L'empirisme est-il tenable ? Russell, dans son History of Western Philosophy, salue en Hume celui qui a poussé l'empirisme si loin qu'il en a découvert la fragilité, mais il s'inquiète de ce qu'il ait par là ruiné la croyance rationnelle, ouvrant la voie à l'irrationalisme. L'analyse logique confirme que d'un nombre fini d'observations on ne peut inférer ni la vérité, ni même la probabilité d'aucune proposition générale. La science ne serait-elle que balivernes ? La tentation est grande de recourir, contre un scepticisme sans doute insincère mais irréfutable, à l'un ou l'autre des remèdes qui pourraient s'avérer pire que le mal : un cohérentisme ou un décisionnisme, qui menacent la théorie de la vérité correspondance. S'appuyant sur l'atomisme logique, ainsi que sur les acquis de Signification et Vérité, Bertrand Russell entreprend, dans Human Knowledge, de sauver la croyance en la connaissance, en la débarrassant de ce qu'elle peut avoir d'illusoire. Une étude précise des théories de la probabilité mathématique lui permet d'établir que toute recherche visant à fonder le principe d'induction par ce biais est une impasse ; on peut pourtant relever le défi humien en explicitant, grâce à l'analyse, les postulats de l'inférence non démonstrative. On renonce donc à un empirisme total, au profit d'un empirisme partiel. En 1948, alors même que la philosophie analytique se tourne vers le langage, au risque d'oublier qu'il n'y a de signification et de sens que par le rapport qu'entretient le langage à celui qui parle, et au monde, Russell publie Human Knowledge, qui s'ouvre sur une description de l'univers tel que nous le montre la science, et s'achève sur la mise en évidence de la naturalité de la connaissance, adaptation progressive d'un vivant à la nature extérieure.
Date de parution
01/01/2001
Poids
800g
Largeur
215mm
Plus d'informations
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EAN
9782711615742
Titre
LA CONNAISSANCE HUMAINE SA PORTEE ET SES LIMITES
ISBN
271161574X
Auteur
RUSSELL
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
800
Date de parution
20010101
Nombre de pages
0,00 €
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Mysticisme et logique - dont on présente ici la première traduction française intégrale - constitue un ouvrage crucial dans l'oeuvre de Bertrand Russell. Il comporte des textes techniques devenus classiques sur la méthode scientifique en philosophie - à l'origine de ce qu'on a appelé la philosophie analytique -, les constituants de la matière, la relation des sense-data à la physique, la critique de la notion de cause, la distinction entre accointance et connaissance par description. Mais on y trouve également des articles plus populaires sur le mysticisme, les choix de vie de l'homme libre, les vertus de l'éducation scientifique et le rôle des mathématiques. Il ne faut point y voir futile éclectisme, mais bien plutôt l'expression de l'unité profonde et de l'ampleur rarement égalée d'une pensée - comme d'un engagement - d'un des plus grands scientifiques et philosophes du vingtième siècle.
Cette oeuvre importante de Russell a paru pour la première fois dans sa version intégrale en 1984 comme partie des Collected papers et constitue un supplément essentiel à notre connaissance de sa pensée. Dans ce texte, Russell approfondit les thèmes implicites esquissés dans Les problèmes de la philosophie. Le manuscrit de 1913 fut considéré par Russell lui-même comme son projet majeur après les Principia Mathematica et avait pour ambition de fournir les fondements épistémologiques de sa recherche. La Théorie de la connaissance nous donne un portrait d?un des plus grands esprits en mouvement du 20ème siècle. Elle permet surtout d?affronter sans détour ni parure les problèmes toujours irrésolus de logique. Historiquement, ce texte est une source inestimable pour notre connaissance à la fois de la pensée de Russell et de sa relation avec Wittgenstein.
Dans ce court essai, Russell s’attaquait aux sornettes, aux billevesées, aux bêtises, aux absurdités terriblement ordinaires de son temps, souvent contradictoires en elles-mêmes et pourtant ressassées infatigablement par nombre d’honnêtes gens. Force est de constater qu’une bonne part d’entre elles ont toujours cours sur le marché des discours creux et ridicules et qu’elles semblent, malgré les objections raisonnables mêlées d’ironie piquante que leur faisait Russell, n’avoir pas pris une ride.
Résumé : Huit conférences du philosophe prix Nobel, et une question : la philosophie peut-elle être une science ? Pour assurer la validité de ses recherches, la philosophie doit s'appuyer sur une méthode, "quelque chose de parfaitement défini, susceptible de se ramasser en formules, et capable de fournir toute la connaissance scientifique objective qu'il est possible d'atteindre". Tel est l'objectif de ce recueil consacré aux notions de logique, d'infini, de connaissance du monde extérieur, et de liberté, qui comprend notamment une conférence devenue célèbre, "L'essence de la philosophie : la logique", dont Wittgenstein, qui était l'un des disciples de Russell, s'inspirera pour écrire son Tractatus logico-philosophicus.
Afin de se prémunir contre le risque de devenir un jour savant, tout jeune chercheur devrait, à titre d'antidote, avoir lu ce classique de Gaston Bachelard. L'originalité de l'ouvrage consiste non seulement à dégager les conditions psychologiques propices à la formation de l'esprit scientifique mais aussi à mettre au jour celles de son dépérissement. Ainsi, la connaissance scientifique s'institue en s'opposant à la connaissance vulgaire, issue de l'expérience commune. Cependant, elle se corrompt et se stérilise dès lors qu'elle prétend fournir des réponses définitives. L'attachement à ses propres certitudes, qu'elles soient d'ordre sensible ou scientifique, contrarie les progrès de la recherche. La science tout autant que l'opinion constituent ainsi ce que Bachelard appelle un obstacle épistémologique. Toute découverte suppose donc la capacité de résister à "cette tendance conservatrice de l'esprit humain" qui le porte à ramener l'inconnu au connu, par une sorte de goût inné pour la cohérence. L'épistémologie à portée des débutants. --Paul Klein
Rien que dans ce petit coin du monde, il y a quatre principes, la raison, l'instinct, la génération, la végétation, qui sont semblables les uns aux autres et sont les causes d'effets semblables. Combien d'autres principes ne pourrions-nous pas naturellement supposer dans l'immense étendue et l'immense variété de l'univers, si nous étions capables de voyager de planète en planète et de système en système, afin d'examiner chaque partie de ce vaste agencement? L'un quelconque des quatre principes mentionnés ci-dessus (et de cent autres qui s'offrent à notre conjecture) peut nous fournir une théorie par laquelle juger de l'origine du monde; et c'est une preuve palpable et insigne de partialité que limiter entièrement notre vue au principe par lequel nos propres esprits opèrent. Si ce principe était plus intelligible pour cela, une telle partialité pourrait dans une certaine mesure s'excuser; mais la raison, dans son agencement et sa structure interne, nous est en réalité aussi peu connue que l'instinct ou la végétation".
Rêve et existence occupe une place tout à fait singulière à l'intérieur du corpus binswangerien, de ce vaste ensemble d'articles, conférences et ouvrages par lesquels la Daseinsanalyse avait déjà atteint son plein développement en 1954, au moment où parut la première traduction en français de ce texte accompagnée d'une longue introduction signée Michel Foucault. Si dans les années vingt le psychiatre suisse avait consacre ses efforts à la question du statut épistémologique de la psychologie et de la psychiatrie, avec cet essai de 1930 il exprimait pour la première fois l'ambition philosophique de conjuguer l'analytique phénoménologique de Heidegger avec la psychopathologie. On trouvera ici une nouvelle traduction de cet essai qui représentait en quelque sorte, aux yeux de Binswanger lui-même, le manifeste programmatique de la Daseinsanalyse.
Résumé : Des calculs de probabilité aux troubles de la personnalité, des électrons à la maltraitance des enfants, de la logique de l'induction aux fous voyageurs, l'éventail des objets abordés par Ian Hacking peut sembler déroutant. Cependant, dans toutes ses recherches, à l'intersection de la philosophie et de l'histoire des sciences, il s'attache à examiner, en toutes leurs nuances et variétés, le rôle joué par l'expérimentation dans les sciences de la nature et la spécificité des " espèces humaines " comme objets des sciences humaines et sociales. Les textes réunis dans ce volume - dont certains publiés pour la première fois ici en français - montrent que les différents aspects de la production philosophique de Ian Hacking s'entre-répondent et dessinent ensemble un portrait complexe et articulé de la raison scientifique. Son approche originale, au croisement (entre autres) de l'analyse conceptuelle, de la philosophie du langage ordinaire, de l'archéologie foucaldienne et de l'histoire des sciences, a contribué à ouvrir de nouveaux chantiers de réflexion, faisant de Ian Hacking l'une des figures les plus dynamiques et influentes non seulement dans le domaine de l'épistémologie philosophique, mais aussi en sociologie, en anthropologie et en histoire.