Pour faire face au problème du chômage les politiques ont mis en place depuis plusieurs décennies, et toujours sans succès, différentes sottes de flexibilités. Nourris ou influencés par la théorie actuellement dominante, ils rendent responsables du chômage le fonctionnement du marché, le niveau des salaires, le rôle des syndicats... L'échec de l'application de leurs propositions les a amenés à prendre des mesures législatives telles que, par exemple, la durée du travail, le contrat de nouvelle embauche... Ils voudraient ainsi faire croire que les mesures législatives sont créatrices d'emplois, ce qui est une hérésie. En effet, seule la juste application des règles qui découlent des principes de l'économie permet la réalisation du plein-emploi. Elie Sadigh démontre que les délocalisations ne sont favorables ni au pays d'origine de leur financement, ni au pays où elles sont implantées, ni aux habitants de ces deux catégories de pays, elles ne sont favorables qu'à une élite financière qui représente une minorité. Or, si les taux de change sont établis dans le respect de la parité des pouvoirs d'achat, les délocalisations ne présentent aucun intérêt. Le rôle des responsables politiques, économiques et monétaires au niveau national et au niveau international est clairement mis en cause, tous ces responsables étant, consciemment, inconsciemment ou par ignorance, sous l'influence de ceux à qui profitent les délocalisations. L'auteur démontre que les solutions économiques au problème du chômage existent, il faut avoir le courage politique de les appliquer.
Nombre de pages
96
Date de parution
15/09/2006
Poids
110g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296012936
Titre
Délocalisations, chômage. Les remèdes
ISBN
2296012930
Auteur
Sadigh Elie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
110
Date de parution
20060915
Nombre de pages
96,00 €
Disponibilité
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La science économique n'a-t-elle pour fin que la justification d'un système qui entretient et aggrave les inégalités économiques ? Cette science doit servir, au contraire, à analyser les causes de ces inégalités et à proposer un autre modèle de répartition des richesses. Aujourd'hui, nul ne songe à dénoncer un système qui semble universellement accepté. Pourtant, les travailleurs sont partiellement privés du fruit de leur contribution à la réalisation de la richesse nationale.
Certains économistes néoclassiques, dont Léon Walras, ont établi une analogie entre la science physique et la science économique. Venus pour la plupart des sciences de la nature et confortés dans leur démarche par certains philosophes tels que Popper, des auteurs ont alors tenté d'appliquer la méthode de la science physique à l'élaboration des théories économiques et à leur vérification. Cet ouvrage démontre que cette démarche n'a pas favorisé mais égaré l'évolution de la recherche en science économique. Les auteurs démontrent que l'économie a des principes qui peuvent et doivent être établis par une analyse rationnelle que de ces principes découlent logiquement des règles dont le respect garantit le fonctionnement harmonieux de l'économie.
Le rôle de l'Organisation Mondiale du Commerce est de régir les relations d'échanges internationaux entre les nations, ce, notamment, afin d'éviter les situations de conflit. Actuellement, cette institution n'est en aucune façon au service des nations. Elle prône et fait appliquer des mesures au mépris des règles qui découlent des principes de l'économie et, ce faisant, agit au détriment des pays pauvres, dont les richesses sont pillées, mais également des pays riches, dont les entreprises délocalisent. Elie Sadigh démontre que l'application des mesures prônées par l'OMC n'est favorable qu'aux financiers. Il existe des principes immuables qui fondent l'analyse de l'économie internationale et les règles qui découlent de ces principes, si elles sont respectées, permettront aux pays industrialisés de rétablir le plein-emploi et aux pays en développement de financer par leurs propres moyens l'évolution de leur économie, ce qui contribuera aussi à tarir l'émigration économique, toutes choses que ne permettent pas les règles arbitraires établies par la théorie actuellement dominante et appliquées par l'OMC. L'application des mesures proposées par Elie Sadigh permettrait de mettre à égalité, sur le marché international, l'ensemble des pays, pays industrialisés et pays en développement. C'est là l'une des principales conditions de la réalisation du développement durable, des échanges véritablement équitables, et de la paix dans le monde.
La lutte des classes est, aujourd'hui encore, une réalité et elle est toujours la conséquence des inégalités économiques qui n'ont pas disparu. Ainsi coexistent deux classes dont l'une vit du revenu de son travail, revenu amputé de prélèvements indus et illégitimes, tandis que l'autre vit du "revenu" de son capital, alimenté par des prélèvements indus et illégitimes effectués sur le pouvoir d'achat réel des travailleurs. La théorie économique actuellement dominante légitime les prélèvements indus et se trouve dans l'impossibilité de détecter et donc de dénoncer les prélèvements illégitimes. Cette théorie permet d'établir des règles arbitraires de fonctionnement de l'économie, qui sont fixées essentiellement en fonction des intérêts en jeu et des rapports de force entre les catégories sociales. Or, lorsque le fonctionnement de l'économie est régi par des règles arbitraires, c'est la loi du plus fort qui s'impose. Elie Sadigh démontre que le problème des inégalités économiques exige, pour être résolu, une théorie scientifique mais que l'application de cette résolution exige, elle, une volonté politique, car l'économie est une science sociale. Du fait des intérêts en jeu dans le système économique, le fonctionnement de l'économie n'a, jusqu'à présent, jamais engendré l'équité, et c'est tout l'enjeu de cette science sociale de devoir mettre en évidence, à partir de principes immuables et vrais, les règles dont l'application assurera le fonctionnement normal de l'économie, afin que l'équité se réalise enfin. Biographie: Elie Sadigh est docteur d'Etat, maître de Conférences à l "Université de Bourgogne et auteur de plusieurs ouvrages théoriques. Ses recherches portent essentiellement sur la théorie économique et sur l'histoire de l'analyse économique. Cet ouvrage complète une réflexion menée dans les précédentes publications d'Elie Sadigh, qui poursuit son engagement contre les idées qui mènent le monde actuellement au bénéfice d'une minorité et au détriment du plus grand nombre. Ses propositions ouvrent une nouvelle voie pour un monde meilleur."