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Le Livre des pénétrations métaphysiques
Sadr Al-Din
VERDIER
24,85 €
Épuisé
EAN :9782864320708
Qu'est-ce que l'être? Cette question passe pour fonder la philosophie. Encore faut-il s'entendre sur le sens du mot "être". L'essence des choses détermine-t-elle leur existence? Devons-nous affirmer, au contraire, que l'existence conditionne l'intensité d'être qui qualifie une certaine réalité? Mollâ Sadrâ Shîrâzî, dans ce traité écrit en Iran au siècle de Descartes et de Leibniz, médite ces questions qui sont encore les nôtres. Mais les solutions qu'il propose s'évadent hors de nos perspectives, après avoir opéré une révolution décisive dans la métaphysique des Orientaux. Penseur shî'ite en butte à la persécution, Mollâ Sadrâ est la plus haute figure de la philosophie iranienne islamique au temps splendide de la cour safavide d'Ispahan. Sa doctrine du primat de l'existence, que le présent ouvrage expose complètement, ouvre sur une interprétation spirituelle de la résurrection des corps. Cette traduction par Henry Corbin, qui fut aussi l'éditeur du texte original, a fait événement: par son ample introduction, il situe la question de l'être et déploie une explication comparée de ce que l'Occident grec puis médiéval en ont fait, avec la tradition shî'ite.
Date de parution
01/03/1990
Poids
340g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782864320708
Titre
Le Livre des pénétrations métaphysiques
Auteur
Sadr Al-Din
Editeur
VERDIER
Largeur
140
Poids
340
Date de parution
19900301
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Sadr al-Dîn al-Sîrâzî Muhammad ibn Ibrahim ; Jambe
Résumé : Mullâ Sadrâ est l'un des plus grands penseurs de l'Islam. Il vécut en Iran à la fin du XVIe et au début du XVIIe siècle, sous le règne de Shâh Abbâs 1er. Son oeuvre y est considérée, aujourd'hui encore, comme le système complet des sciences philosophiques et elle occupe une place centrale dans l'enseignement de la sagesse spirituelle. Résolument orientée vers un pôle de méditation mystique, cette lecture du Verset de la Lumière (Coran 24 : 35) est une oeuvre d'art, éclairée par l'aveuglante lumière que la présence divine projette sur les miroirs des formes et des images : Dieu est apparition, et l'homme, en sa nature parfaite, est la plus complète manifestation de cette expansion de la lumière divine. Ce chef-d'oeuvre de l'exégèse symbolique shî'ite culmine en une métaphysique de l'amour, où il découvre le sens caché de la vocation prophétique. Il repose tout entier sur cette parole étonnante de l'Imâm Alî ibn Abî Tâlib : " Je ne pourrais pas servir un seigneur que je ne verrais pas. "
Aujourd'hui, le dévoiement de l'Islam par les pouvoirs se réclamant de lui ? États, organisations despotiques et terroristes ? s'est étendu à un point tel qu'une religion appelant à l'amour, à la compassion et au pardon a été transformée en une idéologie au nom de laquelle des crimes horribles et sauvages sont commis. L'instauration de la démocratie en Iran mais aussi dans l'ensemble des pays musulmans nécessite impérativement une renaissance de la pensée islamique. Ce livre en constitue une étape essentielle. Le discours du Coran, comme le lecteur pourra le constater dans ce livre, n'est pas un discours de pouvoir et de haine mais un discours de liberté. "J'ai écrit ce livre car il m'a paru fondamental d'empêcher tout pouvoir se réclamant de l'Islam de confisquer le message du Coran et de montrer l'ampleur de l'aliénation et de la déformation de ce dernier par les Etats ou les organisations qui s'en revendiquent pour s'imposer par la force. De plus, je suis convaincu que l'appropriation de ce message de liberté du Coran par les peuples musulmans constitue une étape fondamentale dans leur marche vers la liberté, l'indépendance et un progrès basé sur la justice." (Abol Hassan Bani Sadr)
Laure Murat, autrice et professeure à l’UCLA, définit dans ce court ouvrage les termes de récriture, de réécriture et/ou de censure en littérature pour que le débat soit fécond. Une base très intéressante pour nourrir votre réflexion.
Léonor a quatre ans lorsque son père, le peintre Félix de Récondo, lui raconte l'exil d'Espagne en 1936 ; il avait quatre ans lui aussi, et fuyait avec sa mère et ses frères la guerre civile et les franquistes. En 2015, à la mort de son père, la question de la nationalité espagnole surgit, alors que la violoniste se mue en écrivaine : lui suffirait-il d'entreprendre les démarches, longues, pénibles, pour panser par le droit le sens de la filiation ? Habitée par les images de Goya (Les Désastres de la guerre) et celles de son père, qui y font écho (Prison), Léonor de Récondo lit et relie les mots et les souvenirs, l'art, la littérature et l'histoire. Entre la musicienne et le peintre, une mémoire, enfouie, trouée, se fait jour. Léonor de Récondo est née en 1976. Elle est l'autrice notamment de Amours (Sabine Wespieser, 2015), La Leçon de ténèbres (Stock, 2020) et Marcher dans tes pas (L'Iconoclaste, 2025).
Dans un Paris dévasté par une catastrophe (accident nucléaire, cataclysme naturel, guerre de religion ?), un groupe de jeunes gens arpentent les rues, tentent de survivre en mangeant ce qu'ils trouvent, chantent des airs de John Holiways et fuient la violence de leurs ennemis en cherchant un ailleurs. Car ce monde en lambeaux, il s'agit malgré tout de l'habiter, de s'y vêtir et d'y trouver des raisons d'espérer. Comment tenir ? Comment trouver en soi de quoi réjouir la vie quand tout a sombré? Ce sont les questions que se posent, avec humour et cruauté, les protagonistes de cette aventure.
Le Dit du Genji", ce grand classique de la littérature universelle dont Borges disait qu'il n'a jamais été égalé, fut écrit au début du onzième siècle par dame Murasaki, une aristocrate qui vécut à la cour impériale de Heian-kyô (l'actuelle Kyôto). Cependant, écrit René Sieffert qui a travaillé à sa traduction près de vingt ans, "pas un instant je n'ai eu le sentiment d'un véritable dépaysement, ni dans le temps ni dans l'espace, mais au contraire me hantait l'impression constante d'être engagé dans une aventure mentale étonnamment moderne. Il m'a semblé découvrir des situations, des analyses, des dialogues qui pouvaient avoir été imaginés hier, si ce n'est demain." Ce "roman-fleuve", qui retrace le destin politique et la riche vie amoureuse d'un prince, le Genji, vaut autant par la vigueur de la narration que par l'évocation d'un climat, une atmosphère, un état d'âme, les accords d'une cithare ou le parfum d'un prunier en fleur - illustration parfaite de l'impermanence de ce monde et de la vanité ultime de toute entreprise humaine.