Les élites et les villes moyennes en France et en Angleterre (XVIIe-XVIIIe siècles)
Ruggiu François-Joseph ; Poussou Jean-Pierre
L'HARMATTAN
33,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782738453938
Ce livre présente, dans une perspective comparatiste, les relations de la noblesse française et de la gentry anglaise avec les villes provinciales des XVIIème et XVIIIème siècles. En étudiant Abbeville, Alençon, Canterbury et Chester, l'auteur met en évidence l'importance de la noblesse et de la gentry dans ces cités moyennes. La reconstitution minutieuse des lignages montre la progression de certaines familles et leur entrée dans la noblesse ou dans la gentry. L'impact de ces groupes sur l'économie urbaine, la révolution de la consommation qui a touché l'Angleterre puis la France à partir de la seconde moitié du XVIIème siècle, leur insertion dans l'espace urbain, leur intégration aux structures municipales et aux sociabilités urbaines soulignent que les élites d'Angleterre et de France se révèlent finalement beaucoup plus proches que les témoignages des contemporains ne le laissaient supposer.
Nombre de pages
356
Date de parution
03/05/2000
Poids
570g
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782738453938
Titre
Les élites et les villes moyennes en France et en Angleterre (XVIIe-XVIIIe siècles)
ISBN
2738453937
Auteur
Ruggiu François-Joseph ; Poussou Jean-Pierre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
570
Date de parution
20000503
Nombre de pages
356,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La vie de quelques dizaines de familles de marchands et d'artisans d'un ensemble de villes de province anglaises et françaises forme une manière de paysage humain dont l'auteur retrace et analyse les transformations, au long du XVIIIe siècle. Attentif aux nouvelles problématiques, en particulier sur le genre, l'ouvrage repose sur la mise en ?uvre d'une méthode originale d'histoire sociale - le suivi longitudinal des familles - qui reconstitue le parcours dans l'espace social urbain d'une série d'individus et de leurs familles sur plusieurs générations. Il démontre la fragilité démographique de ces familles mais également leur relative autonomie au sein de la population urbaine en raison de leur aisance, certes relative, de leur participation à une culture de l'imprimé en plein essor et de leur excellente insertion dans les communautés locales qui fonctionnent en partie à leur profit. Il rappelle également l'importance que jouaient les familles aux côtés des individus à l'époque moderne à la fois par l'héritage symbolique qu'elles leur transmettaient, par les solidarités dont elles les entouraient mais aussi par les conflits dans lesquels elles les entraînaient.
Depuis quelques années se fait jour dans la société française un ensemble d'interrogations sur les réalités historiques de la colonisation. Un certain nombre de controverses ont animé le paysage scientifique mais aussi médiatique, notamment sur les phénomènes de la traite et de l'esclavage qui ont dramatiquement relié l'Europe, l'Afrique et les Amériques. Le débat public s'est pourtant peu intéressé aux premiers temps de la colonisation européenne, du XVe au XIIe siècle. Or il est essentiel de se demander comment les différentes populations qui se sont retrouvées, de gré ou de force, dans l'espace américain ont pu vivre ensemble et construire des sociétés et des cultures originales. L'objet de cet ouvrage est de faire le point sur ces questions très débattues en présentant les différents courants d'interprétation en présence, en esquissant les évolutions futures et en fournissant les pistes de lecture nécessaires à une meilleure compréhension des sociétés américaines de la période moderne. Une de ses originalités est de prendre en compte l'ensemble de l'espace américain - du Canada à la Terre de Feu en passant par la Nouvelle-France, les Treize colonies nord-américaines, l'aire caraïbe, le Mexique ou encore le Brésil... Ce livre est donc un point de départ indispensable pour qui souhaite commencer à travailler sur les sociétés nouvelles nées aux Amériques de la rencontre entre Amérindiens, Européens et Africains dans le contexte de la colonisation et de l'esclavage. Il adopte une approche globale des principaux problèmes qui se posaient à elles: l'esclavage bien sûr, mais aussi les relations euro-amérindiennes ou encore le rôle des villes dans les sociétés américaines.
La période comprise entre le XVIe siècle et le XVIIIe siècle marque une phase essentielle dans l'émergence de l'Angleterre comme puissance majeure, soucieuse de se distinguer de ses voisins continentaux. La rupture avec la Papauté, la victoire sur l'Invincible Armada, l'exécution de Charles ler en 1649 ou la Glorieuse Révolution de 1689 sont autant d'événements dont la mémoire conserve la trace jusqu'à nos jours. Attentif à restituer les luttes, les réformes politiques et religieuses qui marquent la période, ce livre dépeint en outre les évolutions sociales et culturelles d'une population transformée par les migrations et la croissance urbaine. Soucieux de présenter les derniers développements historiogra-phiques, il précise le cadre européen des réformes britanniques, met en lumière le développement des actions civiques, souligne le rôle des colonies et donne aux voisins britanniques (Gallois, Irlandais, Ecossais) toute leur place. Afin de restituer le renouvellement des connaissances et de l'analyse sur cette période, Un large choix de sources - archives, imprimés, iconographie - permet, à travers les annexes, d'approfondir les problématiques essentielles en s'initiant à la technique du commentaire de document. Enfin, un ensemble d'outils pédagogiques : chronologie, glossaire et bibliographie, donne les clefs nécessaires pour pénétrer plus avant dans l'histoire foisonnante de l'Angleterre à l'époque moderne.