Gabrielle Rubin nous décrit le sado-masochisme à travers son expression la plus quotidienne, on constate ici que ce " sado-masochisme moral " régit nombre de relations de la vie familiale, professionnelle, ou amoureuse. La psychanalyste va à l'encontre des stéréotypes habituels appliqués au comportement sado-masochiste et défend l'idée que la passivité n'est pas la caractéristique première du masochisme. Au contraire - dit-elle - " le masochisme de l'un est capable de contraindre le sadisme de l'autre ". Ainsi la formation d'un tel couple n'est pas due au hasard mais bien à la conséquence de l'emprise qu'exerce l'un des partenaires sur l'autre. La présence du masochisme de l'un n'est toutefois pas indispensable pour que le sadisme de l'autre, soit réactivé, car le même mécanisme se met en place lorsqu'une personne ou un groupe se trouvent dans ce que l'auteur nomme une " position masochiste ", c'est-à-dire une position de forte subordination. Pour qu'une position masochiste s'actualise, il faut cependant que s'y ajoute la présence d'un sadique avéré qui serve de modèle d'identification. En prenant un exemple extrême, on voit que le sadisme des nazis a pu se donner libre cours parce qu'on avait préalablement mis les Juifs, les Tziganes, les homosexuels etc. en position d'infériorité ; c'est ce qui a permis de réactiver la pulsion sadique des citoyens ordinaires qui, identifiés aux bourreaux, sont devenus leurs complices. Gabrielle Rubin met en lumière l'importance et la responsabilité des modèles d'identification, celle notamment des penseurs et des dirigeants mais aussi celle de chaque individu qui, par un travail psychique sur lui-même, peut modifier profondément son existence.
Nombre de pages
202
Date de parution
03/05/2000
Poids
250g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738481504
Titre
Le sadomasochisme ordinaire
ISBN
2738481507
Auteur
Rubin Gabrielle
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
250
Date de parution
20000503
Nombre de pages
202,00 €
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Doit-on toujours tout pardonner? Ne faut-il pas aussi, parfois, haïr, simplement pour ne plus souffrir à la place des autres? Gabrielle Rubin le rappelle avec force: rester passif, ne pas se révolter, c'est demeurer une victime; or, le plus souvent, les bourreaux se portent bien, tandis que ce sont les innocents qui dorment mal, s'angoissent et prennent sur eux la culpabilité que devraient plutôt ressentir leurs agresseurs. Les choses se compliquent encore lorsque la souffrance a été involontairement causée par un proche, une personne aimée. Dès lors, comment se débarrasser de la rancoeur? Et à qui pardonner? Biographie de l'auteur Gabrielle Rubin est psychanalyste, membre de la Société psychanalytique de Paris. Elle a notamment publié, aux Editions Payot, Pourquoi on en veut aux personnes qui nous font du bien.
Résumé : A partir de quand la transparence devient-elle de l'exhibitionnisme ? A quel moment le plaisir de manger se transforme-t-il en pulsion mortifere ? Quand le goût du risque, d'excitant et agréable qu'il était, devient-il criminel ? Répondre à ces questions, c'est poser la question des limites, c'est-à-dire de l'interdit. Or, cet interdit aujourd'hui n'a pas bonne presse. La transparence est devenue la valeur suprême et le mystère n'a plus la cote. Il faut tout dire et tout montrer. C'est oublier que, sans l'interdit, ni le travail de la pensée ni celui de l'imagination ne seraient possibles. C'est oublier encore que le mépris de l'interdit ne va pas sans dommage collatéral, la violence induite étant inévitable. L'auteur choisit ici d'étudier les interdits pour ce qu'ils nous apportent. En s'appuyant sur les mécanismes à l'oeuvre dans la création artistique ou le développement du jeune enfant, elle montre que les interdits sont la condition de notre épanouissement psychique et les garants de notre liberté de penser. S'il faut condamner ceux qui, pervertis, agissent comme un empêchement à vivre, il nous revient aujourd'hui de transmettre à nos enfants cette capacité à penser les limites, à distinguer le licite de l'illicite...
Résumé : De nos jours l'interdit n'a pas bonne presse. La transparence est devenue la valeur suprême, le mystère n'a plus la cote. Pourquoi faudrait-il interdire quand nous voudrions tout dire, tout montrer et tout faire, selon une légitime aspiration à la liberté ? Nous oublions que sans interdit, nous ne pourrions ni penser ni créer. Refuser l'interdit c'est nous priver du champ nécessaire à l'épanouissement de notre pensée et de notre capacité créatrice. "Rien n'est plus passionnant" nous dit l'auteur, "que d'ouvrir la porte qui cache le secret qu'on croyait impossible à connaître, et c'est cela qui a motivé tous les découvreurs : les scientifiques, les artistes, les explorateurs, les ingénieurs et tous les créateurs". C'est aussi grâce à l'interdit, en d'autres termes aux limites, que l'enfant utilise sa soif d'apprendre, développe son intelligence et apprend à vivre avec les autres. En s'appuyant sur la littérature, l'art et le sport, l'auteur nous montre que les interdits sont la condition de notre épanouissement psychique et les garants de notre liberté de penser.
Gabrielle Rubin, psychanalyste, membre de la Société psychanalytique de Paris, docteur en psychanalyse, est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Le Sadomasochisme ordinaire et Les Mères trop bonnes.
Konaté Ousseynou ; Ndoye Aby ; Ndour Ngor ; Sané T
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Les rivages de Bretagne sont soumis en permanence à l'action des vagues, des marées et des courants côtiers. L'abondance ou le manque de sédiments le long des côtes, l'évolution du niveau moyen de la mer, la fréquence des tempêtes et, depuis quelques siècles, les diverses interventions humaines participent également au façonnement du littoral, dont la dynamique est dominée par des tendances à l'érosion et/ou à l'accumulation de limons, sables et galets suivant les périodes et les secteurs considérés. Cet ouvrage porte sur l'évolution des flèches de galets qui ourlent les côtes bretonnes. La mise en place et la mobilité de ces cordons littoraux est retracée à différentes échelles spatiales et temporelles, permettant de déterminer la part respective des forçages naturels et anthropiques dans l'évolution de ces formes d'accumulation.
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