La symbolique du repas dans les communautés. De la cène au repas monastique
Sagne Jean-Claude ; Ricaud Etienne
CERF
31,90 €
Epuisé
EAN :9782204088503
« Qui penserait que le repas, cet acte si banal, soit de si grande portée humaine ? Le père Jean-Claude Sagne se livre dans ces pages à une analyse approfondie de cette pratique, en reprenant, résumant et approfondissant une thèse de psychosociologie soutenue en 1982. Mais pour comprendre ce qui advient lorsque des humains mangent ensemble, il dépasse le cadre de cette discipline et recourt à l'histoire de l'art et à l'observation des communautés contemporaines, à la Bible et à la théologie spirituelle. [...] Humaniser l'acte de manger, c'est en faire un temps de convivialité avec autrui, et même avec Dieu [...] Toute la pédagogie de Dieu avec son peuple est de l'arracher à sa condition de bête de somme où l'a réduit l'oppresseur égyptien pour lui rendre sa dignité humaine, en lui réapprenant en particulier à manger dans le désert par l'accueil de la manne quotidienne : il y a dans l'Exode toute une éducation à l'art de se nourrir, tout un apprentissage du don reçu et partagé. Aussi quand des hommes décident de mener la vie commune en se consacrant à Dieu, ils ne peuvent laisser au hasard la manière dont ils prendront ensemble leur repas. L'architecture médiévale des monastères montre que le réfectoire est comme une réplique de l'église : de la liturgie au choeur on passe à celle de la table, car le repas prolonge l'eucharistie... » [Frère Étienne Ricaud, osb, abbé de Fleury, Saint-Benoît-sur-Loire]. Cette étude sur la symbolique du repas, sur les conduites et les faits de table se conclut par une profonde réflexion sur l'Alliance à laquelle le repas invite. Elle éclairera les communautés religieuses et les familles et les aidera à mieux « manger ensemble pour mieux vivre ensemble ».--?Who could imagine that such a banal act as eating together might be of such great human significance? In these pages, Father Jean-Claude carries out an in-depth analysis of this practice, resuming, summarizing and developing a psycho-sociological dissertation which he defended in 1982. But, in order to understand what happens when humans eat together, he explores beyond the context of his discipline and draws on the history of art, his observation of contemporary communities, the Bible and spiritual theology. [...] Humanizing the act of eating means making it a moment of conviviality with others, even with God [...] All God's teaching to His people served to redeem them from their status of beasts of burden, to which the Egyptian oppressors had reduced them, in order to give them back their human dignity in particular by teaching them how to eat in the desert through the daily gathering of manna. In Exodus, there is an entire education in the art of eating, a complete apprenticeship in the receiving and sharing of gifts. Consequently, when men decide to live in a community and devote themselves to God, they cannot leave their eating habits to chance. The medieval architecture of the monasteries shows how the refectory is, in a way, a replica of the Church: one passes from the liturgy of the choir to that of the table, because a meal is a prolongation of the Eucharist...' [Brother Étienne Ricaud, osb, Abbot of Fleury, Saint-Benoît-sur-Loire]. This study of the symbolic aspect of meals, of behaviour and facts relating to the table, concludes with a profound reflection on the Alliance to which the meal is an invitation. It will shed light on religious communities and families, and help them to ?eat together in order to better live together'.
La vie que Dieu nous donne, la vie véritable, nous atteint plus que tout par les sacrements de l'Eglise. Les sacrements, en effet, nous engagent dans toutes les composantes de notre existence. Dans le tome I, les quatre sacrements - baptême, confirmation, eucharistie et sacerdoce -, balisent notre vie de foi ; ils nous font réaliser et découvrir notre mystère propre : celui de notre intériorité, qu'ils contribuent à façonner en profondeur et à épanouir. C'est aussi grâce à eux que nous prenons conscience de notre appartenance à l'Eglise, au sein de laquelle les gestes sacramentels sont donnés et où notre expérience de Dieu prend corps, nous reliant à la communion des saints et nous éveillant au mystère de la Trinité, présent en elle. L'auteur se livre ici à une réflexion biblique et théologique en s'appuyant notamment sur les Catéchèses de Jean-Paul II, qui placent l'homme sauvé sous le signe de l'Appel et de l'Alliance. A partir de là, l'enjeu de ce travail, est conçu dans une perspective d'anthropologie spirituelle.
Un univers sans culpabilité et sans repentir peut donner l'illusion rassurante d'une innocence entière, mais il entretient le risque de se fermer à toute pratique de la miséricorde, ce qui peut entraîner à la violence, à la répétition, et même à la culture de la mort. Un des effets du péché est l'aveuglement du c?ur qui risque d'intervertir le bien et le mal et de confondre les chemins qui mènent à la vie ou à la mort. C'est en fait la constitution de notre personnalité qui se joue autant dans notre consentement au réel que dans notre ouverture à la vérité divine. La première urgence est donc de laisser Dieu se faire proche de nous, de nous révéler son amour et sa miséricorde, de redonner sens à notre vie et à chacun de nos actes. Les deux composantes de la miséricorde divine sont la lumière de la vérité sur le péché et l'action douce et irrésistible de l'amour qui purifie et guérit, qui apaise et renouvelle. Les sacrements de la miséricorde, la réconciliation et l'onction des malades, nous remettent sur la voie de la pureté et de la liberté baptismales quand les croyants ont connu des défaillances et surtout au moment décisif de la mort.
Si l'enseignement de l'Eglise a toujours reconnu la valeur fondatrice de l'amour mutuel dans le mariage, la priorité a cependant été longtemps accordée à la procréation et à l'éducation des enfants. Dans la ligne de Jean-Paul II, Jean-Claude Sagne développe une approche novatrice: c'est l'amour entre époux qui est premier, le don de la vie lui est subordonné. La procréation et l'éducation des enfants sont précisément le fruit et le couronnement de l'amour conjugal. Cette mystique nuptiale s'enracine dans une théologie du mariage nourrie par le mystère du Dieu amour. Notre propre vie a pour centre et pour fin l'amour de Dieu et de l'autre. Tout amour vrai s'origine et se construit dans notre participation à l'amour divin. Ainsi, la mystique de l'Alliance est au coeur de toute vie chrétienne. Le défi pour les époux consiste donc à passer de l'attirance à l'Alliance, d'un face à face entre deux désirs à un amour de communion. Le sacrement du mariage spécifie et consacre l'amour nuptial. Lien consenti, la loi de l'Alliance entre époux s'inscrit dans celle entre Dieu et l'homme. Lien certes, mais surtout promesse d'un amour durable. Ainsi l'amour accompli dans le mariage englobe l'amour mutuel et le don de la vie. Ce tome II fait partie d'une trilogie: Les sacrements et la vie spirituelle (2007) et Les sacrements de la miséricorde (2008).
Dans un environnement social et culturel où il est devenu difficile de parler de l'expérience de Dieu, le croyant est blessé au dedans de lui-même, voué à un exil intérieur le déportant de son propre centre. Et l'éclatement du savoir théologique voile les repères de l'identité chrétienne. Tout renvoie le croyant à sa solitude existentielle. Plus que jamais l'Ecriture doit être l'âme de la théologie et... de la vie chrétienne. L'Évangile de Jean nous apporte quelque chose de nouveau, c'est la promesse que Jésus nous fait de la présence continuelle de l'Esprit auprès de nous et en nous. Et Jean, dans le Prologue, dévoile d'emblée le mystère intime de Dieu : " Au commencement était le Verbe ". A la lumière de cette dynamique interne, l'auteur entreprend une lecture linéaire, pour pénétrer pas à pas dans la pédagogie de Jésus. Le centre le plus profond de l'homme intérieur devenu enfant de Dieu dans le Fils unique est constitué par l'habitation des trois Personnes divines. Dieu, notre Créateur et Sauveur, est plus intérieur à nous-même que nous-même. C'est en nous donnant les moyens de vivre dans la foi que Jésus nous donne les moyens de construire notre identité. L'Esprit fait des disciples des témoins. La communion des disciples dans l'amour est l'image de la Trinité. Jésus est déjà vainqueur du monde, en chacun de ceux qui croient en lui.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Un document pour accompagner les adultes au sacrement du baptême. Une proposition d'itinéraire en plusieurs rencontres, qui peut élargie aux recommençants.