En Afrique du Sud, dans les années soixante, les Debeer, famille d'Afrikaner (colons blancs d'origine hollandaise), se trouvent brusquement "déclassés", passant du statut de Blancs à celui de Métis. Prudence, soupçonnée lors de la rentrée des classes d'avoir du sang noir, doit passer devant une commission médicale. Un simulacre de procès aux conclusions pseudo-scientifiques (analyse des ongles, de la chevelure, etc.), permet à la Commission de décider que la famille Debeer n'est pas blanche, et que, par conséquent, elle doit être déclassée. En vertu des lois sur l'apartheid, ceux-ci doivent changer de domicile, pour s'installer dans le ghetto sur les versants de Devil's Peak, non loin du Cap dit de Bonne Espérance. Ce roman, basé sur des faits réels, est l'histoire de cette brusque et tragique déchirure. C'est aussi une vision de la société sud-africaine à travers l'histoire des Debeer, telle que nous la raconte Michael, jeune Anglais venu passer ses vacances chez son oncle au Cap. Michael s'éprend de Prudence, mais à cause de la loi sur l'Immoralité, l'amour des deux jeunes gens de couleur différente semble impossible.
Nombre de pages
123
Date de parution
27/08/2020
Poids
170g
Plus d'informations
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EAN
9782846794497
Titre
Le Cap des illusions
Auteur
Russo Albert
Editeur
GINKGO
Largeur
0
Poids
170
Date de parution
20200827
Nombre de pages
123,00 €
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Roman à trois voix, "Exils africains" évoque de manière saisissante l'univers colonial tel que le vivent les trois protagonistes. Sandro Romano-Livi, le juif italien, qui quitta son île méditerranéenne, à destination du Congo belge et qui nous entraîne dans la région du Katanga et des Grands Lacs à la découverte de cette Afrique coloniale et de ses populations. Florence Simpson, sa fiancée anglicane, ayant grandi en Rhodésie du Sud (le Zimbabwe d'aujourd'hui). Elle nous parle de son enfance et de son mariage avec Sandro, de la naissance de leurs deux filles, Astrid et Dalia. Mais aussi de leur nouvelle vie en Italie après les sanglants événements survenus au Congo, après l'Indépendance. Elle et son mari auront ainsi vécu un double exil. Enfin, la parole est donnée à David-Kanza (Daviko), l'enfant métis que le meilleur ami de Sandro a eu avec une Congolaise, et que Sandro adoptera. Chacune de ces voix, avec délicatesse mais réalisme nous livre sa vision de l'Afrique coloniale et nous questionne sur les blessures de l'exil.
Une histoire basée sur des faits réels, sur fond de lutte pour l'indépendance au Rwanda et au Burundi, sur la décolonisation et sur l'atmosphère du Rwanda-Burundi à la veille du chaos.
Elisabethville, Congo belge, fin des années cinquante. Léopold Kitoko Wilson, le jeune métis, adopté par Harry Wilson " un Blanc " et Mania Malkia, la nourrice, africaine au c?ur d'or et " forte gueule " forment une famille improbable et singulière. Roman à trois voix, " Sang mêlé " aborde avec délicatesse et réalisme l'univers colonial tel que le vivent les trois protagonistes. Il nous parle de la quête d'identité de Léo, pris entre deux mondes. Il nous parle aussi de l'homosexualité de Harry, cause de son exclusion du cercle des colons. Il nous parle de Mama Malkia, plus tout à fait africaine, mais noire aux yeux de tous. Il nous parle aussi de la décolonisation et évoque de manière saisissante l'atmosphère du Congo belge à la veille de l'indépendance. Chacune de ces voix nous parle de la difficulté à vivre sa différence. Chacune de ces voix nous livre sa vision de l'époque coloniale dans un questionnement sans outrance mais, sans compromis.
Ce livre raconte l'enfance et l'adolescence de Léodine, fille de colons. Née au Congo Belge au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, elle apprend adolescente que dans ses veines coule du sang noir, celui de son arrière grand-mère, esclave en Louisiane. Cela va changer sa perception du monde. Mais peut-on changer " qui l'on est " Albert Russo est l'écrivain par excellence du métissage. Nous allons du Noir au Blanc, de l'homme à la femme, de l'Afrique à l'Amérique du Nord. Il nous fait réfléchir sur nos origines. La description qu'il fait du Rwanda et de la région des Grands Lacs incite à la réflexion. Nous la connaissons surtout aujourd'hui pour tes massacres qui ont eu lieu entre Hutus et Tutsis. Russo nous parle d'un paradis perdu, là où nous nous souvenons de l'enfer. Toute la beauté du Congo dans un tourbillon d'odeurs, de jeux de lumière, de sensualités qui vous entraînent avec une force incompréhensible pour celui qui n'a jamais foulé le continent africain. Avec Léodine l'Africaine, Albert Russo revient sur le terrain de son enfance et nous livre une très belle réflexion sur l'Afrique des années 50 et sur le sens des origines.