Quand Walter Benjamin se suicide le 26 septembre 1940 à Port-Bou, à la frontière franco-espagnole, c'est, à bien des égards, la pensée qu'on assassine... S'il meurt inconnu ou presque, Walter Benjamin, né à Berlin en 1892, connaît à titre posthume une gloire qui fait de lui un véritable Socrate des temps modernes. Celui que Susan Sontag présente comme " le dernier Européen ", " le dernier Intellectuel " est à la fois fils de Moïse et de Marx, ami de Brecht, Schotem, Arendt et Adorno en même temps que frère de c?ur de Kafka. Il " invente " la modernité tout en cultivant la mélancolie. On lui doit une oeuvre exceptionnelle qui récuseles systèmes, abroge les frontières entre les disciplines, explore nombre de formes, donne au fragment, à l'inachevé, à la citation ses lettres de noblesse. Le destin hors du commun de ce " héros de notre temps " mérite d'être écrit : rejeté par l'Université de son temps, hanté par des figures de suicidés, d'exilés, dévoré par d'impossibles passions féminines, collectionneur fou, rattrapé par la pauvreté, Benjamin le juif apatride connaît finalement l'exil et la solitude. Il a la passion de Paris où il vivra si longtemps, de la littérature française dont il est un traducteur exceptionnel. Il ne s'installera jamais en Palestine ni en Union soviétique, même si son c?ur et sa raison balancent souvent entre Jérusalem et Moscou. Il voyage, vit et écrit dans cette Europe qu'il se refuse à quitter quand le chaos s'annonce avec la Seconde Guerre mondiale. L'ange qui était à ses côtés à la naissance a fini par être assassiné. Benjamin est devenu aujourd'hui une icône. Sa vie, comme son ?uvre, le distingue. Une vie et une pensée faites de malentendus aussi magnifiques que tragiques. Walter Benjamin incarne ainsi, pour des générations, " la pureté et la beauté de l'échec ".
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Nombre de pages
206
Date de parution
09/03/2006
Poids
682g
Largeur
172mm
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EAN
9782856204696
Titre
Walter Benjamin. L'ange assassiné
Auteur
Rudel Tilla
Editeur
MENGES
Largeur
172
Poids
682
Date de parution
20060309
Nombre de pages
206,00 €
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Citée pour la première fois dans la Bible et aujourd'hui plus que jamais au coeur de l'actualité internationale, Jérusalem n'a cessé, au fil des millénaires, de jouer dans notre vie religieuse et spirituelle un rôle singulier et irremplaçable. Son histoire se confond d'une certaine manière avec celle de l'humanité tout entière, car chaque citoyen du monde peut se prévaloir d'un lien mystique, intellectuel ou sentimental avec la " cité de la paix " - la signification de son nom hébraïque. Ce volume est le fruit d'un travail collectif qui a réuni, autour de Tilla Rudel, une équipe d'historiens, d'écrivains, de journalistes et d'essayistes d'origines et de confessions diverses qui ont en commun une même passion pour Jérusalem où tous ont vécu, écrit, étudié ou simplement déambulé à travers ses quartiers, ses ruelles secrètes et les collines qui l'entourent. Le dictionnaire et la partie proprement historique illustrent la spécificité de la " ville sainte " telle qu'elle s'est construite au fil du temps, sous ses multiples aspects culturels, politiques et patrimoniaux. Les promenades littéraires permettent de l'aborder selon les affinités de chacun des auteurs. Samuel Blumenfeld évoque Jérusalem à travers les films. Sylvie Anne Goldberg s'intéresse à la route des pèlerinages, du Temple juif à la croisade chrétienne. Théo Klein flâne dans la vieille ville avec son ami palestinien Ziad Kawass, tous deux rêvant d'une ville ouverte où Israéliens et Palestiniens vivraient en paix. Le père Jean-Michel de Tarragon se promène à travers les Lieux saints sur les traces d'Hérode pour y retrouver Jésus. L'anthologie traverse les grandes époques de Jérusalem et témoigne de la place qu'elle occupe depuis ses origines bibliques dans l'imaginaire de l'Orient comme dans celui de l'Occident. Pour Amos Oz, Edward Saïd, Sayed Kashua, David Grossman, Yehuda Amichaï ou Mahmoud Darwich, elle est l'éternel sujet, tour à tour vénérée, crainte ou adorée, comme une chimère qu'il faudrait séduire ou apaiser par les mots pour ne pas risquer de s'y brûler.
Rudel Jean ; Bourriot Audrey ; Brit Elisabeth ; Co
Ce guide propose une étude des instruments et des modes de réalisation mis en oeuvre dans les principales disciplines de la création artistique: dessin, peinture, gravure et sculpture. II se définit comme un outil de savoir destiné à approfondir notre connaissance de la pratique artistique grâce à un répertoire alphabétique regroupant définitions, historiques et analyses des différentes techniques de l'art d'hier et d'aujourd'hui. Il a donc pour double ambition de donner un large panorama des matériaux et des règles de la pratique artistique mais aussi de montrer leur nécessaire inscription dans l'histoire des courants artistiques. Les nombreux renvois, les bibliographies détaillées ainsi que les illustrations fonctionnent comme autant de repères didactiques, conférant à l'ouvrage une grande facilité d'accès et son caractère de référence. Véritable petite encyclopédie, Les Techniques de l'art se veulent un manuel de consultation et d'information qui s'adresse aussi bien aux étudiants qu'aux artistes mais souhaite avant tout rester un guide culturel pour tous les amateurs d'art ou visiteurs de musées curieux d'en savoir plus.
Erlande-Brandenburg Alain ; Mérel-Brandenburg Anne
Résumé : Cet ouvrage, le premier d'une série de trois consacrée à l'histoire de l'architecture française, traite du Moyen Âge (du IVe siècle aux années 1500). Ainsi se trouve défini un grand Moyen Âge qui se singularise par trois grands moments : - L'Antiquité tardive-haut Moyen Âge qui s'inscrit dans la rupture par rapport à la conception romaine classique. - L'époque romane qui est d'abord reconstruction et bientôt invention par rapport à l'Antiquité. - Le monde gothique qui établit la synthèse entre l'architecture du ive siècle charpentée et celle du second âge roman, voûtée de pierre. L'histoire de la création architecturale ne peut se réduire à une simple évolution des formes, elle est liée à son temps. Les monuments sont un témoignage de la société, de ses goûts et de ses aspirations. Des architectes s'affirment comme de grands créateurs alors que d'autres sont plus traditionnels. Il en va de même de la technique dont la qualité est conséquente des moyens financiers mis en ?uvre. Il y a donc là une étonnante diversité. Cette histoire ne se réduit pas à la seule architecture religieuse ; elle n'est qu'une des composantes, même si elle a été innovante, notamment dans le domaine de la maîtrise technique, et si elle est souvent mieux conservée.
Philibert De l'Orme devrait être compté parmi les plus grands architectes français et figurer à côté des plus célèbres artistes de l'Europe. Ce maître, dernier témoin du Moyen Age finissant, promoteur de la Renaissance en France et prophète de la modernité, est encore cité dans les écoles d'architecture, où il est l'objet d'une sorte de culte. Malheureusement son œuvre a été la victime de destructions massives. De l'Orme a été l'architecte du roi Henri II ; il avait la haute main sur tous les chantiers royaux. Après la mort du roi, il a encore servi la reine Catherine de Médicis, pour laquelle il a entrepris la construction du plus grand château de l'époque, celui des Tuileries. Il a aussi servi Diane de Poitiers, la favorite de Henri II, la rivale de Catherine : c'est pour elle qu'il a construit le château d'Anet, dont les importants vestiges suscitent l'admiration universelle. Les écrits de De l'Orme, manuscrits comme imprimés, permettent de retracer l'image d'une personnalité d'exception : comblé de faveurs par le roi, et un peu fat de cela ; envié, voire persécuté par l'intrigue, mais capable de se défendre par le verbe comme par les armes dont il a appris l'usage au service du roi ; constamment en voyage à la suite du roi auquel le devoir l'attache, mais pourtant dirigeant ses chantiers et fréquentant assidûment son écritoire ; conscient que son génie est un don de Dieu, avec lequel il communique par les astres et auquel il rend grâce dans le silence du cloître où il se retire dans ses dernières années. Il fallait consacrer un livre à cet architecte de génie dont les œuvres ont été souvent détruites. Jean-Marie Pérouse de Montclos a tenté ici de reconstituer ce qui pouvait l'être.
De sa naissance à Saint-Pétersbourg à sa mort à Göttingen, Lou von Salomé, devenue par un mariage Lou Andreas-Salomé, ne cessera de promener sa beauté dans les décors de la Mitteleuropa. Pour cette femme, chaque nom de ville, chaque prénom, chaque date semblent sortis d'un écrin gravé à ses seules initiales afin de leur servir de parure. Les hommes pour qui elle sera et un éblouissement et une torture, se nomment Rainer-Maria Rilke, Fridriech Nietzsche, Sigmund Freud. Les lieux où elle les rencontre, Rome, Bayreuth, Berlin, Paris, Moscou, Saint-Pétersbourg, Vienne ou Münich. Ce personnage singulier qu'est Lou Andreas-Salomé, attirante, agaçante, séduisante, fut de toutes les révolutions culturelles qui vont compter et transformer une partie de l'humanité au cours du XXème siècle : celle de la philosophie, celle de la poésie, celle enfin de la psychanalyse.
Au terme de sa vie, allongé sur un lit de souffrances, Jules Verne se souvient et retrace avec fureur et humour l'itinéraire d'une existence passionnante. Dans un récit écrit à la première personne, Olivier et Patrick Poivre d'Arvor déroulent la biographie intime de l'auteur le plus populaire et le plus traduit de la littérature française. Renouant avec leurs passions d'enfance, les auteurs nous convient à un voyage au c?ur de l'univers de Jules Verne, de sa naissance à Nantes en février 1828 jusqu'à son dernier souffle à Amiens en mars 1905. Ils nous font partager leur fascination pour ce grand homme, à la fois idéaliste et romantique, follement imaginatif et d'une curiosité insatiable, prodigieux visionnaire, qui sut si bien deviner les enjeux de notre époque.