Espionne au service de l'Allemagne nazie à partir de 1936, puis responsable de secteurs dans les organigrammes de la Gestapo de la rue des Saussaies à Paris de 1942 à 1944, créatrice de contre-réseaux d'infiltration dans la Résistance, Violette Morris avait connu auparavant la gloire sur les stades, et s'était comportée héroïquement sur le front d'Artois en 1915 en tant qu'ambulancière, puis à Verdun en 1916 comme estafette. Cette personnalité étrange, fascinante, bisexuelle, représenta la France dans les compétitions sportives entre les années 1912-1935. Championne de France et du monde des lancers, footballeuse internationale, également brillante en natation, water-polo, cyclisme, boxe, championne de rallyes automobiles, vainqueur du Bol d'Or, de Paris-les-Pyrénées-Paris (2 fois), du Grand Prix de San-Sébastian, elle devint une figure du Tout Paris. Mais c'est son activité d'espionne fascinée par l'ordre nazi qui demeure dans la mémoire historique. Chargée par la Gestapo sous l'Occupation de juguler les réseaux anglais du S.O.E., elle causa tant de pertes aux Britanniques que l'I.S. la condamna à mort. Tortionnaire sadique de patriotes, elle tomba sous les balles des maquisards normands du groupe Surcouf en avril 1944. Ainsi finit celle qu'Auguste Le Breton, qui l'avait bien connue lors de son incursion dans le milieu en 1940-1941, avait surnommée " La hyène de la gestap ". Un document étonnant sur un personnage hors du commun et monstrueux.
Nombre de pages
278
Date de parution
08/04/2004
Poids
448g
Largeur
157mm
Plus d'informations
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EAN
9782749102245
Titre
Violette Morris. La hyène de la Gestap
Auteur
Ruffin Raymond
Editeur
CHERCHE MIDI
Largeur
157
Poids
448
Date de parution
20040408
Nombre de pages
278,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Sanglant, héroïque, nourrit du sang de dizaines de milliers d'hommes, le Jour J fut une victoire pour les troupes alliées qui débarquèrent le 6 juin 1944 sur les plages de Normandie. Ce jour-là débutait une lutte démentielle qui ne s'achèverait qu'un an plus tard dans les ruines de Berlin, ce jour-là l'Allemagne nazie vacillait. Tout, ou presque, a été dit sur ce sujet. Un point essentiel reste cependant pratiquement occulté : le rôle de la Résistance française dans les plans alliés et dans les opérations elles-mêmes... Deux conditions nécessitant le soutien de la Résistance française étaient indispensables à la réussite de l'entreprise. Premièrement, il fallait maintenir l'éparpillement des troupes allemandes en conservant le secret absolu sur le lieu du Débarquement ; de nombreux réseaux de renseignement français travaillèrent-souvent sans le savoir-aux plans d'intoxication et, par le sacrifice de dizaines d'agents, réussirent au-delà de toute espérance. Deuxièmement, après le Débarquement, il était impératif d'empêcher les troupes allemandes de rejoindre la Normandie ; le plan Rouge déclenché par la Résistance allait largement contribuer à paralyser l'ennemi. Après trente-cinq ans de recherches, d'études d'archives chez les belligérants, s'appuyant sur l'impressionnante documentation qu'il a rassemblée, Raymond Ruffin nous expose ici quel fut l'apport - immense - de la Résistance française dans les plans de reconquête de l'Europe. De l'Aquitaine à la Champagne, de l'Auvergne à la Bretagne, de la Bourgogne à la Normandie, des Pyrénées à la Franche-Comté, et du Limousin à la région Rhône-Alpes, on en suivra les faits majeurs. Une contribution qui fera référence, un ouvrage qui restitue aux Français leur juste part de gloire dans un événement majeur du XXe siècle.
François Ruffin retrace le parcours de l'enfant prodige de la bourgeoisie d'Amiens, qui choisit Paris, l'Ena, la commission Attali sous Sarkozy, la banque d'affaires, rejoint l'Elysée du temps de François Hollande, puis se lance dans la course à la présidence de la République. Il met en lumière les choix du chef de l'Etat, les protections qu'il sollicite, ses relations incestueuses avec les patrons de médias et les grandes fortunes (qui sont souvent les mêmes). En contrepoint, François Ruffin se raconte aussi?: son mal-être de jeune homme qui rêve de "?sauter les grilles?" du lycée, le refus de faire carrière après le Centre de formation des journalistes, le choix de pratiquer un journalisme dissident ("?Là-bas si j'y suis?", Fakir), le film Merci patron?! et l'aventure de la députation, dans l'aspiration de la France insoumise. Il raconte ses rencontres avec ces Français qui comptent en euros, voire en centimes, il partage avec les lecteurs son engagement de tous les instants, jusqu'à l'austérité.
Lulu, un gamin livré à lui-même, va vivre l'Occupation puis l'enfer du débarquement sur la côte normande. Il perdra tout, à commencer par sa famille et ses amis. L'apocalypse durera plus de deux mois. C'est un enfer que va connaître la population et la ville sera dévastée. Vient alors longue errance de l'orphelin à travers une Normandie en ruines. Ce récit raconte la vie, les aventures, les bonheurs comme les malheurs de Lucien Pichon-Castillac pendant et après la Seconde Guerre mondiale" .
Journaliste à Amiens, le "quartier Nord" m'intriguait et m'effrayait depuis plusieurs années, une île mystérieuse, de l'exotisme à domicile, du bruit et de la fureur, un réservoir de mythes et légendes, des paumés des camés des ratés des rangés des dérangés des RG, une fresque à peindre terrible, quatre décennies d'immigration et des milliers d'existences d'espérances de souffrances anonymes, qui tombent dans l'oubli au présent, sans traces ni mémoire, mais ni dans ce lieu ni ailleurs on ne pénètre avec pour seule question : "Comment ça se passe ici ?" Là, j'avais trouvé mon fil. Ensemble, avec Zoubir, nous allons donc enquêter sur cet "accident", sur cette Citadelle où, derrière des remparts, à l'écart du centre, la mairie cache les intérimaires découragés, les jeunes à bout de souffle à trente ans, les toxicos alcoolos entre "zonzon" et "HP", tous les largués qui n'ont pas suivi la marche du monde et qu'on préfère gommer de la photo.
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