Depuis la publication des Enfants de l'Arbat, en 1987, Anatoli Rybakov est considéré comme l'un des écrivains russes les plus importants de ce siècle. Avec La Peur, second volet de cette fresque monumentale, il nous livre un témoignage impressionnant sur les purges staliniennes. A travers l'histoire de Sacha Pankratov, victime du régime et déporté en Sibérie, Anatoli Rybakov ressuscite une génération et une nation au bord du gouffre. Aux arrestations massives, y compris chez les fidèles du Parti, se sont ajoutés les procès, les tortures et les meurtres. Sacha, de retour de déportation, sait désormais à quoi s'en tenir, l'idéalisme de sa jeunesse a fait place à une sagesse chèrement payée. Brillante exploration des méandres de l'esprit et de la personnalité de Staline, La Peur est aussi l'analyse minutieuse du mécanisme de la terreur qui fit d'une génération pleine d'espoir une armée d'informateurs prêts à toutes les bassesses pour survivre, et transforma de banals fonctionnaires en inquisiteurs démoniaques dont le zèle et l'imagination surpassèrent ceux de Torquemada.
Date de parution
05/11/1992
Poids
812g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782226061003
Titre
LA PEUR - LES ENFANTS DE L'ARBAT - TOME 2
Auteur
RYBAKOV ANATOLI
Editeur
ALBIN MICHEL
Largeur
155
Poids
812
Date de parution
19921105
Nombre de pages
0,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : " Plus lourd que le sable des mers pèsent mon chagrin et mon malheur. " Avec ce message biblique, Anatoli Rybakov, grand romancier de l'Histoire, nous conduit pas à pas dans l'univers de cendre et de silence qui clôt le destin d'une paisible petite ville d'Ukraine en 1943. Avant le dernier voyage au bout de l'enfer, il nous conte, sur plus d'un demi-siècle, la saga d'une famille d'artisans juifs qui n'est autre que la sienne. Image attendrie et enjouée de ces simples gens, juifs, Ukrainiens et Biélorusses, qui se côtoient dans les métiers, les fêtes et les foires, entremêlant leurs coutumes en dépit des fanatismes et loin du folklore naïf. Excellent conteur, Rybakov bâtit son récit autour d'une superbe " love story ", celle de Jacob et de Rachel... Tout sépare nos jeunes héros : la géographie, la fortune et la religion. Bien entendu, l'amour finira par triompher, ils se marieront et auront beaucoup d'enfants. Mais le destin exigera d'eux un tribut terrible qui rend leur histoire infiniment poignante. La grandeur du patriarche, Grand-père Rakhlenko, n'est pas moins impressionnante : cet homme juste et courageux restera jusqu'à la mort le chef spirituel autour duquel le ghetto organisera la résistance. Ce puissant roman est le premier récit de la révolte d'un ghetto en territoire soviétique pendant l'occupation.
Résumé : Avec Les Enfants de l'Arbat, salué comme le roman russe le plus important depuis Le Docteur Jivago de Boris Pasternak, traduit en vingt-six langues et publié en 1987 après avoir été longtemps interdit par la censure soviétique, Anatoli Rybakov a connu un succès d'ampleur internationale. Avec une puissance d'évocation digne de Tolstoï, l'auteur y retraçait quelques années de la vie de jeunes gens issus de l'Arbat, quartier de l'intelligentsia moscovite, entrecroisant les fils de leurs destinées à ceux des personnages historiques. Ces " enfants de l'Arbat ", nous les retrouvons ici, en 1937, au paroxysme de la terreur stalinienne. Après les années de La Peur, deuxième tome de la trilogie qui témoignait des purges, certains ont décidé, pour survivre, de composer avec le régime. D'autres font preuve d'un courage et d'une générosité qui pourraient leur être fatals. Mais tous sont pris dans les filets de l'histoire manipulée à sa guise par Staline, le maître incontesté du Kremlin. Les procès, le pacte germano-soviétique, l'assassinat de Trotski et enfin la guerre constituent le fond tragique de cette vaste fresque qui, à travers les faits réels et la fiction entremêlés, nous propose l'accablant tableau d'un système qui germa de l'espoir, se nourrit de terreur et ne récolta que " cendres et poussière ". Des grands sentiments, de la passion, des émotions fortes, des aventures : Cendres et poussière, un roman dans la plus pure tradition de la littérature russe - celle qui s'entend à dépeindre les âmes et à décrire le monde tel qu'il est.
Un roman noir, malaisant, addictif qui nous emmène dans le quotidien des circassiens à travers les choix de Tony, un jeune gadjo qui fuit un père violent et alcoolique. Très vite fasciné par les fauves, il veut les approcher et les dompter. L’autrice interroge sur les rapports de force, les blessures intérieures, les héritages inconscients, la colère, la passion, l’amitié et l’impatience. Une lecture à la fois suffocante et envoûtante, elle ne laisse pas de répit. Un récit qui happe, fascine, bouleverse, et questionne jusqu’à un final explosif. « Nous, les hommes, on a beau paraître civilisé, on est comme eux : des bêtes sauvages et impatientes, enclines à la violence. »