Depuis quelques années, tout se passe comme si la vie de Martin Heidegger se résumait à son - bref - engagement pro-nazi.De l'homme lui-même, de sa formation, de ses amitiés, de ses amours, on ignore tout, ou presque. De telle sorte que le plus grand philosophe du XX e siècle est devenu, par un effet paradoxal de l'histoire, un grand méconnu. C'est pour en finir avec cette opacité que Rüdiger Safranski a entrepris le gigantesque travail d'investigation dont témoigne cette biographie.Certes, on y retrouve des épisodes déjà répertoriés - de l'amitié avec Husserl ou Jaspers à l'avènement de Sein und Zeit; de la passion qui le liait à Hannah Arendt à son parcours parfois ambigu au sein de l'université allemande - mais il manquait encore, jusqu'à cet ouvrage, une somme capable de saisir le philosophe dans toute sa complexité existentielle. Il fallait, aussi, replacer la vie de Martin Heidegger au coeur de son époque, et c'est à quoi s'attache cette enquête qui comblera, de façon inédite, la curiosité des historiens et des philosophes. Plus encore: ce Heidegger et son temps, brillant et exhaustif, raconte le véritable roman d'une pensée qui, jour après jour, se constitue en monument. Et qui, par-delà d'impardonnables égarements, reste l'une des plus immenses de ce siècle. Rüdiger Safranski a déjà publié plusieurs ouvrages de philosophie et une importante biographie de Schopenhauer.
Date de parution
04/10/2000
Poids
353g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782253943075
Titre
HEIDEGGER ET SON TEMPS
Auteur
SAFRANSKI RUDIGER
Editeur
LGF
Largeur
110
Poids
353
Date de parution
20001004
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Qui était vraiment Martin Heidegger ? Un des grands philosophes du siècle ? L'auteur de {Sein und Zeit (Etre et Temps)} ? L'homme sans qui Sartre, Foucault, Hans Jonas, l'école de Francfort, seraient impensables ? Un défenseur de l'Allemagne nationale-socialiste ? Celui qu'admirait Sartre ? L'homme qui aimait et qu'aima Hannah Arendt ? Sans doute Heidegger était-il cet homme multiple, contradictoire ; et parce qu'il s'est rangé, un temps, aux côtés des nazis, il est devenu, pour l'histoire de la pensée, un "cas", une blessure. Voici un texte important qui nous dit : qui était vraiment Martin Heidegger ; qui étaient ses amis, ses maîtres, ses disciples ; quelle était sa philosophie ; comment sa pensée a évolué ; comment et pourquoi Heidegger s'est engagé dans le national-socialisme ; quelle a été son influence dans le siècle...
Les hommes, depuis toujours, se sont efforcés - par effroi ? - de nier l'existence du Mal. D'en faire une pathologie de l'histoire ou de l'âme. D'en disqualifier les manifestations au nom d'un idéal qui, pourtant, est démenti chaque jour. Or, ce que Rüdiger Safranski tente de démontrer dans cet ouvrage pourrait ainsi se résumer : il y a, à l'?uvre, dans la condition humaine, un désir de Mal que nul ne saurait impunément ignorer. Plus encore : la réalité du mal, serait, est, la conséquence de notre liberté. Afin de fonder cette démonstration, Rüdiger Safranski nous invite alors à un immense et passionnant voyage parmi les religions, la philosophie, la morale et le spectacle du monde. Du Livre de Job à Georges Bataille, en passant par saint Augustin, Rousseau, Sade, Hegel, Baudelaire, Freud et tant d'autres, il explore, au plus près, l'aventure d'un concept sans lequel notre destin serait opaque et aveugle. Ce livre est une somme majestueuse. Une sorte de concerto métaphysique dont la mélodie érudite ne promet rien de moins que la réconciliation de l'homme avec lui-même.
Le 25 août 1900, Friedrich Nietzsche mourait à Weimar ; il avait déjà sombré dans la folie dix ans auparavant. Le 3 janvier 1889, en effet, dans une rue de Turin, il n'avait pu supporter de voir un cocher battre un cheval et s'était précipité au cou de l'animal avant de "s'effondrer comme une masse". Cent ans plus tard, son oeuvre, malgré tous les travestissements, semble avoir passé le siècle sans trop de dommage. Si on doit la réhabilitation de Niectzche aux philologues qui ont restitué ses textes dans leur intégralité et aux historiens qui ont reconstitué sa vie, Rüdiger Safranski, lui, va plus loin. Prenant Nietzsche au mot - "J'ai peu à peu compris que toute grande philosophie jusqu'à ce jour a été la confession de son auteur et constitue ses mémoires" -, il livre ici une "biographie" de la pensée du philosophe. Au cours de sa vie, Nietzsche a endossé différents rôles, essayé plusieurs masques. Libre et frondeur, il fut tour à tour psychologue, moraliste, prophète et bouffon. Laboratoire de pensée, il n'a cessé de s'écrire lui-même ; source continuelle d'énergie, il a mis en question toute la tradition éthique et philosophique pour forger son propre destin. De fait, la critique nietzschéenne de la modernité politique et philosophique a marqué les grandes idéologies du XXème siècle, mais aussi de nombreux artistes et penseurs. Avec ferveur, l'auteur retrace cette aventure de l'esprit et éclaire la pensée nietzschéenne, appréhendée à la fois dans sa sphère intime et sur la scène du monde.
1954, dans un hôpital militaire de Hanoi, Yann, un soldat breton, est soigné par Mai. Ils tombent amoureux, mais le père de la jeune fille l'a promise à un autre. Elle s'insurge, elle est bannie de la famille... Ils se marient en toute hâte, avant que Yann rejoigne la cuvette de Diên Biên Phu. Après la défaite de l'armée française, Yann est emmené dans un camp d'internement. Dans une langue poétique, avec grâce et pudeur, Hoai Huong Nguyen peint le Vietnam d'hier et un amour qui affronte la violence d'une guerre. L'histoire bouleversante de Mai et de Yann laisse percer la lumière des humbles héros qui croient à la liberté et à l'absolu malgré les vicissitudes de l'Histoire. Tout est là : l'Histoire, l'histoire, la manière de les faire s'imbriquer, la netteté de l'écriture, la volonté de trouver une parole adéquate à la tragédie, la complexité des psychologies... "Un instant de littérature pure." Yann Moix, Le Figaro littéraire.
Avant le vol des bons de la Défense nationale et les assassinats qui suivirent, la renommée de Victor, de la Brigade mondaine, n'excédait pas le cercle restreint de ses chefs et de ses collègues. Il fallut, pour le mettre en évidence, qu'apparût brusquement en face de lui cet extraordinaire, ce formidable personnage d'Arsène Lupin, qui allait donner à cette ténébreuse affaire sa signification et son intérêt spécial. Les qualités déjà remarquables du vieil inspecteur furent portées à leur paroxysme par le prodigieux adversaire que lui opposaient les circonstances. C'est leur lutte sournoise, ardente, implacable, poursuivie dans l'ombre d'abord, puis en pleine clarté, que nous raconte Victor, de la Brigade mondaine.
Antonine?? Clara?? laquelle de ces deux figures constituait la véritable personnalité de l'être charmant qu'il avait rencontré? Elle avait à la fois le sourire le plus franc et le plus mystérieux, le regard le plus candide et les yeux les plus voluptueux, l'aspect le plus ingénu et l'air le plus inquiétant. "Arsène Lupin, dit Raoul, résout, bien sûr, le premier, une ténébreuse affaire de meurtre, et avec quelle maestria! Amoureux, il risque sa vie. Ingénieux, il s'échappe alors qu'il est cerné par la police ou les truands. Insolent, il joue des tours aux deux.Le gentleman-cambrioleur est au mieux de sa forme pour notre plus grand bonheur. "