Sésame et Les lys. Des trésors des rois, des jardins des reines
Ruskin John ; Proust Marcel
ANTIGONE14
24,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782372330022
Sésame et les Lys, c'est une sorte de palimpseste, deux livres en un. Il y a, d'abord, le texte de Ruskin, transcription de deux conférences données dans les années 1860. Derrière les thèmes affichés : l'usage de la lecture dans l'éducation et l'éducation des filles, c'est un sévère réquisitoire que livre Ruskin contre les m?urs et la morale ambiants, témoignage édifiant sur l'époque victorienne et ses pratiques socio-politiques, et une prise de position progressiste ? pour l'époque ! ? sur le rôle de la femme. Et puis il y a le texte de Proust, notamment la préface, qui n'est que littérature et art, sorte de transcription de la conférence qu'il aurait pu donner sur les mécanismes créatifs de la Recherche?
Nombre de pages
310
Date de parution
08/08/2014
Poids
310g
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782372330022
Titre
Sésame et Les lys. Des trésors des rois, des jardins des reines
Auteur
Ruskin John ; Proust Marcel
Editeur
ANTIGONE14
Largeur
0
Poids
310
Date de parution
20140808
Nombre de pages
310,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Salomé veut la tête de Iokanaan (Saint-Jean-Baptiste). Cette Salomé est à la fois monstrueuse et follement attirante, car son regard transfigure totalement ce qu'elle voit et le bascule dans un autre monde, son monde à elle, elle voit « au travers », et si finalement elle ordonne le meurtre de Iokanaan, c'est qu'en refusant ses avances ce dernier a rompu le charme qui le rendait désirable par Salomé, le rejetant dans son monde réel où il n'est rien pour elle. Salomé pourrait être parnassienne, symboliste, surréaliste... elle a de tout cela en elle, c'est une pièce qui résonne étrangement et magnifiquement.
Sous-titrée « roman lyrique » par Pierre Louÿs, Bilitis relève davantage du poème en prose, de la rêverie esthétique, ou encore - bien sûr - de la chanson, mais d'une chanson qui, derrière la sensualité et la frivolité apparentes, se révèle profonde et grave. C'est l'histoire d'une vie, de ses époques, de ses enthousiasmes et de ses désillusions, mais une vie qui, toujours, se regarde elle-même avec une certaine forme de noblesse et d'élévation. Et si au cœur du livre ce sont, certes, les amours féminines que Bilitis chante, c'est dans le fond bien plutôt l'Amour tout court, universel, qui éclaire le livre, tant il est souvent possible de substituer, à la femme aimée, l'hypothèse d'un homme, sans réduire en rien la délicatesse et la vérité des sentiments exprimés.
Ils sont de Noirmoutier, des Sables, de Saint-Nazaire... Pêcheurs, matelots, sous-mariniers, ils sillonnent et labourent la mer, comme d'autres labourent et sillonnent la terre, mais ce qu'ils y arrachent se paie à vie d'homme... L'Océan chaque jour prend le petit peuple des marins au creux de sa main, onduleuse et profonde comme la houle, et chaque jour aussi il la referme et y retient, au hasard des tempêtes et des courants, muet et impassible sphinx, son tribut de fils, de maris, de pères, que l'attente obsédante de ceux qui sont restés à terre ne ramènera plus... Et puis il y a les femmes, souvent sagesse, parfois sirènes, et puis les barques et les autres pêcheurs, les querelles où s'étalonnent les fiertés et se construisent les rancoeurs, et puis toujours et partout, il y a la mer, et tout cela emporte les hommes dans un grand charivari dont ils ne maîtrisent rien... Mails ils luttent, contre tous et contre tout, portent haut leur pavillon d'orgueil, et s'ils n'atteignent que rarement la sagesse, c'est que chez ce peuple de la mer elle n'est qu'un des visages de la résignation.