Comment un mère peut-elle être trop bonne ? Interroger et remettre en cause le mythe sacro-saint de la mère admirable n'allait pas de soi, mais le propre de la psychanalyse n'est-il pas de bousculer les idées reçues ? Or si l'observation nous montre qu'une mère qui donne tout, qui sacrifie tout pour son enfant sans rien demander en échange est absolument indispensable pour un nourrisson et pour un petit enfant, elle nous montre aussi que cette abnégation absolue doit s'amenuiser au fur et à mesure de la croissance de l'enfant sous peine de l'empêcher de développer en lui des qualités d'altruisme et de générosité. D'un autre côté, si une mère humaine normale - tout comme une mère animale d'ailleurs - est prête à sacrifier jusqu'à sa vie pour son petit, nulle part on ne voit un animal devenu adulte se préoccuper du bien-être de ses parents vieillis ; cet amour, cette compassion ne font pas partie de l'inné en nous, mais ils sont un des acquis les plus précieux de l'humanité. Il s'agit d'un apprentissage et si, faute de montrer peu à peu à son enfant que, contrairement au don sans réciprocité de la relation mère enfant, le mode de relation des adultes se fonde sur l'échange, une mère " admirable " ne devra pas s'étonner de voir ses enfants, devenus grands, ne lui manifester que peu d'attention. La réciproque est d'ailleurs vraie, et on peut facilement constater que des mères exigeantes et peu affectueuses restent bien souvent passionnément aimées de leurs enfants, comme le montrent de nombreuses biographies dont deux, celle de Gisèle Halimi, Fritna, et celle de Georges Simenon, Lettre à ma mère, sont analysées.
Nombre de pages
158
Date de parution
01/11/2003
Poids
206g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747500425
Titre
Les mères trop bonnes
ISBN
274750042X
Auteur
Rubin Gabrielle
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
206
Date de parution
20031101
Nombre de pages
158,00 €
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Doit-on toujours tout pardonner? Ne faut-il pas aussi, parfois, haïr, simplement pour ne plus souffrir à la place des autres? Gabrielle Rubin le rappelle avec force: rester passif, ne pas se révolter, c'est demeurer une victime; or, le plus souvent, les bourreaux se portent bien, tandis que ce sont les innocents qui dorment mal, s'angoissent et prennent sur eux la culpabilité que devraient plutôt ressentir leurs agresseurs. Les choses se compliquent encore lorsque la souffrance a été involontairement causée par un proche, une personne aimée. Dès lors, comment se débarrasser de la rancoeur? Et à qui pardonner? Biographie de l'auteur Gabrielle Rubin est psychanalyste, membre de la Société psychanalytique de Paris. Elle a notamment publié, aux Editions Payot, Pourquoi on en veut aux personnes qui nous font du bien.
Résumé : A partir de quand la transparence devient-elle de l'exhibitionnisme ? A quel moment le plaisir de manger se transforme-t-il en pulsion mortifere ? Quand le goût du risque, d'excitant et agréable qu'il était, devient-il criminel ? Répondre à ces questions, c'est poser la question des limites, c'est-à-dire de l'interdit. Or, cet interdit aujourd'hui n'a pas bonne presse. La transparence est devenue la valeur suprême et le mystère n'a plus la cote. Il faut tout dire et tout montrer. C'est oublier que, sans l'interdit, ni le travail de la pensée ni celui de l'imagination ne seraient possibles. C'est oublier encore que le mépris de l'interdit ne va pas sans dommage collatéral, la violence induite étant inévitable. L'auteur choisit ici d'étudier les interdits pour ce qu'ils nous apportent. En s'appuyant sur les mécanismes à l'oeuvre dans la création artistique ou le développement du jeune enfant, elle montre que les interdits sont la condition de notre épanouissement psychique et les garants de notre liberté de penser. S'il faut condamner ceux qui, pervertis, agissent comme un empêchement à vivre, il nous revient aujourd'hui de transmettre à nos enfants cette capacité à penser les limites, à distinguer le licite de l'illicite...
Résumé : De nos jours l'interdit n'a pas bonne presse. La transparence est devenue la valeur suprême, le mystère n'a plus la cote. Pourquoi faudrait-il interdire quand nous voudrions tout dire, tout montrer et tout faire, selon une légitime aspiration à la liberté ? Nous oublions que sans interdit, nous ne pourrions ni penser ni créer. Refuser l'interdit c'est nous priver du champ nécessaire à l'épanouissement de notre pensée et de notre capacité créatrice. "Rien n'est plus passionnant" nous dit l'auteur, "que d'ouvrir la porte qui cache le secret qu'on croyait impossible à connaître, et c'est cela qui a motivé tous les découvreurs : les scientifiques, les artistes, les explorateurs, les ingénieurs et tous les créateurs". C'est aussi grâce à l'interdit, en d'autres termes aux limites, que l'enfant utilise sa soif d'apprendre, développe son intelligence et apprend à vivre avec les autres. En s'appuyant sur la littérature, l'art et le sport, l'auteur nous montre que les interdits sont la condition de notre épanouissement psychique et les garants de notre liberté de penser.
Gabrielle Rubin, psychanalyste, membre de la Société psychanalytique de Paris, docteur en psychanalyse, est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Le Sadomasochisme ordinaire et Les Mères trop bonnes.
Konaté Ousseynou ; Ndoye Aby ; Ndour Ngor ; Sané T
Ce livre explore les solutions pour une gestion durable et intégrée des ravageurs et maladies qui affectent le maïs, l'anacardier et le manguier en Casamance, dans le cadre du Programme National de Développement des Agropoles du Sénégal. Structuré autour des conclusions d'un atelier scientifique tenu à Ziguinchor, l'ouvrage met en lumière les défis phytosanitaires entravant la productivité de ces filières stratégiques pour l'agro-industrie. Il propose des stratégies combinant des approches biologiques, chimiques et des innovations locales pour renforcer la souveraineté alimentaire et la compétitivité économique. S'appuyant sur une collaboration étroite entre chercheurs, décideurs et producteurs, ce travail offre une vision stratégique pour valoriser le potentiel agricole de la région. Les recommandations incluent la vulgarisation des bonnes pratiques, l'amélioration des capacités de stockage et la transformation agro-industrielle accrue. Cet ouvrage se veut un outil précieux pour les acteurs du développement rural, les institutions publiques et les partenaires internationaux, en quête de solutions concrètes pour le développement durable des territoires.
Les rivages de Bretagne sont soumis en permanence à l'action des vagues, des marées et des courants côtiers. L'abondance ou le manque de sédiments le long des côtes, l'évolution du niveau moyen de la mer, la fréquence des tempêtes et, depuis quelques siècles, les diverses interventions humaines participent également au façonnement du littoral, dont la dynamique est dominée par des tendances à l'érosion et/ou à l'accumulation de limons, sables et galets suivant les périodes et les secteurs considérés. Cet ouvrage porte sur l'évolution des flèches de galets qui ourlent les côtes bretonnes. La mise en place et la mobilité de ces cordons littoraux est retracée à différentes échelles spatiales et temporelles, permettant de déterminer la part respective des forçages naturels et anthropiques dans l'évolution de ces formes d'accumulation.
Ce livre présente la vision politique, économique et sociale de monsieur Thiémokho Diop pour le Sénégal, en proposant des réformes fondatrices et un modèle de développement endogène. L'auteur, qui a consacré plus d'une décennie de réflexion et de recherche aux régimes politiques les plus démocratiques et les modèles économiques les plus performants, propose une vision innovante qui vise à inspirer le peuple sénégalais à prendre son destin en main et à impulser un modèle abouti de développement économique et social. La notion de filières transfrontalières, conceptualisée par Thiémokho Diop et qui est axée sur une intégration économique africaine forte devrait, selon lui, permettre aux pays du continent de développer individuellement et collectivement une industrie manufacturière lourde seule à même de garantir une souveraineté économique.