Pour relater ce qui s'est passé à Dade City ? imaginaire bourgade assoupie près d'un lac aux eaux miroitantes ? l'auteur cède la parole aux protagonistes des "événements". Presque à brûle-pourpoint, ils racontent ce qu'ils croient savoir. Or c'est là qu'est le piège... Tel un mécanisme inexorable, le malentendu est en marche. La passion coupable de Gary Manckiewicz pour la femme du médecin Jacob Kaufman a peut-être conduit ce dernier à se venger. Contre lui, son propre fils fait une déposition accablante. Dans une pathétique exigence d'expiation, la communauté condamne un des siens. Un homme, au moins, pourrait ramener la raison. Mais pour ce témoin à décharge, qui jadis réchappa aux camps de la mort, la vérité est bien au-delà d'un drame de la jalousie... Sans preuve ni effusion de sang, Dade City nous précipite dans ce qui paraît d'abord une affaire criminelle. Et soudain cette illusion se dissipe. Si sincères qu'ils soient, les récits des différents personnages ont dénaturé la réalité. Dans l'héritage profondément juif de la petite communauté, ils font résonner un atavisme de la "faute". Plus qu'une version particulièrement perverse du meurtre du père, le roman de Laurent Sagalovitsch se lit dès lors comme une réflexion sur la malédiction d'un peuple, sa confrontation à la culpabilité et plus largement à la falsification de son histoire.
Nombre de pages
144
Date de parution
04/06/1999
Poids
150g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782742708741
Titre
Dade City
Auteur
Sagalovitsch Laurent
Editeur
ACTES SUD
Largeur
115
Poids
150
Date de parution
19990604
Nombre de pages
144,00 €
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Quelques années après la mort de sa mère, un homme reçoit à Tel Aviv une lettre d'Allemagne adressée à la défunte. L'expéditeur, un notaire de Wiesbaden, se réjouit d'avoir retrouvé la fille de sa cliente, Vera Kaplan, qui vient de mettre fin à ses jours. Il lui fait parvenir son testament, celui d'une femme seule rongée par ses démons et épuisée de vivre. Et joint également un document terrifiant : le récit des années de guerre de cette jeune Juive berlinoise qui, pour sauver ses parents, puis simplement pour rester en vie, en est venue à commettre l'impensable : dénoncer ses frères, par centaines. Dans ce récit inspiré du destin de Stella Goldschlag, Laurent Sagalovitsch s'empare sans complaisance du destin d'une réprouvée pour en faire le portrait d'une victime devenue monstre, chez qui la pulsion de vie s'est montrée plus forte que la conscience.
Avril 1945. Daniel, jeune rabbin venu d'Amérique, s'est engagé auprès des troupes alliées pour libérer l'Europe. En Allemagne, il est l'un des premiers à entrer dans les camps d'Ohrdruf et de Buchenwald et à y découvrir l'horreur absolue. Sa descente aux enfers aurait été sans retour s'il n'avait croisé le regard de cet enfant de quatre ou cinq ans, qui attend, dans un silence obstiné, celui qui l'aidera à retrouver ses parents.Quand un homme de foi, confronté au vertige du silence de Dieu, est ramené parmi les vivants par un petit être aux yeux trop grands.
Ils sont deux à raconter leurs derniers jours auprès de Virginia, romancière de son état, artiste reconnue mais hélas découragée de vivre. Deux témoins qui la voient s'engloutir tandis que les bombes allemandes s'abattent sans relâche et que la pluie tombe obstinément sur cette campagne anglaise, en mars 1941: Leonard, le mari, qui a retrouvé, au bord de la rivière, la canne de Virginia plantée dans la boue; et Louie, la domestique, qui rumine son veuvage et confie ses peines à une bouteille de cognac. D'autres voix se mêlent à leurs vains soliloques: fragments du journal de Virginia, comptes rendus de visites du médecin. Plus lointain, plus irréel encore: le murmure de l'Ouse..Impressionniste et fiévreux, ce roman est écrit dans la langue de l'émotion, face à l'insoutenable désespoir de Virginia Woolf, à l'incompréhensible silence de Dieu dans l'apocalypse
Fuyant loin de nulle part une France définitivement invivable et antisémite, un certain Sagalovitsch promène son hypocondrie jusqu'à Vancouver où il se lie avec une créature hollandaise, grande amatrice de cannabis. Un roman placé sous le signe du football, de la judéité, de la Sainte famille, de la mauvaise foi et de l'autodérision.Le voyage de l'hypocondriaque Sagalovitsch à Vancouver promet aux amateurs d'histoires juives, de névroses familiales, de football, de whisky ou de Témesta un des plus savoureux cocktails de la rentrée littéraire. Voici en effet l'histoire d'un juif parisien qui s'est un jour décrété "en cavale". Fuyant sa dévorante sainte famille, mettant un maximum de distance entre lui et la France - cette terre de persécution antisémite -, il emporte dans ses bagages sa nostalgie de la grande équipe stéphanoise des Verts, sa méfiance à l'égard des goys, son sens aigu de l'inadaptation et une jubilante mauvaise foi. A peine débarqué au Canada, il s'acoquine avec une beauté hollandaise (optimiste, décontractée, vorace fumeuse de cannabis). Et c'est en telle compagnie qu'il va découvrir les charmes libertaires mais hygiénistes de la vie à Vancouver. Loin de quoi ? emprunte son titre à une blague typiquement juive, car pour qui se sent apatride, rien n'est vraiment proche, rien n'est jamais loin. Brassant toutes les données d'un mal de vivre personnel ou atavique, Sagalovitsch, héros du dernier roman de Sagalovitsch, joue de sa judéité comme d'un alibi autant que d'une raison profonde à un désarroi existentiel si manifeste que... mieux vaut en rire. Né en 1967, Laurent Sagalovitsch publie son oeuvre romanesque chez Actes Sud : Dade City (1996), La Canne de Virginia (1998 et Babel n° 601), Loin de quoi ? (2005).
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Menteuse invétérée, voleuse pathologique, arnaqueuse de génie : Marsha Sprinkle ne compte plus ses ennemis. Certains sont bien déterminés à lui faire ravaler ses bobards une bonne fois pour toutes. À commencer par sa mère et sa fille, son ex-complice lubrique Daryl et une sautillante bande d'hurluberlus, fétichistes du trampoline, tous lancés à ses trousses. Mais Marsha est intelligente, incroyablement fourbe, et celui qui l'attrapera n'est pas encore né. À priori... Sexe, crime et règlement de comptes familial : tels sont les ingrédients de cette course-poursuite rocambolesque et décadente tout droit sortie de l'esprit brillamment tordu de John Waters. Le cinéaste légendaire signe un premier roman à son image : hilarant, outrancier, déjanté et délicieusement pervers.
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