'Union des Populations du Cameroun (UPC) prit les armes et gagna le maquis. Jusqu'en 1971, la confrontation entre ses combattants et les forces de maintien de l'ordre ensanglanta le Littoral et l'Ouest du Cameroun. Les femmes bamiléké prirent part activement à la lutte dans les deux camps. Aux côtés des insurgés, elles participèrent, armes à la main, aux combats mais surtout elles servirent comme cuisinières, ménagères, espionnes, spécialistes de la divination et comme vaguemestres. Dans le camp de l'administration, elles servirent essentiellement comme espionnes, agents de renseignements, et propagandistes du "ralliement". Certaines d'entre elles se distinguèrent par leur talent ou leur courage. Le monde des femmes bamiléké fut profondément divisé au cours de ces années troubles. Cette division reflétait leur position de dominées dans une société masculine, alors qu'elles étaient les premières victimes de la guerre civile. Au total, elles œuvrèrent majoritairement pour un retour à la paix au fur et à mesure des "événements".
Nombre de pages
167
Date de parution
31/10/2008
Poids
180g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296061422
Titre
Femmes Bamiléké au maquis. Cameroun (1955-1971)
Auteur
Sah Léonard ; Dongmo Jean-Louis
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
180
Date de parution
20081031
Nombre de pages
167,00 €
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Quand la nuit fut finie, au point du jour, s'éleva le chant des oiseaux. Vois, c'était d'un bûcher, non du soleil, que le ciel était embrasé, Car le cœur de Sassi était brûlant du feu de la séparation. Hâsam, puisse surgir quelqu'un qui sache ; moi les mots ne me viennent pas.
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